Lumière !

Feux sur l’église Saint Bernard

  • Au moment où l’OGEC administrateur de l’école Saint Bernard assure sans rire que son igloo sur pilotis est « un projet de grande qualité architecturale pensé pour s’intégrer au mieux dans son environnement bâti », le projet d’éclairage de l’église Saint Bernard soumis au vote du budget participatif vient heureusement remettre la conscience au milieu du village.

À nouveau, le projet architectural de l’école Saint Bernard croise l’actualité de la Goutte d’Or. L’Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique Saint Bernard – Sainte Marie (OGEC), qui gère la très bonne école située à l’angle des rues Saint Bruno et Pierre L’Ermite et entreprend la construction contestée de son extension sur la cour alors que cette extension, nécessaire et utile en soi, pourrait se déployer en hauteur au profit de l’école comme du quartier, dépose en effet son mémoire en défense devant la cour administrative d’appel de Paris en même temps que se défend en bonne place le projet d’éclairage de l’église Saint Bernard au budget participatif de la Mairie de Paris.

Comme le rappelle le projet n° 32 du budget participatif soumis ces jours-ci aux votes des Parisiens, l’église Saint Bernard est « l’unique monument historique du quartier de la Goutte d’Or », un monument historique inscrit le 26 novembre 2012, classé le 18 juin 2015, que les pouvoirs publics et les promoteurs immobiliers ont tenté et tentent encore d’ignorer en accordant plusieurs permis de construire illégaux et rafistolés, ou en construisant dans ses abords au mépris du patrimoine exceptionnel qu’elle représente. Par exemple, l’école Saint Bernard toute voisine, si voisine qu’elle en porte le nom, envisage d’emporter en plus ses perspectives monumentales dans une construction absurde sur la cour de l’école, à l’encontre d’un arrêté du maire de Paris qui, avant de l’autoriser en 2015, avait interdit cette construction en 2012 au motif que « par son aspect, (elle) serait de nature à porter atteinte au caractère et à l’intérêt des lieux avoisinants ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales, notamment aux abords de l’église Saint Bernard » (voir pour mémoire l’interdit de 2012 et l’appel en cours contre l’autorisation de 2015).

Le blog reviendra prochainement sur les arguments développés devant la cour administrative d’appel (le long et laborieux mémoire en défense déposé par l’OGEC le 21 septembre 2016 venant rappeler si besoin que, contrairement aux indications fournies sur son site, justice n’est pas encore faite dans ce dossier). D’ici là, il fait place à la lumière du projet n° 32 du budget participatif qu’il invite chaleureusement ses lecteurs à voter avant le 2 octobre 2016 sur le site dédié (Attention : n’oubliez pas de valider votre vote en fin de procédure).

 

Publié dans Articles, Défense du quartier, Patrimoine(s), Quartier, Saint Bernard | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Muselière participative

L’injoignable Lejoindre se fait griller la politesse

  • Le maire du 18e n’avait toujours pas, à notre connaissance et à celle de la référente du conseil de quartier Goutte d’Or/Château Rouge, répondu à la lettre de la Cohérie Boris Vian du 2 mai 2016 qu’une « très bonne réunion de travail sur l’aménagement du quartier Goutte d’Or » était annoncée par un bien vague tweet dont l’élément le plus saillant est que les habitants du quartier sont activement exclus du travail de réflexion en cours.
reu

Le tweet de Jacques Baudrier du 13 septembre 2016 et le dommage collatéral signalé le 14 par Jean-Raphaël Bourge, représentant d’Action Barbès au Conseil de quartier

Depuis cinq ans, nos lecteurs suivent par le menu les actions de la Cohére Boris Vian pour l’aménagement de la rue à laquelle elle a accepté, en 1992, de donner le nom de l’écrivain, musicien et poète.

La dernière étape en date consistait à remettre officiellement et joyeusement à la conseillère EELV de Paris Sandrine Mées, le 2 mai 2016 (cinquième Saint Boris marquée par l’association Cavé Goutte d’Or), une lettre au maire du 18e arrondissement Éric Lejoindre, lettre portant la reproduction d’un autoportrait de Boris Vian et du manuscrit de la première phrase de « Je vous fais une lettre ». Le joyeux était assuré par le public, l’accordéoniste Anna Morse, la clown de rue Opportune, les images, le film, le suivi.

Le 2 août, après deux mois de non-réponse du maire à la requête de la Cohérie, l’association interpellait le patron de la Voirie du 18e afin qu’il ne laisse pas la carence du maire aggraver l’image d’une rue non entretenue au cœur de l’été.

