Vie du quartier

Le vide grenier de Paris Goutte d’Or

  • L’évènement qui ouvre traditionnellement la saison d’été de la Goutte d’Or aura lieu cette année le dimanche 26 mai 2019.
  • Sur le chemin des Européennes et pour dénicher le cadeau de la Fête des mères.

Patrick Gosset et Bernard Massera fidèles au poste (ici en 2018).

Cavé Goutte d’Or y sera (ici en 2018).

Rendez-vous pris.

  • Inscriptions au Vide Grenier de Paris Goutte d’Or ouvertes jusqu’au samedi 25 mai.
  • Permanence de Paris Goutte d’Or le 25 mai au 48 rue de la Goutte d’Or (11 h-12h30).
  • Inscriptions et renseignements : parisgouttedor@gmail.com

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Entre la Goutte d’Or et la Chapelle, « un-nouvel-espace-convivial-où-il-fait-bon-vivre-ensemble-et-angsoc » ?

  • « Convivialité », « espace de convivialité ouvert à tous », « favoriser toujours plus le vivre ensemble et la mixité », « nouvelle amélioration du cadre de vie »,…
  • Sous un soleil radieux, seuls les méchants nuages de mots que concocteraient de désagréables communicants pourraient ternir le moment festif et délicieux que fut l’inauguration du comptoir du marché Barbès, ce mercredi 17 avril 2019.

Vue de haut, très haut (source Copil Promenade Urbaine, page 19).

Mis en ligne le 20 avril 2019 – Le maire du 18e donne le ton : « Ce matin (17 avril 2019, NDLR) sur le marché Barbès pour inaugurer le comptoir du marché, un nouvel espace de convivialité ouvert à tous. Au cœur de la future promenade urbaine, ce lieu permet de favoriser toujours plus le vivre ensemble et la mixité ».

Toujours plus

Toujours plus, en effet. Au point, qu’Olivia Polski ajoute que c’est «répondant à une demande forte des habitants, (que la Mairie de Paris) améliore l’attractivité de ses marchés en inaugurant le comptoir du marché Barbès ». Une utilisation des habitants contestée rien moins que par l’Association pour le Suivi de l’Aménagement Paris Nord-Est (voir plus loin).  Et l’adjointe au Commerce d’Anne Hidalgo de lancer un très commercial : « Venez profiter chaque mercredi et samedi d’une pause gourmande et pleine de convivialité sur le marché Barbès ». À son tour, Afaf Gabelautau se dira « ravie d’inaugurer ce matin le comptoir du marché Barbès : un nouveau lieu de convivialité pour les habitant.e.s où échanger et se retrouver chaque semaine ».

L’amélioration du cadre de vie n’aura pas échappé à Colombe Brossel, qui salue « l’installation du comptoir du marché Barbès sur la future promenade urbaine, projet porté par Action Barbès, comme une nouvelle étape dans l’amélioration du cadre de vie des habitant-e-s du quartier ».

Amélioration du cadre de vie à prix couteau (source Copil Promenade Urbaine, page 16).

Photo CGO, 13 avril 2019.

On ignore la période de gestion comprise dans le budget de 33.510€ pour « créer et gérer cet espace » mais, avec Demain La Chapelle, on se dit qu’il vaut mieux investir sur le marché Barbès (en l’occurrence sur son comptoir) pour le « faire vivre » plutôt que le bouder.

Cavé Goutte d’Or a d’ailleurs commencé dès avant l’inauguration officielle lors d’une marche exploratoire partagée avec des figures du quartier, le samedi 13 avril 2019, durant laquelle fut avant-goûtée la cuisine coréenne d’Erwan Goubin.

Bémol enchantant

Soutenir et faire vivre l’espace plutôt que le bouder n’empêche pas de remettre les maîtres de l’horloge à l’heure car, derrière l’enthousiasme pas même feint des édiles sur ce bout de trottoir à 33.510 €, il demeure une réalité en tout cas aussi conviviale que celle exprimée par les tweets et retweets du 17 avril.

