1er tour

 Quelle Goutte d’Or au Palais-Bourbon ?

  • Les associations non municipales qui ont lancé une consultation des candidats aux législatives des 11 et 18 juin 2017 recueillent les premières réponses.

Ian Brossat (PCF) : « Vous voulez que la Goutte d’Or ressemble à ça ? » L’adjoint au Logement de la Mairie de Paris au balcon de son bureau de l’Hôtel de Ville (Photo de Nicolas Marques pour le JDD, 11 mai 2014).

Ian Brossat, candidat PCF à la succession de Daniel Vaillant, député PS de la 17e circonscription de Paris à l’Assemblée nationale, est un des rares à n’avoir pas répondu à la consultation de Cavé Goutte d’Or, dont il n’a pas même accusé réception : il attend sans doute l’entre-deux tours. Mais, sur le cliché ci-dessus, le défi qu’il semble lancer, depuis son balcon de l’Hôtel de Ville, à sa terre d’élection du Nord Est parisien, est peut-être une forme de réponse.

Si l’association Cavé Goutte d’Or, qui invoque régulièrement devant le juge administratif la rupture d’égalité en matière de logement, d’urbanisme et de qualité du bâti (puisque aussi bien ces questions répondent en hauts lieux à des critères discriminants faisant officiellement état du « type de population »), n’a pas encore eu l’honneur de connaître la position du titulaire du portefeuille du Logement à la Mairie de Paris, elle se souvient des notes dites « d’efficience sociale » produites par le cabinet de son prédécesseur Jean-Yves Mano (alors à la fois adjoint au maire de Paris responsable du Logement et président de Paris-Habitat). Dans les mots « efficience sociale », les habitants de la la Goutte d’Or étaient sommés d’entendre la litanie installée au début des années 1980 selon laquelle « un effort architectural important » pour reconstruire leur quartier (déjà qu’il avait été démoli précisément pour le reconstruire !) n’était pas possible pour le « type de population » à loger en ceux lieux (source et source).

Au questionnaire que l’association La Vie Dejean a adressé, de son côté, aux candidats des deux circonscriptions couvrant Château Rouge sur, notamment, les suites qui seraient ou devraient être données à la condamnation de la Ville et de l’État pour rupture d’égalité en matière de propreté et sécurité autour du marché Dejean, Ian Brossat a en revanche répondu et, à en croire la journaliste du Parisien qui a récemment susciter la polémique en présentant de façon contestée l’habitat difficile dans le secteur Chapelle/Pajol (lire ici), on comprend qu’il ne peut répondre aux défis actuels, tant il est engagé dans le rappel des défis passés qu’il aurait déjà relevés :

  • « Élu municipal et adjoint au Logement, j’ai mené de nombreux combats dans ce quartier, qui ont abouti : un second accès à la station de métro Château-Rouge, la diversification commerciale, avec seize nouvelles enseignes, et nous avons sorti, depuis 2001, mille immeubles de l’insalubrité. Je souhaite que se poursuive le renforcement de l’action publique par l’augmentation des moyens dédiés à la police et à la justice » (Le Parisien du 7 juin 2017 ; lire en page Humeur du blog, la réplique d’un habitant du quartier à la réponse de Ian Brossat).

Tout va bien

Si Ian Brossat est sûr de lui, Colombe Brossel ne l’est pas moins. Chargée pour sa part de la Sécurité, de la Prévention et de la Politique de la ville, la candidate officielle du PS (Daniel Vaillant concourt contre elle en contre la gauche en général avec le soutien de Bertrand Delanoë) fera tout pour que la zone de sécurité prioritaire – installée en septembre 2012 par Manuel Valls (alors à l’Intérieur national) à la demande de Myriam El Khomri (alors au poste actuel de Colombe Brossel) – « ne perde pas son souffle » :

  • « Je soutiendrai les demandes des élus locaux en moyens policiers pour que la Zone de sécurité prioritaire ne perde pas son souffle. La problématique d’espace public passe aussi par l’amélioration de la diversité commerciale : à ce titre, je soutiendrai les évolutions législatives qui permettraient d’améliorer la gestion des commerces localement » (Le Parisien du 7 juin 2017).