Catimini participatif

Rien depuis, jusqu’à cet autre tweet faisant état d’une « très bonne réunion de travail », merci pour elle. Déjà, en juin 2015, les édiles participatives de la Politique de la ville participative, se réunissaient en catimini participatif autour de la problématique des rues Boris Vian et de la Goutte d’Or. Nous titrions ici, le 30 juin 2015 : Les agapes de la GUP. La Direction de la Démocratie se réunit en cellule pour évoquer Boris Vian en catimini, billet assorti d’un autre manuscrit du poète :

L’insistance de Cavé Goutte d’Or et de la Cohérie Boris Vian – rejointes par Action Barbès, le conseil de quartier Goutte d’Or/Château Rouge, les Amis du Quartier Saint Bernard (qui se sont montrés très actifs durant l’été en faveur du projet d’extension de l’école Saint Bernard par surélévation plutôt que par empiètement  sur les perspectives monumentales de l’église Saint Bernard [lien]) – devait susciter un début de partage des travaux à l’automne 2015. Les architectes à l’étude partagèrent alors leur réflexion  dans deux « très bonnes réunions de travail » qui restent dans les mémoires. L’ouverture fut en effet saluée sur le blog de Cavé Goutte d’Or (« Un souffle nouveau sur la rue Boris Vian et ses abords« , « Vers des arcades… abordables ») et celui d’Action Barbès qui, après avoir présenté « Du nouveau autour de la rue Boris Vian », concluait aimablement : « Merci à Cavé Goutte d’Or de nous rappeler que la Goutte d’Or est un quartier populaire qui réclame des soins attentifs si l’on veut lui garder une âme ».

Quartier populaire

On retrouve l’expression dans le tweet de Jacques Baudrier, qui souligne que la « très bonne réunion » dont il cause et dont on ignore tout est estampillée « Paris investit dans les quartiers populaires ».

Dans les quartiers populaires peut-être, mais pas dans l’information à ses quartiers populaires, pas dans la participation des riverains. Et les correspondants d’Action Barbès ne se sont pas privés de le rappeler :
– « On aimerait avoir le bilan de la réunion »,
lance Lise Tély dès le lendemain, « la rue de la Goutte d’Or, c’est chez nous ».
– « Une réunion publique va être organisée bientôt bien entendu »,
rétorque Baudrier.
« Pas pareil. beaucoup de monde, pas de travail possible… pas de concertation », réplique Lise Thély, suivie par Jean-Raphaël Bourge qui confirme : « Je réitère. Le conseil de quartier n’y a pas été associé »… (lire la conversation sur tweeter).

Une chance peut-être dans ces méandres ô combien participatifs, pour ne pas dire citoyens: Jacques Baudrier, élu du groupe Communiste/Front de gauche au conseil de Paris, est chargé des questions relatives à l’architecture et aux grands projets de renouvellement urbain à la Mairie centrale et non à celle du 18e, auprès de Jean-Louis Missika, l’adjoint d’Anne Hidalgo chargé de l’Urbanisme, et non auprès de Michel Neyreneuf, l’adjoint de l’injoignable Lejoindre. Le dossier serait peut-être ainsi sorti des griffes de la Mairie du 18e, qui enfonce depuis plus de vingt ans le quartier de la Goutte d’Or dans ses pré-jugés a-sociaux, in-esthétiques, anti-démocratiques, préjugés faits de poncifs interdisant officiellement l’effort architectural au type de population qui l’habite (cf. L’interdit de l’effort architectural érigé en dogme).

Publié dans Articles, Défense du quartier, Patrimoine(s), Politique de la ville | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Copié/collé

Cavé Goutte d’Or recourt contre le duplicata de Batigère

  • Le promoteur immobilier prétend construire le même immeuble que celui retoqué par le Tribunal administratif pour « défaut d’examen complet et sérieux du dossier par l’architecte des bâtiments de France ».
  • En dépit de la gifle reçue du TA, l’architecte des bâtiments de France donne un accord sans commentaire ni prescription pour un projet identique à celui qu’il n’avait pas complètement et pas sérieusement examiné.
  • Et l’Administration cautionne ce nouveau défi au bon sens en accordant le permis, faisant à son tour preuve d’un « défaut d’examen complet et sérieux du dossier ».
Visa de l'instructeur en plein coeur ou comment la Direction de l'Urbanisme se tamponne de la Goutte d'Or.

Visa de l’instructeur en plein cœur du projet Téqui II ou comment la Direction de l’Urbanisme se tamponne de la Goutte d’Or.

L’architecte des bâtiments de France, la Mairie de Paris et le Réseau Batigère, qui se présente comme « un ensemble d’acteurs dédiés au logement social », ont inventé le concept d’« examen-complet-et-sérieux-qui-ne-sert-à-rien ».

Sans égaler encore l’OGEC Saint Bernard Sainte Marie qui – avec la même complicité de la Mairie de Paris et de l’architecte des bâtiments de France – a présenté trois fois le même projet en dépit du premier refus opposé pour « atteinte aux perspectives monumentales de l’église Saint Bernard » (ce qui rend très précaire sa tentative actuelle de forcer le destin), les trois compères de l’angle Myrha/Affre agissant de concert sur l’une des rares parcelles encore libres du quartier de la Goutte d’Or ont concocté en effet un projet identique à celui qui avait été annulé par le Tribunal administratif pour « défaut d’examen complet et sérieux du dossier par l’architecte des bâtiments de France ». Ce faisant, ils ne lancent pas seulement un défi au bon sens : ils se moquent du monde, notamment du quartier et de ses habitants.

