Bonne rentrée

Sérieux revers pour l’Urbanisme parisien sur la prétendue « opération Boris Vian »

  • Dans un avis favorable qui n’en a que le nom, le commissaire enquêteur sur la privatisation de l’ancienne rue Boris Vian reprend à son compte plusieurs griefs de Cavé Goutte d’Or : erreurs du passé, projet non abouti, ambitions pas à la hauteur des enjeux, défaut de concertation, alternatives à étudier…
  • Dans ses conclusions en réalité très défavorables au projet officiel, le commissaire enquêteur estime notamment que « les réunions publiques de novembre 2016 et décembre 2018 ont été insuffisantes pour permettre une appropriation du projet » et qu’il n’est « pas démontré que le déclassement de la rue permette d’atteindre les objectifs fixés ».
  • Il préconise que les projets alternatifs soient examinés avant la fin octobre et que la Ville de Paris organise ensuite une nouvelle concertation de novembre 2019 à février 2020.

Quand ça veut pas, ça veut pas (photo CGO, été 2019).

Au terme d’un rapport très détaillé de trente-huit pages et de conclusions motivées de sept pages, ensemble rendu le 25 juillet 2019, communiqué à Cavé Goutte d’Or, à sa demande, par la Mairie du 18e le 25 août seulement, aujourd’hui disponible sur le site de la Mairie de Paris, le commissaire enquêteur Michel Lemasson rend un avis favorable aux trois déclassements prévus par l’Urbanisme sur le secteur (trottoir sous pilotis, place Polonceau, tronçon haut de la rue Boris Vian). Il s’agit là d’un avis favorable dont les Mairies de Paris et du 18e auraient sans doute préféré qu’il soit carrément défavorable, ce qu’il est d’ailleurs puisqu’il est assorti de deux réserves essentielles qui doivent impérativement être levées avant que l’avis puisse entrer en force. Le commissaire enquêteur rappelle en effet que « l’avis est réputé défavorable tant que les réserves n’ont pas été levées ».

Or, les réserves sont d’envergure :

– « Réserve n° 1 : que les projets alternatifs qui semblent exister soient examinés dans la mesure où ils sont présentés à la Mairie avant la fin d’octobre 2019 » ;
– « Réserve n° 2 : que la Ville de Paris organise une concertation et un dialogue supplémentaires limités dans le temps (novembre 2019/février 2020) et obtienne, avant de publier un arrêté de déclassement (…), une approbation si possible majoritaire des parties concernées (structures représentées dans le Comité de suivi ou autre) ».

Pareille disqualification aurait dû, pour le moins, retenir la publication prématurée et la diffusion fanfaronne, en cette fin de mois d’août, d’un flyer tous ménages en couleurs dans lequel Éric Lejoindre, Colombe Brossel et Jacques Baudrier prêtent leur nom et leur image à un message parfaitement décalé évoquant une nouvelle fois « un projet urbain validé » et un « permis de construire déposé ».

Le flyer pastel des porteurs officiels du projet de requalification retoqué par le commissaire enquêteur. Agrandir l’image. Lire le flyer en pdf.

Les grands axes du rapport

Le rapport du commissaire enquêteur Michel Lemasson comprend : le rapport d’enquête publique proprement dit (38 pages), quelques annexes (3 pages) et les conclusions motivées suivies de son avis (7 pages).

Les quatre observations écrites émanant de deux riverains et de deux associations (Cavé Goutte d’Or et ASA-PNE) sont publiées intégralement dans le rapport avec, pour chacune, les commentaires et avis techniques de la Ville et les analyses du commissaire enquêteur (pages 13 et suivantes, les 12 premières pages étant consacrées à la présentation de l’enquête et à son déroulement).