Libération souligne ironiquement « le goût du risque » de Colombe Brossel qui vient chercher les suffrages nationaux dans un quartier où, sinon sa propre politique à elle toute seule, du moins la politique de la Mairie de Paris en matière de propreté et de sécurité est sévèrement identifiée à deux reprises, par le Tribunal administratif le 14 mai 2016 et par la Cour administrative d’appel de Paris le 18 avril 2017, comme lacunaire, pour dire le moins, – « inefficiente », aurait peut-être suggéré Mano :

  • « Le bras de fer (entre la Vie Dejean et les Mairie et Préfecture de Police de Paris) est toutefois loin d’être terminé », pose en effet Libération le 8 juin 2017. « La Ville de Paris entend se pourvoir en cassation pour ce qui la concerne, à savoir l’injonction à la propreté. Mais là où l’imbroglio devient lunaire, c’est lorsque l’on sait que la candidate investie par le Parti socialiste sur la 17e circonscription n’est autre que Colombe Brossel, adjointe de la maire de Paris, Anne Hidalgo, en charge de la sécurité, la prévention et la politique de la ville. C’est ce qui s’appelle avoir le goût du risque ».

Colombe Brossel se serait « amusée » de la formule («C’est vrai, ma candidature est audacieuse, s’amuse-t-elle », écrit Libération) et aurait dit « vivre cette circonscription comme un laboratoire ». Le mot est lâché, peut-être plus important que ceux de sécurité ou prévention : voilà bien quelques décennies que, de ZUS en ZSP, la Goutte d’Or est en effet un laboratoire. « L’idée est que nos initiatives locales fassent florès à l’échelle nationale. J’en ai assez que ce territoire soit sans cesse perçu au plan de la misérabilité ».

Le laboratoire aux alouettes

« La Politique de la ville ne ZUS pas que si l’on s’en sert » (notre billet du 28 novembre 2016 concernant la « requalification » du secteur Goutte d’Or/Boris Vian).

Question « misérabilité » (?) ou misérabilisme (mot qualifiant la « tendance littéraire et artistique consistant à dépeindre avec complaisance les aspects les plus misérables de la vie sociale » ou « l’état permanent de misère dans une partie importante de la société » [source]), on sait que Colombe Brossel est chargée de la requalification du secteur Goutte d’Or/Boris Vian, dont elle n’a donné aucune nouvelle concrète depuis sa présentation en novembre 2016 et en dépit de l’engagement pris de livrer la nouvelle-nouvelle Goutte d’Or Sud avant la fin de la mandature, d’ici trois ans (lire ici pour mémoire). Or, à la question de Cavé Goutte d’Or portant sur les projets des candidats aux législatives pour « s’assurer que la requalification en cours des rues Boris Vian et de la Goutte d’Or suive les règles de l’art et ne sacrifie pas une nouvelle fois à la sur-densification du quartier », l’adjointe à la Mairie de Paris n’a pas encore répondu.

Du moins a-t-elle, contrairement à son collègue Brossat, accusé bonne réception de la consultation et annoncé une réponse (pour l’entre deux tours elle aussi ?) :

  • « Bonjour,
    Je vous remercie pour cet envoi, auquel nous allons bien entendu répondre avec Éric Lejoindre.
    Bien cordialement.
    Colombe Brossel ».

En choisissant de répondre « avec Éric Lejoindre » (et « bien entendu », qui plus est), Colombe Brossel confirme son goût du risque, à moins qu’elle ne manie l’ironie à double tranchant : on se souvient en effet combien longuement (presque discourtoisement) le maire du 18e arrondissement (qui est en effet le suppléant de Colombe Brossel, elle-même étant actuellement la suppléante de Daniel Vaillant, prédécesseur d’Éric Lejoindre place Jules Joffrin) avait laissé la famille Boris Vian sans la moindre réponse à son questionnement sur l’entretien de la rue qu’elle avait autorisé à appeler du nom de l’écrivain musicien, famille Boris Vian pourtant à l’origine de la prise de conscience municipale du fait que la Goutte d’Or Sud avait « très mal vieilli ».

La formule est de Daniel Vaillant dans une lettre à Nicole Bertolt, et le prédécesseur d’Éric Lejoindre à la Mairie du 18e arrondissement n’en manque pas, de formules, pour se prétendre aujourd’hui le « candidat de la majorité présidentielle » (voir : « Daniel Vaillant l’affiche mal » dans notre page Défense du quartier).

