Marlboro

Ce n’était donc pas Gabelotaud

  • Le bruit courut un instant que l’adjointe au maire du 18e arrondissement, chargée du commerce, également adjointe à la maire de Paris chargée des politiques de l’emploi, avait fait coup double en mettant une carotte de buraliste au pied du métro Barbès-Rochechouart : lutter contre la contrebande de cigarettes qui sévit à cet endroit au vu et au su des élus depuis plusieurs années et donner un espoir d’emploi aux désœuvrés qui vivent de ce trafic.
  • Mais ce n’était pas elle : l’action a été revendiquée par le groupe de street-art omerta.project sur Instagram.
  • Ville ouverte, Quai-36, Extramuros, les EDL et autres très couteux intervenants financés par la Mairie sur le quartier n’avaient pas pensé à un aussi joli coup.

Le Parisien du 20 septembre 2018. © Photo Fred Dugit.

La carotte a animé toute les conversations du quartier, le samedi 15 septembre dernier, jour de marché. Elle a réjoui les participants à la belle fête de La Table ouverte et Paris Goutte d’Or le lendemain, et ravi la vedette à la fameuse fresque très contestée de la place Polonceau, confiée par la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris à l’agence Quai-36 pour un budget prétendument participatif de 22.500 €. Elle a tourné sur twitter toute la semaine.

Et quand une carotte tourne, le bâton n’est pas loin. Le groupe de street-art omerta.project a revendiqué l’action en diffusant jeudi une vidéo de l’installation.

Le coup était en effet une réussite et disait tout en une image, un bel haïku. Au point qu’un « journaliste au service web vidéo de BFM TV » (c’est ainsi qu’il se présente) a reconnu sa sidération : « Je voudrais savoir quel est le but de votre action », demande-t-il sans rire à omerta.project dont le profil sur Instagram révèle le mot d’ordre : « Punch first, ask questions later ».

TimeOut Paris aurait été le premier à lever le voile le 20 septembre à 13 heures, vite suivi par Le Parisien du même jour, à qui nous empruntons en titre la très belle photo de Fred Dugit. Le Figaro suivait le lendemain, Lumières de la ville le 24.

  • « Un collectif de street-art serait à l’origine de l’installation de la carotte de buraliste, au beau milieu des vendeurs de cigarettes à la sauvette de Barbès », écrivait Le Parisien, ajoutant : « Sans doute pour faire allusion aux incessantes vente de cigarettes de contrebande faites ici même quotidiennement ». Sans doute.

Dans les services d’Afaf Gabelotaud, on se perd encore en conjectures. À suivre donc.

Dans les services d’Afaf Gabelotaud, on se perd encore en conjectures.

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