L’analyse par thèmes est proposée en pages 33 à 38 du rapport, les quatre thèmes retenus étant : 1) Le déplacement et l’élargissement du passage Boris Vian (page 33) : on observe que le commissaire enquêteur tombe ici sans incidence dans le piège de la Mairie qui qualifie souvent (sans davantage d’incidence) de « passage » ce qui est légalement la rue Boris Vian ; 2) La densification du quartier par la construction de bâtiments sans utilisation bien définie et l’avenir de la placette Polonceau comme espace vert (page 35) ; 3) La réduction de la superficie du TEP et sa gestion (page 36) ; 4) L’avenir du parking et les difficultés de stationnement dans le quartier (page 37).

Le lecteur pressé pourra se référer directement aux conclusions motivées suivies de l’avis lui-même, qui forment le document II de sept pages, dont nous proposons un extrait pdf au bas de ce billet. On y lit un rappel succinct de l’objet et du déroulement de l’enquête, les positions du commissaire enquêteur sur chacun des thèmes étudiés, ses considérants (page 6) et son avis avec deux réserves et une recommandation (page 7).

Dans ce document à maints égards très pédagogique, le commissaire enquêteur explique qu’il ne peut rendre un avis à la carte (page 6 des conclusions) : il ne peut ainsi se prononcer pour le déclassement des espaces sous pilotis (qu’il estime nécessaire et urgent) et contre le déclassement liés à la rue Boris Vian et à la place Polonceau (qu’il juge inutiles et inopportuns). D’où un avis favorable motivé par le refus du statu quo : « Commencez par les espaces commerciaux sous pilotis et réfléchissez encore pour la rue, le TEP et la place Polonceau », propose-t-il en substance.

Les éléments saillants du rapport

Sur la responsabilité des politiques : « Le rôle du commissaire enquêteur n’est pas de se substituer aux élus qui doivent prendre leurs responsabilités dans le choix des projets à réaliser » (page 6 des conclusions).

Sur la concertation et l’appropriation du projet : « Les réunions publiques des 22 novembre 2016 et 13 décembre 2018 ont été insuffisantes pour permettre une appropriation du projet » (page 6 des conclusions). Cette observation constitue un désaveu des officiels des deux Mairies de Paris et du 18e qui assurent que la concertation a eu lieu, le dernier compte rendu du comité de suivi du 12 juin 2019 communiqué le 19 juillet 2019 citant une réplique de Maya Akkari « rappelant la concertation passée en 2016 ainsi que la réunion publique du 13 décembre 2018 » (page 6 du compte rendu du comité de suivi).

Sur les erreurs du passé : Une fois posé à juste titre qu’« il n’appartient pas au commissaire enquêteur de porter un jugement sur (l’)affirmation (de Cavé Goutte d’Or) (selon laquelle) ‘la situation actuelle est le résultat d’un travail mal conçu  dans les années ’80 qui avait été dénoncé à l’époque par des experts architectes, historiens et urbanistes’ » (page 31 du rapport), le commissaire enquêteur interpelle les porteurs officiels du projet actuel en ces termes :

Plus loin, le commissaire enquêteur évoque expressément « les erreurs du passé » en mettant en garde les destinataires de son rapport contre toute précipitation :

  • « Sous peine de reproduire les erreurs du passé, le commissaire enquêteur pense qu’il est inutile d’agir dans la précipitation comme l’indiquent différents documents fixant des dates » (page 4 des conclusions).

Vers « la suppression des recoins et jardinières » (photo CGO, été 2019). Agrandir l’image.

Sur l’alignement des deux tronçons de la rue Boris Vian : « L’alignement n’apporte rien par rapport aux objectifs définis » (page 4 des conclusions). L’élargissement du tronçon Nord (Goutte d’Or-Polonceau) est nécessaire, mais il peut se faire sans déclassement de la rue et sans diminuer la surface du TEP: « Il peut être réalisé par la suppression des recoins et des jardinières et, si l’on veut atteindre 7 mètres, une emprise légère sur le TEP » (page 4 des conclusions).