Les éléphants
qui  trompent

Tout le monde ne sourit pas (photo Arnaud Dumontier parue dans Le Parisien du 6 juin 2017).

En cette prétention à représenter « la majorité présidentielle » (et plus encore le parti LREM), Daniel Vaillant serait soutenu par son vieux complice Bertrand Delanoë : « Bertrand Delanoë affiche son soutien à son ami historique Daniel Vaillant », indique la légende du  Parisien sous la photo ci-contre, qui n’hésite pas à afficher aussi le sourire de Myriam El Khomri (candidate PS de la 18e circonscription) et à couper celui du pauvre Éric Lejoindre (maire en place du 18e arrondissement et suppléant de la candidate PS de la 17e circonscription qui ne sourit pourtant pas, elle, des coups que lui portent ces éléphants dissidents).  Quoi qu’il en soit du statut qu’ils revendiquent contre l’investiture officielle de Béatrice Faillés pour La République en Marche, Daniel Vaillant et Bertrand Delanoë (qui, ce faisant, s’opposent aussi à Colombe Brossel investie par leur propre parti) donnent une leçon de rigueur et de loyauté qui vaut mise en garde contre la politique incohérente et peu respectueuse du minimum.

N’ont-ils pas déjà, de concert, joué au Good cop/bad cop sur plusieurs projets d’urbanisme dans la Goutte d’Or ? notamment sur le 25 rue Stephenson (que Delanoë prétendait ne pas vouloir démolir et dont Daniel Vaillant obtiendra la démolition néanmoins) et sur l’angle des rues Pierre L’Ermite et Saint Bruno, où les good cops réunis se sont d’abord élevés contre l’extension de l’école Saint Bernard sur le seuil de l’église Saint Bernard au motif qu’il n’est « pas possible d’enlaidir un secteur qui a été complètement remis en valeur » (good cop Vaillant au Conseil du 18e arrondissement le 10 octobre 2011) et que « le projet serait de nature à porter atteinte au caractère et à l’intérêt des lieux avoisinants ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales, notamment aux abords de l’église Saint Bernard » (good cop Delanoë, arrêté municipal de refus du permis du 14 mars 2012 toujours en vigueur), avant d’accorder finalement leurs blancs seings respectifs à un projet portant identiquement atteinte aux lieux qu’ils prétendaient vouloir protéger.

Le bulletin qu’a fait imprimer Daniel Vaillant (soulignement bleu ajouté).

Avec un tel jeu de rôles, on ne s’étonne pas qu’il ait fallu à Faillés adresser du papier bleu à Vaillant en application de l’article R.30 du Code électoral qui stipule que « les bulletins ne peuvent pas comporter d’autres noms de personne que celui du ou des candidats ou de leurs remplaçants éventuels ».

Or, en l’espèce, les bulletins qu’a fait imprimer Daniel Vaillant portent la mention « avec la République en marche » (soulignement bleu ajouté sur le cliché ci-contre), un soutien que conteste LREM : « Monsieur Daniel Vaillant usurpe sciemment l’appellation ‘La République en Marche’ en l’associant aux termes ‘majorité présidentielle’ sur l’ensemble de ses supports de propagande et en particulier sur les bulletins de vote », a indiqué Béatrice Faillés, seule candidate de LREM dans la 17e circonscription (lire plus dans Libération et Le Figaro du 9 juin 2017).

Il semble que Ian Brossat (à qui la candidate de la France insoumise reprochait de se dire soutenu par Jean-Luc Mélenchon) ait joué plus fin que Daniel Vaillant en n’évoquant le patron de LFI que dans sa profession de foi (barrée d’un « Prolonger l’espoir soulevé par Jean-Luc Mélenchon »), et pas sur son bulletin de vote. Mais l’ambiguïté demeure chez ces anciens de la politique, manifestement davantage préoccupés par l’évocation de soutiens usurpés que par la probité à l’égard des électeurs : qu’ils soient les leurs par adhésion ou par leurre n’importerait plus.