Cavé Goutte d’Or publie le recours gracieux annoncé dans son dernier billet sur cette adresse, recours déposé entre les mains d’Anne Hidalgo le 22 août 2016 et transmis à  Batigère le 2 septembre 2016, donnant ainsi au promoteur immobilier se targuant de « contribuer à l’harmonie sur les territoires » (sa réclame ci-contre) l’occasion de remplir un agenda vide pour les prochains mois, si l’on en croit le site par ailleurs virevoltant de la société qui se définit également comme une « entreprise sociale pour l’habitat », locution qui a son sigle officiel ESH attribué aux « organismes privés de gestion de logements sociaux ».

Un organisme privé de gestion…
…qui lit le blog de Cavé Goutte d’Or

Batigère septembrebatigère ooctobrebatigère novembre

 

 

 

Le dernier billet du blog sur l’angle Myrha/Affre signalait qu’aucun panneau n’annonçait le permis de construire, contrairement aux prescriptions d’ordre public de l’article R.600-2 du code de l’urbanisme. Ce n’était pas faux, bien sûr, au point que, dès le lendemain, Batigère faisait procéder à la pose d’un panneau : « Suite à votre dernier article, le permis du 23 juin est visible sur la façade de l’immeuble Louis Philippe (au-dessus des deux précédents)… », signalait un de nos fidèles correspondants proche des lieux, annonce confirmée par l’illustration ci-dessous du panneau jusque là manquant, dont on peut imaginer qu’il aura été posé le 8 août 2016, voire le 7 août même, la société Batigère étant manifestement très réactive.

Le délai de deux mois de l’article R.600-2 du code de l’urbanisme n’a ainsi commencé à courir que le 7 août 2016 au plus tôt et le recours des tiers contre le projet Téqui II est, en conséquence, ouvert jusqu’au 7 octobre 2016.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un permis affiché à l’arrache, qui s’accroche au filet !

Devoir d’entretien

Selon Cavé Goutte d’Or, qui a régulièrement réuni des architectes et historiens de l’architecture autour d’une réflexion sur le projet Batigère – un projet qui fait du 5 rue Myrha, immeuble de 1840 signalé au PLU « pour son intérêt patrimonial, culturel ou paysager », l’entrée de l’extension Téqui et le lieu des communs (locaux techniques, poubelles, vélos) -, l’option choisie revient à démolir ce bâtiment et non à le réhabiliter :

  • En rouge, le démoli du rez-de-chaussée.

    En rouge, le démoli du rez-de-chaussée (plans Téqui I et II).

    « La ‘réhabilitation’ proposée de l’immeuble 5 rue Myrha confine à sa démolition, sans qu’un permis de démolir n’ait été spécifiquement instruit, la démolition du bâtiment étant présentée sous l’euphémisme de ‘réhabilitation lourde’ emportant en réalité l’âme du bâtiment, son histoire, le patrimoine qu’il représente, aucune garantie n’étant offerte par le pétitionnaire quant à sa conservation », écrit l’association en page 3 de son recours gracieux.

  • « L’importance des démolitions prévues devait susciter un permis de démolir spécifique et mettre en jeu l’article L.421-6, 2° du code de l’urbanisme, stipulant que ‘le permis de démolir peut être refusé ou n’être accordé que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les travaux envisagés sont de nature à compromettre la protection ou la mise en valeur du patrimoine bâti ou non bâti, du patrimoine archéologique, des quartiers, des monuments et des sites' » (page 5).
En rpouge, le déloi des étages 1 à 3 (plans Téqui II).

En rouge toujours, le démoli des étages 1 à 3 (plans Téqui I et II).

Et Cavé Goutte d’Or de souligner qu’au risque de démolition par réhabilitation lourde s’ajoute le risque d’une démolition de guerre lasse, le bâtiment demeurant exposé aux intempéries depuis plusieurs années :

  • « La situation est encore aggravée par le défaut d’entretien de l’immeuble par ses différents responsables au cours des ans, qui laissent – comme à dessein tant ils en ont été avertis par les riverains soucieux de la préservation du 5 rue Myrha – les fenêtres et toitures ouvertes, livrées aux intempéries et aux pigeons, ainsi qu’en témoignent plusieurs reportages  photographiques de 2014 à 2016 inclus » (page 6).
Fenêtres sur cour aux quatre vents et mille pigeons.

Fenêtres sur cour aux quatre vents et mille pigeons.

La SEMAVIP en son temps, la Batigère aujourd’hui, institutions qui avancent l’une et l’autre masquées (à peine masquées) sous le logo « social », manquent au devoir le plus élémentaire de précaution pour ce qui concerne le patrimoine – assurément social, lui – qui leur est confié. Ironiquement, l’état de l’immeuble à réhabiliter a encore empiré au cours des mois de janvier à août 2016 durant lesquels était déposée et instruite la demande du permis de construire accordé le 23 juin 2016. Dans sa lettre de communication du recours gracieux au promoteur immobilier Batigère, Cavé Goutte d’Or précise ainsi  : « Soucieux de la protection patrimoniale de cet édifice, nous vous prions de bien vouloir vous assurer de son entretien durant la période d’instruction du recours ».

Publié dans Articles, Défense du quartier, Politique de la ville | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Symbole

L’école Saint Bernard célèbre le 20e anniversaire de l’agression de l’église Saint Bernard

  • « Avec humanité et cœur » : L’OGEC qui préside aux destinées de l’école Saint Bernard ne pouvait choisir meilleure semaine que celle des commémorations de la prise de l’église Saint Bernard par les troupes de Jean-Louis Debré pour rassembler les siennes autour de l’atteinte aux perspectives protégées du bâtiment devenu monument historique depuis.
Libération, 23 août 1996.