« Il n’est pas démontré que le déclassement de la rue permette d’atteindre les objectifs fixés » ou les mots pour le dire (photo CGO, été 2019).

Sur le TEP : « Ce n’est pas la couverture éventuelle du TEP, question qui est hors du champ de cette enquête publique, qui va en entrainer une utilisation plus intensive » (page 37 du rapport). Sur le principe, la question de la couverture du TEP « nécessitera le dépôt d’un permis de construire qui devra être instruit et pourra éventuellement donner lieu à des contestations devant le Tribunal administratif de Paris » (page 37 du rapport).

« La cohabitation terrain de sport/jardin partagé est contre nature » (page 36 du rapport).

« La diminution des surfaces attribuées aux sports ne va pas dans le sens de l’histoire » (page 4 des conclusions).

Sur le square Léon et le carrefour formé par les rues Saint-Luc, Polonceau et Boris Vian : « La réouverture de l’entrée (Sud-Est) du square Léon devrait être envisagée afin d’assurer une augmentation de la fréquentation du passage par la rue Boris Vian » (page 34 du rapport). Le commissaire enquêteur reprend ce point sous forme de recommandation en page 7 de ses conclusions : « La sécurité est grandement dépendante de la fréquentation des lieux. En attendant une solution globale, l’ouverture de la porte du square Léon, associée à l’installation de caméras de vidéo-surveillance sur le passage Boris Vian, doit être envisagée par la Mairie de Paris en coordination avec les forces de police ».

Le bâtiment zéro préconisé par l’Urbanisme (à droite).

Sur le bâtiment zéro accolé au gymnase et l’éventuelle extension bâtie sur la place Polonceau : « La construction de bâtiments au détriment d’une végétalisation supplémentaire et de surfaces réservées aux sports (…) n’est pas à la hauteur des enjeux » (page 6 des conclusions).

Sur la place Polonceau : Toute emprise sur la place Polonceau apparait au commissaire enquêteur comme « totalement inutile » (page 4 des conclusions). Il « considère que la construction d’un bâtiment, même modeste, n’apporte rien par rapport aux objectifs recherchés (sécurité, attractivité économique, etc.) » et préconise « une action sur le mur existant en créant des ouvertures et des surfaces commerciales modestes, agissant sur les surfaces et les volumes se trouvant sous le TEP » ainsi qu’« un réaménagement complet de la place Polonceau afin d’en faire un véritable îlot de fraicheur » (page 5 des conclusions).

Sur le parking : Quelques considérations sont faites sur le parking dont le commissaire enquêteur précise néanmoins qu’il est « hors du champ de cette enquête publique » (page 5 des conclusions).

Incidentes

Protection des sources ? Le rapport d’enquête publique révèle que la Ville de Paris indique en un endroit que son intervention sur la rue Boris Vian a été provoquée par l’action de la Cohérie Boris Vian, ce qui souligne l’absence d’intervention spontanée de ses services pour un secteur dont Daniel Vaillant, alors maire en exercice du 18e arrondissement, posait pourtant lui-même qu’il avait « très mal vieilli » (notre billet du 10 février 2014).

Dans un de ses commentaires et avis techniques au commissaire enquêteur, la Ville de Paris écrit en effet :

  • « L’intervention de la Ville de Paris sur cette rue provient d’un signalement de la Cohérie Boris Vian sur l’état jugé dégradé de celle-ci. Cette observation a été corroborée par le diagnostic réalisé lors de la première étude urbaine et par le retour des habitants à cette occasion. Cet espace est reconnu comme peu sûr, dégradé et largement évité par les piétons du quartier » (page 16 du rapport).

Dont acte car, dans un face-à-face Facebook du 30 janvier 2013 resté célèbre, la Mairie du 18e assurait le contraire : « La municipalité n’a pas attendu Cavé Goutte d’Or pour se préoccuper de ce secteur » (notre billet du 3 février 2013)*.