À titre d’exemple, l’expert en concertation et en aménagement du Nord-Est parisien qu’est Olivier Ansart, actif notamment sur le projet de la Halle Pajol qu’il a suivi depuis le début, ne s’en laisse pas compter (sic, allez!) : « Il ne s’agit de ‘répondre à une demande forte des habitants’ comme vous dites, sinon vous n’avez rien compris ! L’enjeu entre Barbès et le métro la Chapelle, c’est la reconquête de l’espace public, aujourd’hui ‘trusté’ par les maffias des ventes à la sauvette », écrit en effet le président de l’Association pour le Suivi de l’Aménagement Paris Nord-Est (ASA-PNE) dans une réponse cinglante au tweet bienheureux d’Olivia Polski. Et ces maffias qui poursuivent leur travail sous l’oeil attendri des adjointes au Commerce et à l’Emploi (au Commerce et à l’Emploi), retweetées dans leurs émotions par le premier adjoint Emmanuel Grégoire et l’adjointe à la Sécurité Colombe Brossel, ne viendront peut-être pas boire le petit verre de l’amitié au comptoir du marché Barbès.

Pré-inauguration le samedi 13 avril 2018, sans flon flon ni musette.

Enlaidissement de Paris

Comme dans « Jour de fête » de Tati (le cinéaste, mais le magasin). Source : Copil Promenade Urbaine, page 18 (Agrandir l’image).

Autre bémol s’il en est, les aménagements aussi fictifs que prétendument festifs destinés à masquer l’inaction politique dans le quartier de la Goutte d’Or/la Chapelle n’ont pas fini d’occuper les riverains.

Exemple : les stores contre lesquels il va encore falloir se battre, que la Mairie de Paris voudrait tendre sous le métro aérien. Lorsque Olivia Polski évoque la magnifique architecture à laquelle elle tourne le dos (pour que ses interlocuteurs, il est vrai, puissent mieux apprécier la structure du pont du métro aérien), Éric Lejoindre regarde le bout de ses chaussures et Paul Simondon feint de chercher la future ouverture de la Gare du Nord sur le boulevard de la Chapelle.

La raison de ce moment de vérité photographique est peut-être dans la photo ci-contre. On dit en effet que la photo parue sur le compte tweeter d’Olivia Polski aurait enragé les Services de l’Embellissement de Paris l’Enlaidissement de Paris au motif qu’on n’y verrait pas les stores orange qui affubleront bientôt le tablier du pont (voir ici pour mémoire). Mais rien n’est moins sûr, Cavé Goutte d’Or veille (comme dans Cavé Canem) et les autorisations d’urbanisme ne sont pas encore données.

  • Pour tout cela et la préparation de la Saint Boris du 2 mai 2019, rue Anne Hidalgo, rendez-vous au comptoir du marché Barbès le mercredi et le samedi à midi, chiche ?!

Lire aussi sur le blog:

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Faire son chemin malgré les interdits dans la Goutte d’Or

  • « S’ils ont autorisé la construction de l’immeuble Sefri-Cime à l’entrée de la rue Cavé, y vont pas nous interdire à circuler dans la Goutte d’Or », auraient dit les passants motorisés qui, samedi, ont emprunté les voies réservées à « Paris respire ». 
  • L’une des portes de la Goutte d’Or, jadis gardée par le bel immeuble d’angle du 25 rue Stephenson, a ainsi été allégrement franchie sous le regard des riverains qui en voient bien d’autres tous le jours.

Le panneau provisoire d’interdiction de circuler fait bon ménage avec ceux qui (incomplets) rappellent qu’il a fallu à l’immeuble imaginé par Bruno Fortier à l’angle des rues Cavé et Stephenson trois permis de construire successifs, modificatifs et correctifs pour être édifié (le mot est grand). Photo CGO, 30 mars 2019.

Pourparlers, enlèvement spontané, le panneau transformé en barrière de chantier (Photos CGO, 30 mars 2019). Agrandir l’image.

Mis en ligne le 30 mars 2019 – Dans l’un des considérants les plus cocasses de son jugement du 27 septembre 2018, qui en contient plusieurs, le Tribunal administratif indique que « si Cavé Goutte d’Or soutient que la parcelle du terrain développe plus de 30 mètres de linéaires sur la rue Cavé, les plans versés au dossier ne l’établissent pas » (considérant n° 17, page 8).