23 août 1996 (photo DR pour Libération).

IMG_3828

23 août 2016 (photo MS pour Cavé Goutte d’Or).

L’effraction de 1996 est souvent citée en relation avec l’inscription de l’église Saint Bernard au titre des monuments historiques. Ainsi en a-t-il été du journal Le Parisien qui informait ses lecteurs de l’inscription du monument dès le 15 décembre 2012 (lien), soit dès le lendemain de l’annonce qui en fut faite sur le blog de Cavé Goutte d’Or, non cité pour autant (secret des sources !).

  • IMG_3827« L’église Saint-Bernard de la Chapelle — dont la porte avait été fracturée à coups de hache à l’aube du 23 août 1996 par des CRS venus évacuer les 300 sans-papiers réfugiés à l’intérieur depuis deux mois — vient d’être inscrite à l’Inventaire des monuments historiques par le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, dans un arrêté du 26 novembre (2012) », indiquait le journal.

Le reprenant peu après, le blog d’Action Barbès rapportait le 4 janvier 2013 l’espoir d’un de ses lecteurs qui « pens(ait) que ce classement permettr(ait) un suivi plus précis des permis de construire délivrés à proximité »… On connait la suite : neuf avis émis par l’architecte des bâtiments de France sur des projets immobiliers situés dans le champ de visibilité et dans le périmètre protégé du monument historique inscrit le 26 novembre 2012, classé le 8 juin 2015, se sont assis sur les arrêtés patrimoniaux. Si plusieurs ont donné lieu à des permis modificatifs et certains sont encore l’objet de contestations devant le Tribunal administratif et la Cour administrative d’appel de Paris, un seul a suscité une sévère réprimande du Tribunal au motif qu’il révélait « un défaut d’examen complet et sérieux du dossier par l’architecte des bâtiments de France« .

Photo MS 23 août 2016.

Photo MS 23 août 2016.

Le conseiller de Paris Pascal Julien devait lui aussi évoquer la hache de 1996 lorsqu’il rappela l’inscription de l’église au titre des monuments historiques au moment où, à l’aube de son classement, ses collègues du 18e adjoints à l’Urbanisme et, plus étrangement, à la Culture et au Patrimoine, tentaient de falsifier l’historique de la protection du monument (lire et relire : « Affaire classée »).

La CRPS elle-même, Commission régionale du patrimoine et des sites, ne manqua pas de souligner que « sous la Commune, l’église fut occpuée par un Club de la Révolution puis, en 1996, par des ‘sans-papiers’ dont les modalités d’expulsion sont restées dans les mémoires » (compte rendu de sa session du 29 mai 2012).

Il était normal que l’OGEC, à son tour, apporte sa pierre, si l’on peut dire, à l’histoire de la hache.

Un collectif dans la torpeur de l’été

En juillet dernier, les habitants du quartier ont vu fleurir ici ou là des affichettes signées des « Amis du quartier Saint-Bernard », vite gratifiés de l’acronyme AQSB par le blog d’Action Barbès du 8  août 2016, qui a maintenu l’affichette en question à sa une du 8 au 26 août, signalant que le projet d’extension de l’école était « toujours combattu par un groupe d’habitants très engagés dans la sauvegarde du patrimoine, parmi eux l’association Cavé-Goutte d’Or et également AQSB, les Amis du Quartier Saint-Bernard » :

« La faible actualité du blog, poursuit Action Barbès, nous permet d’afficher le tract que nous a fait parvenir AQSB et qui reprend de façon simple et illustrée l’enjeu de ce dossier : cacher en partie l’église classée pour agrandir l’école, ou augmenter la surface utile de l’établissement scolaire sans nuire au patrimoine ? Deux projets… à vous de vous faire une opinion ». 

On ignore si les AQSB Amis du Quartier Saint-Bernard se sont rapprochés, depuis, de leurs homonymes à l’antériorité certaine : l’AQSB ou Association du Quartier Saint-Bernard dans le 11e arrondissement de Paris et, plus loin encore, de l’AQSB Association de Quartier Serrières Bouge, dans la célèbre banlieue suisse de Neuchâtel (célèbre notamment pour accueillir le fabricant de chocolat Suchard).

En tous les cas, les AQSB ont autant de pain sur la planche que d’avenir devant eux car le projet de construction d’un igloo sur pilotis dans l’ancienne cour de l’école demeure contesté en effet. Outre la procédure d’appel engagée par Cavé Goutte d’Or au début de l’été, plusieurs actions seraient en cours d’examen. Il semblerait même que la démolition du mur d’enceinte, qui a beaucoup ému en cette fin d’août, n’aurait pas été autorisée. À suivre donc.

L'école est finie... (MS).

L’école est finie ? (MS).

Publié dans Articles, Défense du quartier, Patrimoine(s) | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Sur l’angle Myrha/Affre

Téqui plagie Téqui

  • On finira pas savoir qui est Téqui !
Projet Téqui I 2013).

Projet Téqui I (Atelier Téqui 2013).