La Goutte verte déclassée ? Alors que le commissaire enquêteur estime que « l’utilité du déclassement de la rue Boris Vian, qui conduit obligatoirement à la réduction de la surface du TEP, n’est pas démontrée », il indique de façon plus catégorique que « la cohabitation terrain de sport/jardin partagé est contre nature » (page 36 du rapport).

Petit caillou dans l’exploitation d’une partie du domaine public par l’association Goutte verte dont on se souvient que, le 8 juillet 2019, elle invitait Maya Akkari et « celles.ceux qui s’intéressent à la requalification du périmètre Goutte d’or / TEP / pass Boris Vian » (typographie respectée), à « discuter in situ ». Selon la Goutte verte, la maire adjointe du 18e chargée de la Politique de la ville, qui co-préside avec son homologue chargé de l’Urbanisme le comité de suivi de l’opération dont elle ne maîtrise aucun élément, « avait proposé de venir voir la facette verte du périmètre ».  

La réflexion du commissaire enquêteur, qui précise « être passé à cinq reprises sur place, à des jours et horaires différents, par temps sans pluie et sans forte chaleur, et avoir constaté qu’il n’a y avait personne sur le TEP ni d’ailleurs sur le jardin partagé (dont) l’entrée était cadenassée » (page 37 du rapport), ne sonne pas forcément le glas de l’occupation supposée précaire de cette partie du domaine public par la Goutte verte, qui a récemment proposé – dans un trait d’humour, on veut le croire – de réduire la rue Boris Vian à une impasse et de l’appeler « impasse Goutte verte » tant qu’à faire (notre billet « La Goutte verte dans l’impasse ? » en page Vie du quartier).

Enseignements et perspectives

La sculpture de Lyonel Kouro au coeur du périmètre d’intervention (DR).

Le rapport du commissaire enquêteur rejoint à plusieurs égards les préoccupations des participants au comité de suivi qui s’est réuni les 20 mai et 12 juin 2019, notamment en ce qui concerne la précipitation.

Il ressort en effet du compte rendu officiel de la deuxième séance que les associations Paris Goutte d’Or et Cavé Goutte d’Or, notamment, se sont interrogées sur « l’urgence annoncée des travaux à réaliser » possiblement en contradiction avec « l’ambition de long terme du Nouveau Programme de Renouvellement Urbain » (Lan Anh Vu Hong, Paris Goutte d’Or, page 4 du compte rendu du comité de suivi du 12 juin 2019), et sur « la précipitation empêchant la réflexion sur le devenir du parking souterrain (…) ou le déplacement du TEP sur le toit du gymnase » (Olivier Russbach, Cavé Goutte d’Or, pages 4 et 5 du compte rendu du comité de suivi du 12 juin 2019).

Sur ces deux points, on peut d’ailleurs lire dans le compte rendu que, selon le patron de l’Urbanisme du 18e arrondissement lui-même, rien n’est entièrement arrêté. Interrogé par Cavé Goutte d’Or sur le déplacement du TEP en toiture du gymnase, tel qu’il est imaginé sur la maquette des architectes du quartier, Michel Neyreneuf répond : « La porte n’est pas fermée, mais cela est en dehors du périmètre du projet actuel et la portance serait à étudier (page 5 du compte rendu).

Cette appréciation en triptyque est très rassurante dans son incohérence : « La porte n’est pas fermée », donc on peut étudier le déplacement du TEP sur le toit du gymnase ; en elle-même, la première partie de la position exprimée par Michel Neyreneuf exclut la deuxième, qui voudrait que cela ne soit « pas dans le périmètre du projet ». Le déplacement du TEP sur le toit du gymnase est en effet – bien sûr – au cœur du périmètre du projet. Ne reste donc ‘que’ la question de la portance, sujet qu’il appartient aux experts d’étudier dans le cadre des projets à soumettre à la Mairie dans le délai de fin octobre proposé par le commissaire enquêteur.