Le blog a déjà produit la pièce qui révèle qu’au contraire de ce que le tribunal soutient, les plans versés au dossier établissent parfaitement l’allégation de l’association : la façade rue Cavé de l’immeuble de Bruno Fortier mesure 30,95 m, demi-pan coupé non compris (voir la pièce). Sauf son respect, le Tribunal avait été littéralement conduit à pareille négligence par le rapporteur public qui, avec une véhémence de ton peu coutumière dans les salles feutrées de la rue de Jouy (Monsieur de Souza Dias refusera d’ailleurs de nous communiquer son texte écrit, ce qui est également peu coutumier), avait démoli, si l’on peut dire, tout argument tendant à empêcher que l’immeuble fût construit (voir pour mémoire « l’écume administrative » dans notre billet du 5 octobre 2018).

Avant le rapporteur public, le Tribunal s’était, toujours sauf son respect, laissé décrire le quartier de la Goutte d’Or par l’avocat de la société Sefri-Cime. Dans une sentence (c’est le mot) que nous avons déjà évoquée dans les pages du blog, Laurent Karila écrivait en effet :

  • « Il convient de préciser que le projet de SEFRI-CIME PROMOTION sur l’angle des rues Cavé et Stephenson ne s’inscrit pas dans un tissu urbain aux caractéristiques particulières, mais dans un quartier parisien marqué par l’insécurité – comme le révèle son classement en zone de sécurité prioritaire en 2012 – et dont les qualités architecturales ne peuvent être raisonnablement qualifiées d’exceptionnelles ».

On trouve cette assertion, parmi quelques autres, dans le document « Textes et contextes » qui a servi de script à la vidéo tournée l’hiver passé par des habitants du quartier sur les ravages des opérations de rénovation urbaine orientées par des propos aussi soutenus que non établis, pour le dire comme les juges.

Le document « Textes et contextes ».
Le pitch de « 35 ans de rénovation urbaine ».
La vidéo « 35 ans de rénovation urbaine ».

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L’opération rue Boris Vian en défaut préoccupant de communication

    • Suite au retrait, par la famille de l’écrivain et musicien, le 2 mai 2018, de l’autorisation donnée en 1992 d’utiliser le nom de Boris Vian pour la rue en escaliers qui traverse la Goutte d’Or sud, et à l’installation d’habitants du quartier qui ont apposé une plaque « rue Anne Hidalgo » sur les lieux du désastre urbain, la maire de Paris a assuré la Cohérie Boris Vian le 6 juin 2018 qu’« une instance de dialogue (serait) mise en place dans les meilleurs délais pour faciliter le partage d’information et permettre une meilleure appropriation du projet ».
    • Cette instance n’a jamais vu le jour. Au contraire, un comité de pilotage s’est réuni le 10 juillet 2018 et à nouveau le 19 septembre 2018 sans qu’aucune représentation du quartier n’y soit assurée. La grand-messe du 13 décembre 2018 en Mairie du 18e a donné au public un sentiment d’abandon du projet.
    • Cavé Goutte d’Or a demandé un rendez-vous à la SEM PariSeine maître d’ouvrage, que celle-ci ne peut accorder sans passer par la Mairie. L’association propose ainsi à Madame Hidalgo de reprendre le dossier en main. Il y va de « sa rue », récemment sinistrée par un incendie.

Mis en ligne le 29 mars 2019 – L’association rend public le document qu’elle a adressé le 4 mars 2019 à la SEM PariSeine à l’appui d’une demande de rendez-vous à cet organisme présidé par le conseiller de Paris Jacques Baudrier et présentée comme opérateur unique du projet de requalification du secteur Boris Vian/Arcades Goutte d’Or lors de la réunion du 25 mai 2018 au Secré­tariat général de la Ville de Paris.

Ce document consiste en une brève chronologie des éléments connus du projet depuis l’évènement du 2 mai 2018 et en une projection du calendrier jusqu’au 2 mai 2020 (lire le document).