Projet Téqui 2 (2016).

Projet Téqui II (Atelier Téqui 2016). Même les passants fictifs n’ont pas changé. L’ombre et les nuages non plus. Et la lumière du supermarché en pied d’immeuble est restée allumée pendant trois ans pour rien !

Le jeune architecte Louis Téqui maintient la masse présomptueuse et disgracieuse qu’il semble avoir dessinée une fois pour toutes aux côtés de l’élégant immeuble Louis-Philippe qu’il écrase à la deuxième salve comme à la première, et plus encore en raison de l’effet de réplique.

Entre les deux projets, le Tribunal administratif avait jugé que le permis accordé par la Mairie de Paris (qui le soutenait alors au-delà du nécessaire) devait être annulé au nom d’un « défaut d’examen complet et sérieux du dossier par l’ABF », ce qui aurait dû calmer les ardeurs de tout le monde. Mais rien n’y fait : Batigère présente le même projet exactement ; l’architecte des bâtiments de France, à peine avalé son chapeau pour cause de travail incomplet et peu sérieux, avalise le même projet que celui pour lequel il n’avait pas fait son travail ; la Ville accorde sans sourciller un nouveau permis à un « projet identique » au précédent, comme elle le fait écrire dans son mémoire en défense dans l’affaire en responsabilité de l’Administration qui l’oppose à l’association Cavé Goutte d’Or pour faute et dommage dans l’instruction des permis de construire autour de l’église Saint Bernard, monument historique.

Le Téqui II a été autorisé le 23 juin 2016. Aucun panneau ne l’annonce sur le site (Batigère n’a peut-être pas trouvé d’annonceur disposé à annoncer pareil désastre), donc aucun délai de recours ne court. Mais Cavé Goutte d’Or veille. L’association qui avait déjà établi que les précédents panneaux, annonçant le Téqui I et son modificatif (annulés depuis), étaient irréguliers en raison de dates erronées, déposera si nécessaire un recours gracieux dans les temps.

Madame Hidalgo ne saurait en effet avoir vraiment autorisé sur la même parcelle un permis de construire identique à un projet annulé pour « défaut d’examen complet et sérieux du dossier par l’ABF ». Elle ne va pas, à son tour, risquer le défaut d’examen complet et sérieux du dossier.

La thèse de Cavé Goutte d’Or : à l’instar du projet Téqui I, le projet Téqui II ne respecte ni le bâti existant alentour, ni le monument historique en co-visibilité duquel il a pourtant l’honneur immérité d’émerger ; il porte atteinte au bâtiment du 5 rue Myrha, protégé au PLU, qui ne saurait supporter sérieusement de se voir vider de sa structure interne sur cinq étages et de devenir, en rez-de-chaussée, le local à vélo et à poubelles de la monstrueuse extension sur l’angle Myrha/Affre. À suivre.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le seul panneau actuellement visible sur la parcelle de l’angle Myrha/Affre est l’annonce du précédent projet annulé par le Tribunal administratif. Il ne fait courir aucun délai de recours (Photo DR août 2016).

Les panneaux du Téqui I sont toujours Téqui là.

Les panneaux du Téqui I sont toujours Téqui là. Ils ne font pas davantage courir le délai de recours contre le Téqui II (Photo DR août 2016).

Publié dans 5 rue Myrha, Articles, Église Saint Bernard, Défense du quartier, Politique de la ville | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Dura lex sed lex

Paris Habitat contraint de percer son pignon

  • Nouvelle victoire de Cavé Goutte d’Or ! Le célèbre promoteur immobilier de la Ville de Paris devra respecter le permis qu’il a obtenu aux termes de nombreuses fausses déclarations entraînant de nombreux « vices » déclarés comme tels par le Tribunal administratif qui les a jugés « effacés » et « corrigés » par les permis modificatifs. 
  • Non examiné par le tribunal, le mensonge sur la baie du pignon ouest demeure comme une épée de Damoclès sur la légalité des deux permis modificatifs qui auraient eu raison des vices du permis initial.
Kp4luUaV

Vers une exécution des permis obtenus ? Sous réserve des dimensions et finitions (Photo JRB 6 août 2016).

On se souvient que Cavé Goutte d’Or avait signalé au directeur de l’Urbanisme, le 17 décembre 2015, une infraction de Paris Habitat à l’article L.480-4 du code de l’urbanisme stipulant que « le fait d’exécuter des travaux (…) en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire (…) est puni d’une amende comprise entre 1.200 € et un montant qui ne peut excéder, soit, dans le cas de construction d’une surface de plancher, une somme égale à 6.000 € par mètre carré de surface construite (…) soit, dans les autres cas, un montant de 300.000 € (…) ».

L’un des promoteurs immobiliers les plus agressifs dans la Goutte d’Or prétendait en effet ne pas même respecter le permis de construire qu’il avait obtenu sur l’emprise des 22 et 24 rue Cavé à Paris 18e au gré de plusieurs fausses déclarations, sources d’irrégularités reconnues comme autant de « vices » par le tribunal administratif qui les a en même temps estimés « corrigés » ou « effacés » au cours des procédures modificatives successives qu’a dû mener le promoteur pour se conformer aux prescriptions légales et réglementaires.