L’ancien maire du 18e arrondissement ne parait pas très « en marche » sur cette photo (Crédit : Rémy Artiges pour Libération)

On rêve d’un article R.30 qui imposerait aux maires de surveiller leur propagande sur les formulaires d’approbation de permis de construire : Daniel Vaillant et Bertrand Delanoë auraient ainsi évité de dénoncer un projet « enlaidissant un secteur remis en valeur » et portant « atteinte aux perspectives monumentales de l’église Saint Bernard » pour le défendre ensuite au nom d’on ne sait plus quelle règle, quel sens.

Collusions ou indulgences

Sur l’atteinte portée par le Diocèse de Paris, avec la bénédiction des Mairies de Paris et du 18e arrondissement, à l’unique monument historique de la Goutte d’Or, Cavé Goutte d’Or a invité les candidats à se prononcer en leur demandant :

  1. « Comment expliquez-vous que le projet refusé ait pu ensuite être autorisé, sachant que l’argument du Diocèse de Paris selon lequel l’édifice autorisé en mars 2015 serait « différent » de celui refusé en mars 2012 (argument retenu par le Tribunal administratif et combattu aujourd’hui devant la Cour administrative d’appel) est en opposition avec les plans de l’immeuble, qui témoignent au contraire d’une similitude totale en matière de gabarits et de volumétrie, seuls à considérer dans le cadre des perspectives monumentales protégées ? »
  2. Seriez-vous disposé(e), si vous êtes élu(e) député(e), à solliciter une enquête administrative sur les conditions dans lesquelles le permis initialement refusé a finalement été autorisé ?

La réponse de la candidate Béatrice Faillés pour LREM met en avant le besoin manifeste d’un « processus administratif sain » et s’interroge sur « le coût, la durée et l’efficacité d’une enquête administrative ». Peut-être en effet la première étape consiste-t-elle à dénoncer les dysfonctionnements de l’instruction et à alerter l’appareil administratif en amont des décisions incohérentes et dommageables, comme celles qui concernent le projet d’extension de l’école Saint Bernard.

Pour sa part, la candidate EELV Douchka Markovic rappelle à juste titre les vœux des Verts « contre l’extension telle que proposée de l’école Saint-Bernard, sujet sur lequel nous sommes la seule force politique à nous être manifestée » (voir le texte complet ci-contre et ici).

En évoquant son refus à « l’extension telle que proposée », Douchka Markovic rappelle que ce n’est pas l’extension de l’école Saint Bernard en elle-même qui a été et demeure contestée, mais l’extension telle que proposée, d’autres solutions pouvant rencontrer les besoins de l’école.

Reprenant l’ensemble des préoccupations de Cavé Goutte d’Or, la réponse de Douchka Markovic pour EELV rappelle que les Verts ont en effet souvent accompagné les actions ou propositions de l’association pour un meilleur urbanisme dans la Goutte d’Or : de l’intervention de Sylvain Garel au Conseil de Paris en juin 2011 pour sauver le 25 rue Stephenson d’une démolition non nécessaire, au vœu évoqué ci-dessus par Douckka Markovic pour créer un « espace libre protégé » à l’angle des rues Pierre L’Ermite et Saint Bruno, en passant par les interventions de Pascal Julien au Conseil d’arrondissement (nos fameux Verbatim 1, 2 et 3),  sa demande de débat sur la physionomie urbaine, le rappel à la loi sur le classement de l’église Saint Bernard, les Verts ont en effet beaucoup agi, et dû avaler quelques couleuvres, ce qui devrait les engager à retirer aujourd’hui au gouvernement municipal le crédit qu’ils lui ont accordé au cours des dernières années, allant jusqu’à « voter avec Bonnefoy » la modification du PLU il y a un an.

Babette en guerre
contre qui, contre quoi ?

« Babette de Rozières et Pierre Liscia ont été chahutés dimanche dans le quartier de la Goutte d’Or », écrit Le Parisien du 31 mai 2017.

Très engagés dans l’écho donné à l’article contesté du Parisien de la mi-mai sur le secteur Chapelle/Pajol (article si contesté que le journal lui-même en a changé le titre racoleur), la candidate LR Babette de Rozières et son suppléant Pierre Liscia, n’ont pas répondu à la consultation de Cavé Goutte d’Or.