Le 7 mars 2019, la SEM PariSeine lui indiquait en réponse que sa demande avait été transmise au Secrétariat général de la Ville de Paris et à la Mairie du 18e afin de « réfléchir à l’organisation qui sera mise en place pour que l’avancement des études puisse se faire dans les meilleures conditions tout en associant l’ensemble des interlocuteurs indispensables à la réalisation d’un projet cohérent » :

  • « Un format d’échange qui soit le plus pertinent et le plus adapté possible » devait lui être communiqué « très rapidement ».

Relancée par Cavé Goutte d’Or le 20 mars 2019, la SEM PariSeine faisait savoir qu’elle n’avait reçu aucune réponse du Secrétariat général et/ou de la Mairie du 18e.

Cette situation n’est pas rassurante et ni Cavé Goutte d’Or, ni la Cohérie Boris Vian, ni aucun des collectifs d’habitants engagés sur ce secteur ne sauraient se satisfaire de ces propos, – pas davantage d’ailleurs qu’ils participeraient, sans réel travail de concertation préalable, à une nouvelle réunion d’information en Mairie. La demande – dont on rappelle qu’elle est parfaitement conforme aux promesse d’Anne Hidalgo – est de voir au travail « une instance de dialogue pour faciliter le partage d’information et permettre une meilleure appropriation du projet ».

« Appropriation du projet »

Puisque ce sont les termes de la maire de Paris, approprions-nous les pour suivre et surveiller le projet. Surveiller n’est pas un moindre mot quand on voit ce qu’il adviendra peut-être de la promenade urbaine entre Barbès et Stalingrad, dont l’un des projets d’habillage qui auraient été choisis fait d’ores et déjà froid dans le dos.

Ce projet est sévèrement critiqué par Action Barbès, qui a suivi toutes les étapes de la promenade par le menu, ce qui ne semble donc pas la garantie du respect de l’environnement, du patrimoine, de la culture d’un quartier. Dans un tweet posté hier, l’architecte Marc Chabanne ironise sur la beauté de la pierre et du fer (aujourd’hui) et des tentures de couleurs vives (demain) :

À suivre avec la plus grande attention.

Durant la carence d’une instance de dialogue promise par la maire de Paris sur le secteur Boris Vian tout proche de la promenade urbaine, le collectif d’habitants réunis autour de la « rue Anne Hidalgo » le 2 mai 2018 en fait office. Ses travaux préparatoires seront présentés avant le 2 mai 2019.

Dans l’attente de ce rendez-vous, la chronologie 2 mai 2018-2 mai 2020 est une lecture édifiante.

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Déminage réussi Porte de la Chapelle

  • BFM-Paris a suivi l’évènement en direct-live donnant à « l’opération déminage » du 18e arrondissement un air de grand débat présidentiel et/ou inversement.
  • À 13h10 exactement, un petit nuage de fumée blanche de type Habemus papam annonçait l’explosion souterraine.
  • À 13h13, Éric Lejoindre invitait ses ouailles à rentrer à la maison.
  • Les affaires courantes peuvent reprendre.

BFM-TV, 17 février 2019, 13h13.

17 février 2019 – Ce billet en page Défense du quartier fait suite à celui de ce matin posté sur notre page Accueil. Comme supposé, le chassé-croisé entre Benjamin Griveaux et Éric Lejoindre a bien eu lieu : au moment paroxystique du déminage de la Porte de la Chapelle, le porte-parole du gouvernement évoquait (brièvement) sa visite du 15 février à la Chapelle au Grand Jury de RTL-LCI de ce 17 février 2019 à midi.

Suivre ces évènements sur les sites respectifs cités :

et pendant ce temps…

  • Sur la visite de Benjamin Griveaux à la Chapelle le 15 février 2019, lire notre billet du 16 février (sera-t-il fait écho de cette visite au Grand jury de RTL-LCI ce 17 février ?).
  • Sur l’invitation des associations du Réseau 10-18 à la Mairie de Paris, lire notre billet du 3 février 2019.
  • En parallèle au chassé-croisé de MM. Griveaux et Lejoindre sur la Chapelle ce week-end, se profile le chassé-croisé de MM. Jospin et Juppé sur la Goutte d’Or, pierre angulaire si l’on peut dire des opérations de démolition et reconstruction du quartier, long compagnonnage dont l’actualité permanente depuis 30 ans a été rappelée cette semaine par l’annonce du remplacement de l’un par l’autre au Conseil constitutionnel : notre billet du 14 février 2019.