Baie opalescente sur Sacré Cœur

Dans la misère du projet architectural de Raphaël Gabrion, les trois permis successivement accordés prévoyaient que le pignon ouest serait percé d’une baie relativement importante (1,13 m de large sur 2,1 m de haut), dont l’objet était expressément d’atténuer le caractère massif du bâtiment.

On ne s'enlace pas !?

La baie promise au départ.

La notice de l’architecte portait deux mentions explicites à cet égard. La première indiquait : « La parcelle du projet, située au milieu de la rue Cavé, pose la double question de la façade et du pignon dans un contexte où les gabarits voisins (R+1) rendent le bâtiment très visible depuis le square Léon. La particularité de cette parcelle réside dans le fait que le pignon ouest du projet est aussi visible que la façade sud. En effet, tandis que la façade sud est perçue de façon ‘‘proche’’ dans la perspective étroite de la rue, la pente de la rue rend le pignon ouest très visible depuis le carrefour et le square Léon qui surplombent la rue ».

La seconde précisait : « En limite ouest, le mur pignon sera en enduit blanc cassé avec des joints creux à chaque étage pour scinder la masse » et prévoyait expressément, pour le quatrième étage, la construction d’« une menuiserie fixe avec un verre opalescent derrière un bardage perforé prélaqué blanc cassé ».

Les plans et notices accompagnant la demande d’autorisation, validés par la décision initiale de la Mairie de Paris du 19 juin 2013, sont demeurés identiques, sur ce point, dans chacune des deux demandes de permis modificatifs qu’il a fallu solliciter dès lors que le permis initial comportait de fausses déclarations en matière d’assiette du projet (exigeant le premier permis modificatif) et qu’au permis initial comme au premier modificatif, il manquait l’avis conforme de l’ABF (exigeant le second permis modificatif).

Aucun des deux permis modificatifs accordés par la Mairie de Paris respectivement les 1er octobre et 25 novembre 2014 ne venaient modifier la façade ouest du projet. Et il n’aurait pu en être autrement : pour écarter tout reproche de violation de la loi en matière de protection du paysage urbain et d’intégration du projet au tissu existant, la Ville de Paris elle-même tirait en effet argument du « soin particulier » qu’elle percevait dans la façade ouest.

Au point 5 de son mémoire du 8 janvier 2015 dans l’instance n° 1318304/7-3 alors pendante devant le tribunal administratif, la maire de Paris affirmait en effet : « Le projet soigne particulièrement le pignon situé au droit des maisons de faibles hauteurs ». Il est encore « soigné » dans les documents internes du chantier datant de juin 2013 et consultés en décembre 2015 (ci-contre).

Soins palliatifs ?

La réalisation du pignon, pourtant, s’écarterait des plans présentés et approuvés. En lieu et place de « soigne particulièrement le pignon », on lirait : « Ce châssis est supprimé et remplacé par un mur béton et enduit » (voir : Dossier de consultation des entreprises, juin 2013 ; DCE 06/2013). Et cela fut décidé – apparemment pour des raisons économiques (« Mise au point marché », lit-on encore) – en juin 2013, soit avant les permis modificatifs, dont il est ainsi avéré qu’ils ont été accordés sur le fondement de faux documents.

Si, en effet, les plans présentés à l’Administration pour l’obtention des deux permis modificatifs des 1er octobre et 25 novembre 2014 comportaient une baie sur la façade ouest, et si cette baie était la garantie, pour la Ville, du « soin particulier » apporté à l’immeuble, alors le fait de la maintenir dans les plans présentés tout en la supprimant en juin 2013 dans la réalisation projetée et en décembre 2015 dans la construction effective était une nouvelle tromperie du maître d’ouvrage, pétitionnaire et bénéficiaire des permis obtenus.

Cavé Goutte d’Or invoquait expressément cette tromperie devant le tribunal administratif de Paris à l’audience du 10 décembre 2015 suivie d’une note en délibéré déposée le 17 décembre 2015. Selon l’association, « la décision de Paris Habitat de supprimer la baie litigieuse du 4e étage, si elle n’a naturellement pu être connue d’elle qu’au moment où la construction atteignait cet étage, le 5 décembre dernier, serait ancienne et pourrait même dater d’avant le permis initial du 19 juin 2013, en tous les cas d’avant les demandes de permis modificatifs, ce qui ajouterait aux fausses déclarations recensées jusqu’ici ».

Le directeur de l’Urbanisme à la Mairie de Paris, Monsieur Claude Praliaud, n’a pas répondu à Cavé Goutte d’Or, mais il aura fait le job ; et c’est en catimini (du moins le pensait-il) que Paris Habitat a finalement exécuté le permis (toujours sous réserve des dimensions et finitions) et percé le mur ouest du CROUS, le 20 juin 2016, – ironiquement sous le regard amusé des étudiants de l’École d’architecture de Paris La Villette qui venaient, ce jour-là, dans les locaux des Xérographes au pied du futur CROUS, présenter à Cavé Goutte d’Or le résultat de leur étude sociologique sur le quartier, suite à deux échanges avec l’association en mars 2016 (*).