De l’importance de la portance (photo CGO, été 2019).

Sur les espaces qui pourraient être excavés et récupérés dans un réaménagement bienvenu du parking, Michel Neyreneuf ajoute que « le sujet du parking sera abordé dans un prochain cosui à la rentrée ». C’est dire que, là encore, « la porte n’est pas fermée ». Et qu’il fut donc sans doute prématuré de résilier avec un an d’avance la concession de la SEMAES et, en conséquence, les baux de boxes et places de stationnement. Cette précipitation, marquée par une délibération du Conseil de Paris qui prévoit d’indemniser la SEMAES à hauteur de 500.000 à 600.000 €, révèle une forme de fuite en avant qu’il convient d’arrêter.

*

Si l’on peut regretter que le rapport du commissaire enquêteur rendu le 25 juillet 2019 n’ait pas été immédiatement communiqué (cela d’autant qu’il comporte un délai au 31 octobre pour déposer officiellement en Mairie les projets alternatifs) et qu’il ne l’ait été qu’un mois plus tard (le 25 août 2019 à Cavé Goutte d’Or et à sa demande, le 29 août sur le site de la Mairie de Paris), on peut aujourd’hui espérer que les habitants et associations du quartier se sentiront encouragés à se ‘tous mobiliser’ pour profiter des deux mois à venir et travailler sur les portes ouvertes par le commissaire enquêteur et les premiers retours du comité de suivi.

Ce qui implique, selon Cavé Goutte d’Or :
– de ne pas entamer les travaux sur le secteur sous pilotis (aucun déclassement n’est d’ailleurs validé à ce jour comme l’a expressément posé le commissaire enquêteur en soulignant que l’avis, qu’on ne peut entendre que dans sa globalité, « est réputé défavorable tant que les réserves n’ont pas été levées ») ;
– de renoncer à la fermeture anticipée du parking
et d’utiliser les 5 à 600.000 € destinés à indemniser la SEMAES dans une entreprise à imaginer de soutien aux commerçants affectés par la longue Politique de la ville sur le secteur et d’accompagnement du quartier dans la période de transition préconisée par le commissaire enquêteur ;
– de suspendre toute autorisation d’urbanisme en cours, dont deux pour lesquelles l’association a demandé des explications aux autorités concernées mais n’a pu jusqu’ici obtenir de réponse autre qu’un prétendu black-out qui serait dû à l’instruction en cours (Cavé Goutte d’Or revient dans la semaine sur ces deux demandes d’autorisation – dont l’une concernerait à nouveau un projet de fresque ! – dans une enquête en préparation sur les nouvelles emprises municipales aux 1 rue de la Charbonnière, 1 rue Stephenson/12 rue de Jessaint et 39 rue Myrha).

> Le rapport du commissaire enquêteur (document complet transmis le 25 août 2019).
> Les conclusions motivées, l’avis, les réserves et recommandations.
> La lettre d’information des Mairies de Paris et du 18e sur le projet de requalification.
> Le compte rendu du comité de suivi du 12 juin 2019 (document diffusé par la Mairie du 18e le 19 juillet 2019).

* À propos de ses face-à-face Facebook, Cavé Goutte d’Or doit constater qu’elle n’est toujours pas écoutée par Facebook et, revenant en conséquence sur sa décision du 14 août 2019, décide de maintenir provisoirement ouvert son compte auprès de cette institution, – le temps de se faire entendre (Lire notre brève en page Humeur du blog).

Lire en page Vie du quartier : « La Goutte verte dans l’impasse ? ».

À suivre : L’été urbain dans la Goutte d’Or : Enquête de Cavé Goutte d’Or sur les autorisations d’urbanisme en cours d’instruction et les nouvelles emprises municipales aux 1 rue de la Charbonnière, 1 rue Stephenson/12 rue de Jessaint et 39 rue Myrha.

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