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Les commerçants de la Goutte d’Or lancent les fêtes de fin d’année sous les arcades

  • Une première : la jeune association des commerçants de la Chapelle et la Goutte d’Or investit les arcades et les fêtes de fin d’année autour de stands et dégustations variées.
  • Visite du maire et de son adjointe à la Politique de la ville, illuminations de la rue de la Goutte d’Or.
  • Le 19, la fête se déplace sur La Chapelle.
Reportage photo mis en ligne le 15 décembre 2018.

La présentation du projet Boris Vian in situ (et toujours en l’état où il est connu des riverains).

Un déluge de lunettes de soleil.

La maquette de travail pour la « place de la pointe » devant le Restaurant de la Goutte d’Or. Un projet de Paris Habitat (Maison du projet, 25 rue de la Goutte d’Or, ouvert les mercredis matins).

Merci à la Brasserie de la Goutte d’Or, au Restaurant de la Goutte d’Or, au Café d’Or, au Chien de la Lune, au pâtissier (on en oublie) pour les dégustations.

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La Table ouverte et Paris-Goutte d’Or célèbrent 30 ans de ZUS sur l’air des copains d’abord

  • Journées du patrimoine, Dimanche sans voitures, World Cleanup Day, Fête de l’huma,… la concurrence était rude mais les deux associations ont fait le plein pour leur première réunion intergénérationnelle et interculturelle du quartier.
Reportage photo mis en ligne le 16 septembre 2018.

La friche Polonceau/Poissonniers tapissée de photos des habitants de la Goutte d’Or au cours des 30-40 dernières années (Photo CGO).

Tu te cherches ? Tu te trouves ? Tu t’es vu ? (Photo CGO)

 

 

 

 

 

 

 

Photos CGO, 16 septembre 2018.

Photo empruntée à la page facebook de Sandrine Mees. Merci.

Photo empruntée à la page facebook de Maya Akkari. Merci.

Et les poules avaient des dents

Cavé Goutte d’Or l’avait annoncé. Ce 16 septembre 2018, les poules auraient des dents. Lire notre billet du 6 septembre 2018. (Photo CGO).

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Rentrée patrimoine

Mise en ligne le 15 septembre 2018.

Cavé Goutte d’Or a diffusé sa dernière newsletter ce 15 septembre 2018.

  • Après la dernière Saint Boris (et quelle dernière !), c’était en effet la dernière Newsletter de Cavé Goutte d’Or. Le blog de l’association ne sera plus diffusé désormais que sur abonnement (gratuit) et par liens sur ses comptes facebook et twitter. Cela jusqu’à la prochaine Saint Urbain !

Comme annoncé depuis plusieurs mois, Cavé Goutte d’Or passe la main au quartier en 2018, ouvre ses archives, restitue ses études et transmet ses dossiers dans le projet de voir les habitants se les approprier (lire son PV d’AG du 24 mars 2018).

Revue

Depuis le soutien des associations parisiennes de défense de l’environnement réunies par Cavé Goutte d’Or à l’Échomusée le 19 décembre dernier ; depuis les pétitions et manifestations de l’hiver culminant avec la danse sous la pluie du 27 mars 2018, l’avènement de cette improbable rue Anne Hidalgo au cœur de la Goutte d’Or le 2 mai 2018 et la réunion qui s’en suivit au Secrétariat général de la Mairie le 25 mai ; depuis le vide grenier, les portes ouvertes, le travail des riverains confrontés à la question des « mineurs non accompagnés », bientôt majeurs et toujours accompagnés par le climat d’impunité et d’économie parallèle que l’État français et la Ville de Paris entretiennent sur la Goutte d’Or, depuis l’occupation de la place Polonceau et de la Goutte d’Or Sud par la fête et l’évidence, le processus de partage est en bonne voie.

Les journées du patrimoine de ces 15 et 16 septembre ne sont-elles pas elles-mêmes consacrées cette année à « L’Art du partage » ? De ces journées à la fin de l’année, d’ici à la prochaine Saint Urbain du 19 décembre 2018, lors de laquelle Cavé Goutte d’Or partagera encore l’étude de l’APUR sur le quartier, le blog s’ouvrira lui aussi, s’offrira aux plus offrants, proposant une mutualisation de plumes dans l’espoir de la constitution, par fusion ou par création, d’un véritable média de quartier indépendant.