Paris Habitat fait des trous dans le fromage

Le 20 juin 2016 à l’heure du laitier, l’office public de l’habitat de la Ville de Paris creusait ainsi quelques trous sur le pignon ouest du futur CROUS, trous qui seraient réunis dans la journée pour former la fenêtre manquante le soir venu. C’est la technique dite du carottage ou de l’Emmenthal (on rappelle en effet que le Gruyère n’a pas de trous), solution en dentelle apparemment préférée à la technique plus musclée de la nacelle suspendue à une grue qui aurait été héliportée sur le toit-terrasse du bâtiment que l’architecte présentait dans sa notice comme « un nouveau lieu de rencontres naturellement magique ».

La technique du carottage (ou de l'Emmenthal). Photo DR 20 juin 2016.

La technique du carottage. Photo DR 20 juin 2016.

Entre la carotte (ci-dessus) et le bâton (ci-dessous), Paris Habitat aura donc préféré la carotte.

A la russe (source image).

La technique du bâton (dite aussi J.O. de Pékin 2008). Source image.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Fenêtre restituée voilée (Photo DR 20 juin 2016).

Fenêtre dévoilée à la rue (Photo DR 2 août 2016)

Fenêtre restituée dévoilée à la rue (Photo DR 2 août 2016)

Immédiatement recouvert d’une bâche elle-même opalescente du 20 juin au 31 juillet, le mur s’offre à la vue de tous depuis les premiers jours d’août. L’œuvre de l’architecte Raphaël Gabrion n’en est pas sauvée pour autant, et Cavé Goutte d’Or se gardera bien de pavaner sous la baie reconstituée, mais force est de constater que l’association a dû intervenir quatre fois (avec succès) pour obtenir de Paris Habitat, de la SEMAVIP (associée à ses fausses déclarations sur l’assiette du projet) et de la Mairie de Paris (dont l’instruction des dossiers était pour le moins défaillante) respectent enfin les règles les plus élémentaires d’urbanisme et « corrigent » (c’est le mot du Tribunal administratif) les « vices » et « erreurs » (itou) qui affectaient les demandes de permis et les permis accordés sur notamment : (1) le  statut de Paris Habitat comme propriétaire de la parcelle SEMAVIP et le statut de prétendue « unité foncière » de ladite parcelle avec celle de la rue Myrha, (2) les limites séparatives entre le bâtiment construit sur la rue Myrha et celui construit sur la rue Cavé avant qu’une servitude de cour commune entre les deux organismes proches de la Mairie ne vienne autoriser ce qui ne l’était pas, (3) la décision, préalable aux permis modificatifs demandés, de ne pas se conformer aux plans présentés quant à la baie ouest de l’immeuble, et (4) la tentative de cacher à l’architecte des bâtiments de France (qui n’en demandait pas tant !) la présence d’un monument historique en co-visibilité avec le projet en présentant par deux fois des plans d’insertion sans qu’y figure le monument historique, l’architecte du CROUS ne dézoomant sa présentation qu’à son troisième passage devant les autorités instructrices du permis.

Un conflit d’intérêts publics ?

Celles-ci n’ont-elles pas été trop conciliantes avec l’office public de l’habitat (OPH) de la Ville de Paris ?  Y a-t-il eu conflit d’intérêts publics ? négligence ou faute de la direction de l’Urbanisme dans l’instruction de ces permis ? Engagée à l’automne 2015 par Cavé Goutte d’Or, une procédure en responsabilité de l’Administration se poursuit ces jours-ci et doit permettre de faire la lumière sur les fausses déclarations émanant aussi de la direction de l’Urbanisme elle-même et des adjoints au maire du 18e arrondissement chargés du Patrimoine et de l’Urbanisme, Carine Rolland et Michel Neyreneuf ayant à plusieurs reprises entretenu fautivement une ambiguïté artificielle sur le statut de l’église Saint Bernard comme monument historique et les dates à partir desquelles la protection du monument et de ses abords s’imposait de droit.

Dans un mémoire de la Ville de Paris enregistré le 20 juillet dernier, auquel Cavé Goutte d’Or doit répondre pour le 10 août prochain, on lit encore, dans un même souci de confusion artificielle (mais cette fois-ci devant le tribunal administratif lui-même), que la fameuse note de la direction de l’Urbanisme qui prétendait que l’église Saint Bernard aurait été « classée » (écrivait-elle par erreur en référence à son inscription du 26 novembre 2012) après l’avis de l’ABF (29 janvier 2013) mais avant le permis (19 juin 2013) « ne contenait pas de fausse information ».

Pour la Ville en effet, qui prétend cette fois-ci tirer profit de la confusion de sa direction de l’Urbanisme entre classement et inscription, la note litigieuse ne contient « pas de fausse information puisqu’il est exact qu’à la date à laquelle l’architecte des bâtiments de France a émis son premier avis (le 29 janvier 2013), l’église Saint-Bernard n’avait pas encore fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques (le 18 juin 2015), et avait récemment fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques (le 26 novembre 2012) ». 

Le fil est très gros et la défense ajoute très vite : « En toute hypothèse, il se serait davantage agi d’une erreur matérielle, sans incidence sur l’avis émis par l’architecte des bâtiments de France, alors qu’il s’était prononcé plusieurs fois sur le projet ».

Cavé Goutte d’Or privée de vacances

IMG_4517

Sans légende (Photo DR 6 août 2016).