La célèbre cheffe et animatrice d’émissions culinaires pour la télévision a brièvement écouté l’association à l’occasion du vide grenier du 14 mai sur le parvis de l’église Saint Bernard, mais elle a annulé la visite des abords protégés du monument historique, visite qui avait pourtant été demandée pas son équipe de campagne. Si l’équipe LR a été « chahutée dans la Goutte d’Or » (information du Parisien ci-dessus), ce n’aura donc pas été à propos du permis de construire l’extension telle que proposée de l’école Saint Bernard, permis de construire lui-même très chahuté par des associations non municipales du quartier et plusieurs riverains, Cavé Goutte d’Or et SOS Paris ayant, pour leur part, porté la contestation de sa légalité devant la cour administrative d’appel de Paris (suivre l’appel de Cavé Goutte d’Or, l’intervention de SOS Paris).

À cet égard, il faut rappeler que LR (ou l’UMP) a combattu, en juin 2016, le vœu des Verts sur la protection de l’église Saint Bernard en arguant du fait qu’il y a allait de la survie de l’école Saint Bernard :

La réaction émotionnelle et peu réfléchie de Pierre-Yves Bournazel et ses collègues sur le projet de l’école Saint Bernard est d’autant plus étonnante (et conforte ainsi le souhait de Cavé Goutte d’Or de voir mener une enquête administrative sur les dessous du permis refusé puis accordé à l’OGEC Saint Bernard Sainte Marie) que l’actuel candidat LR de la 18e circonscription fut très engagé, tant au Conseil du 18e arrondissement qu’au Conseil de Paris, pour défendre d’autres perspectives patrimoniales que l’architecte des bâtiments de France et la Commission du Vieux Paris avaient désignées à l’attention de tous, en l’occurrence dans la rue Philippe-de-Girard. Pierre-Yves Bournazel sut alors tenir tête (avec le soutien de Sylvain Garel pour les Verts) à la volonté destructrice de l’Urbanisme et du Logement, et aux célèbres mensonges de Jean-Yves Mano sur les qualités d’un édifice dont l’architecte des bâtiments de France avait désigné la démolition comme « dommageable ».

Le dommage fut bel et bien causé, finalement. Alors, enquête administrative sur les instructions et décisions passées ou processus administratif sain pour les décisions à venir ? – La question semble en tout cas inscrite à l’agenda politique de la Goutte d’Or.

« 100% insoumis »

100 % insoumis et bio.

Nos lecteurs électeurs, sans doute ravis de voir la France insoumise mettre spontanément à l’ordre du jour une visite guidée sur « l’habitat et l’urbanisme dans la Goutte d’Or », avaient peut-être un peu déchanté suite à l’interruption abrupte du projet, – pourtant repris autour d’un « repas insoumis 100 % bio » en musique sur le parvis de Saint Bernard le 7 juin.

L’équipe de Danièle Obono a fait, à cette occasion, une visite de la boucle parvis/école Saint-Bernard/rue Boris Vian/arcades Goutte d’Or/encombrants Leaderprice/rue des Gardes/square Léon/retour sur le parvis via la rue Saint-Luc avec une perspective monumentale sur l’église Saint Bernard non encore brisée par la moindre extension d’école.

 

 

 

 

 

 

 

En marge des élections législatives des 11 et 18 juin

  • La huitième édition des Portes d’Or pour le premier tour, les 8-9- et 11 juin, avec un investissement important à l’intérieur de l’église Saint Bernard, monument historique.

 

 

 

 

 

 

  • Rêves en poésie à Bon Conseil à la veille du second tour, le 17 juin.
    Des marches de sa rue dans la Goutte d’Or à celles de l’illustration ci-dessous, Boris Vian quittera, le temps d’une soirée poésie, les abords de l’église Saint Bernard pour la salle de spectacle de Notre-Dame du Bon Conseil, ce type de bon conseil qu’on eût aimé voir guider l’école Saint Bernard, le Diocèse et la Mairie de Paris lors de leur décision contestée « d’enlaidir un secteur qui a été complètement remis en valeur », pour le dire comme Daniel Vaillant le dira au Conseil d’arrondissement. C’est entouré de plusieurs auteurs, dont le Docteur Yves Barbarin, pratiquant lui-même au cœur de la Goutte d’Or, que Boris Vian sera lu à Bon conseil. 
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