D’ici là, fidèles lecteurs, à vos marques car on ouvre tout : les dessous du budget participatif, les limites de la justice administrative, le PLU des voyers dévoyé, les responsabilités politiques et juridiques, les subventions associatives,…

Les billets de la rentrée :

L’îlot Cavé-Stephenson-Myrha-Affre (juillet 2018).

  • Journées du patrimoine Le cadeau de l’urbaniste Bruno Fortier au patrimoine de la Goutte d’Or. Le célèbre architecte lauréat du Grand prix de l’urbanisme 2002 signe sur l’angle des rues Cavé et Stephenson un des derniers projets infligés à la Goutte d’Or dans le cadre de son interminable destruction.
  • Fiction juridique La Mairie de Paris autorise la Mairie de Paris à « ré-enchanter la place Polonceau ». Cavé Goutte d’Or poursuit son enquête sur les petits arrangements de la Mairie de Paris avec elle-même.
  • Stop ou encore ? Un détournement du budget participatif 2016 impose à un quartier parmi les moins favorisés de Paris une fresque à 22.500 € sur un mur qui sera détruit dans un an et demi.
  • Partages La Table Ouverte et Paris Goutte d’Or au cœur des Journées européennes du patrimoine le dimanche 16 septembre.
  • Paris brûle-t-elle ? Pendant que le maire adjoint de Paris chargé du Logement se bat contre le classement de Paris en ZRB (Zone Airbnb), le quartier de la Chapelle dans le 18e arrondissement dont il est un élu se bat contre son classement en ZSP (Zone de Sécurité Prioritaire).

et tous les billets que vous auriez manqués cette année :

Août

Juillet

Juin

Mai

Avril

Mars

Février

Janvier

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La Goutte d’Or Sud en goguette

  • Pari réussi pour l’Union des commerçants de La Chapelle-Goutte d’Or, qui a saisi l’occasion de La Goutte d’Or en fête pour réunir les places Polonceau et des Gardes autour d’une autre musique que celle des rénovations urbaines successives.

Mise en ligne le 30 juin 2018.

Terrasse ouverte sur la Brasserie et la rue des Gardes (et de la mode) au restaurant À la Goutte d’Or où chantait Marcia.

Quelques photos d’archives préfigurant (sic) la Goutte d’Or d’avant sa démolition.

Au stand de l’Union des commerçants La Chapelle – Goutte d’Or.

Merci à la Caravelle en fond de décor pour les fanions.

Bon prince, le totem des EDL se laisse squatter par la fête de la Goutte d’Or qu’il était venu squatter.

La police veille (au contenu de l’information, pas aux normes du totem).

 

 

 

 

Les associations Paris-Goutte d’Or, Cavé Goutte d’Or, l’Union des commerçant La Chapelle Goutte d’Or et les initiateurs des pétitions du 27 mars 2018 occupent à leur tour le totem des EDL.

Sur le coûts des prestations d’Extra-Muros, en attendant la réponse sollicitée des Services, voir le devis présenté en 2012 à la Table ouverte.

Le cliché tweeté nuitamment le 29 juin par l’Union des commerçants de La Chapelle Goutte d’Or (voir ci-dessous).

Le texte des 5 associations qui s’interrogent.

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Dining Theatre

Avec Gaby Sourire, on ‘dîne’ désormais à la Goutte d’Or

  • Comme en avant-première (ou générale, allez !) des Fêtes de la Goutte d’Or qui s’ouvrent ce vendredi 29 juin, la compagnie de Sylvie Haggaï inaugure ses locaux du 24 rue de la Charbonnière en prenant la rue et en invitant le quartier à un « apéro dînatoire », mazette !

Les nouveaux locaux de Gaby Sourire prennent la rue. Inauguration le 26 juin 2018 de 18 à 20 heures. Voir le clip d’invitation.

Depuis que le quartier est repris en mains par ses habitants et commerçants, les évènements socio-culturels se succèdent dans l’espace public dit de la Goutte d’Or Sud, jadis détruit d’un commun accord par la Ville et l’État (cf. « Comment le patrimoine historique volontairement méconnu du quartier a été volontairement détruit »).

De la remise des pétitions (qui a inauguré une nouvelle ère pour la place Polonceau le 27 mars dernier) aux Fêtes de la Goutte d’Or (qui verront vendredi la jeune Union des Commerçants de la Goutte d’Or et de la Chapelle redonner vie au secteur sinistré par la politique de l’urbanisme et du logement qui lui a été infligée depuis le début des années 1990), en passant par la dernière Saint-Boris du 2 mai 2018 (qui a vu la rue Boris Vian  devenir rue Anne Hidalgo et le projet de requalification du secteur passer le 25 mai 2018 de « scénario privilégié » à « scénario retenu »), le quartier reprend peu à peu la main et laisse les animateurs officiels pantois.

Qu’un apéro ou quoi que ce soit de « dînatoire » puisse avoir lieu rue de la Charbonnière version zones (zone urbaine sensible ou zone de sécurité prioritaire) est de bon augure et convaincra jusqu’à Sylvie Haggaï qu’un jour, on finira par venir y souper, à la Goutte d’Or.

En quittant les Bouffes du Nord par exemple, autre scène presque du quartier (tellement presque que les architectes des bâtiments de France n’ont longtemps vu qu’elle comme monument historique à considérer dans la Goutte d’Or).

La Une du 18e du mois de mai 2018.

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Reportages

Les Portes d’Or 2018

L’église Saint Bernard

Charité bien ordonnée, diront nos lecteurs, la couverture des Portes d’Or par le blog s’est ouverte le 9 juin sur celles de l’église Saint Bernard qui les avait elle-même ouvertes à une dizaine d’artistes, dont Béatrice McCallum et Bruno Hermet (voir notre billet du 9 juin) et s’est poursuivie le 10 avec le concert d’orgue et de flûte dans le monument historique (voir notre billet du 10 juin en page Défense du quartier).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cave de Don Doudine

En sortant de l’église Saint Bernard monument historique et sur le chemin de la rue Doudeauville, les travaux de Fanny Kachinzeff, d’Oliv Steen et de Véronique Frampas au 16 rue Myrha.

« L’Atelier » ou cinq ateliers en un
au 55 rue Doudeauville

Dans ce trésor caché qu’est l’atelier d’Isabelle Corringer, initiatrice des Portes d’Or, dont l’édition de 2018 était la neuvième.

Les oeuvres d’Isabelle Corringer, maitresse des lieux.

Visite studieuse.

Peinture et gravures de Donna Flandrin.

Les inouïs de Léanhduy Maniquant (également rencontré avec Bruno Hermet à l’église Saint Bernard, voir ci-contre).

Maniquant et Hermet à Saint Bernard.

Maniquant (détails).

Anne Soalhat.

La cagnotte de SOS Paris pour le patrimoine de la Goutte d’Or. Lire notre billet du 9 juin : « Portes ouvertes et d’or ».

 L’atelier lumineux de Bruno Pascal

Point de rencontre magique au 11 rue Richomme, où tous les artistes semblent avoir leurs habitudes et sont venus finir la 9ème édition.

Les objets lumineux de Bruno Pascal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Vide grenier 2018 de Paris Goutte d’Or

Stéphane Bern a tenté de ravir la vedette au petit patrimoine qui s’étendait sur le parvis de l’église Saint Bernard en même temps que le loto du patrimoine, ce dimanche 27 mai 2018. SOS Paris lançait, ce jour-là, sa cagnotte pour le patrimoine de la Goutte d’Or (Voir un premier reportage et notre billet du 31 mai : « Le diocèse en Bern »).

Paris-Goutte d’Or sur le parvis de Saint Bernard le 27 mai 2018. Échauffement en révision du cross du 3 juin.

Un commentaire pour Vie du quartier

  1. Genton Christiane dit :

    Votre visite-promenade du vendredi 11 octobre 2013, dans le quartier de la Goutte-d’Or, était agréable et très intéressante. Merci à tous ceux qui l’ont construite, organisée, animée … et … recommencez vite !

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