Pour Cavé Goutte d’Or, cette assertion tente maladroitement d’excuser la direction de l’Urbanisme en ce qu’elle confirme une ingérence fautive de la Mairie de Paris dans le calendrier de protection du monument historique et de ses abords. L’association devra ainsi, si elle l’estime nécessaire, répliquer avant le 10 août à midi, – tout en n’oubliant aucun des autres dossiers chauds de l’été (Lire par ailleurs : vacance et carence d’Éric Lejoindre sur la rue Boris Vian ; surdensification de l’espace Ordener/Poissonniers ; projet de construction AFL sur l’angle Cavé /Stephenson (mouvement annoncé sur la parcelle du jardin Goutte verte) ; projet de construction Batigère à l’angle Myrha/Affre (un permis a été accordé le 23 juin 2016 pour un projet rigoureusement identique à celui qui avait été retoqué par le Tribunal administratif au nom d’un « défaut d’examen complet et sérieux du dossier par l’ABF ») ; projet de surélévation de l’école Saint Bernard ; étude de la délibération modificative du PLU, …).

(*) Le blog reviendra sur le travail de sociologie des étudiants de l’École d’architecture de Paris La Villette, mené sous la direction de Magali Mascarello, architecte, présenté à Cavé Goutte d’Or les 29 février et 20 juin 2016 à l’atelier des Xérographes. Rendez-vous a été pris pour un compte rendu de l’ensemble de ce travail à l’occasion de la prochaine Saint Urbain le 19 décembre 2016.

TD de sociologie de l'École d'architecture de Paris La Vilette (20 juin 2016).

TD de sociologie de l’École d’architecture de Paris La Villette (20 juin 2016).

Ces travaux seront présentés au public le 19 décembre 2016.

Ces travaux seront présentés lors de la prochaine Saint Urbain de Cavé Goutte d’Or le 19 décembre 2016.

Publié dans 24 rue Cavé, Articles, Défense du quartier, Patrimoine(s), Politique de la ville, Politique du logement | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Lejoindre injoignable

Putsch en coulisses, place Jules-Joffrin

  • Profitant de la vacance du maire du 18e, son adjoint à l’Espace public opère un mouvement (encore timide) sur la rue Boris Vian.

Félix Beppo, chargé de l’Espace public (voirie, propreté) à la Mairie du 18e, a réagi très vite au tweet de Cavé Goutte d’Or du 3 août 2016 lui proposant de « faire quelque chose »  pendant qu’Éric Lejoindre réfléchissait à la meilleure façon (sinon à la façon la plus courtoise) de répondre à la lettre qu’il avait reçue de la Cohérie Boris Vian le 2 mai dernier (voir sur le blog : « Boris Vian fait sa montée des marches », « Le film de la Saint Boris 2016 »« La  lettre qui hérisse Lejoindre ? »).

Quelques minutes après l’appel de Cavé Goutte d’Or, Félix Beppo annonçait « faire le nécessaire » :

Félix B

Échange du 3 août 2016.

Les Hauts de Boris Vian

Cavé Goutte d’Or salue la prestation car le nécessaire fut fait. En partie haute de la rue Boris Vian en tout cas, comme en témoigne le cliché ci-dessous, pris le 5 août en fin de journée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Après l’intervention de Félix Beppo.

L’angle des rues Boris Vian et Polonceau, à quelques pas et en co-visibilité avec le monument historique qu’est devenue l’église Saint Bernard le 26 novembre 2012, a été débarrassé fissa de ses encombrants (fissa en termes de communication de l’adjoint à la Propreté puisque, avant l’intervention de Cavé Goutte d’Or sur tweeter, l’angle était resté poubelle pendant cinq jours pleins [du 28 juillet au 2 août en tout cas]).

Plongée sur le renoncement à l'esthétique à l'effort architectural (Renoncement 1993, Photo DR 5 aoît 2016).

Plongée sur le « renoncement à l’esthétique et à l’effort architectural » (Renoncement 1993, Photo 5 août 2016).

L’angle des rues Boris Vian et de la Goutte d’Or, en co-visibilité, pour sa part, avec le monument du « renoncement à l’esthétique et à l’effort architectural » qu’est devenue la barre d’immeuble Paris Habitat offerte à la Goutte d’Or sous l’égide de la Politique de la ville dans les années 1990, demande encore que l’adjoint à la Voirie et la Propreté fasse « le nécessaire », – une sorte de … nécessaire de toilette (photos ci-contre et ci-dessous, 5 août 2016).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Petit bonhomme vert (EELV en puissance ?) en lutte contre le « renoncement à l’esthétique et à l’effort architectural » ? (Renoncement 1993, Photo 5 août 2016).

***

Les tambours suivent le mouvement

En revenant de la rue Boris Vian, notre correspondant a pu observer avec plaisir les animations de l’association ADOS sur le square Léon, parmi lesquelles un cours magistral de tambours prodigué par l’équipe de l’École Fola et l’association Les tambours parleurs. Voir la petite vidéo postée sur la page facebook de Cavé Goutte d’Or.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les tambours parleurs sur le square Léon, 5 août 2016 (la vidéo).

Publié dans Articles, Défense du quartier | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire