PLU Ordener/Poissonniers

Vers de nombreuses tables de quartier encore

  • Un défi à la « densité raisonnée ».
Diagnostic patrimonial

Diagnostic patrimonial présenté en Mairie par l’architecte urbaniste Isabelle Menu.

Dans son rapport du 16 mars 2016, la commission d’enquête sur la modification du PLU retient que ce secteur est situé au nord du quartier de la Goutte d’Or et à l’est du quartier Simplon Amiraux, délimité au sud par la rue Ordener et à l’est par l’infrastructure ferroviaire Paris-Nord.

  • « Située dans son prolongement, cette ancienne emprise ferroviaire des « entrepôts Ordener » est l’occasion de créer une continuité avec l’opération d’aménagement du 110/122 Poissonniers et de la relier à la rue Ordener. Cette opération doit répondre aux besoins de logements à Paris, tout en prenant en compte sa situation particulière en bordure du faisceau ferré et un projet des entreprises ferroviaires de création de voies pour les besoins de l’exploitation (garage, lavage) ».

Tout cela manque de poésie et on s’est déjà réjoui, sur ce blog, du travail effectué en contrepoint par les porteurs du projet alternatif à celui de la Mairie, réunis par et autour notamment de CapaCités, du collectif Dépôt Chapelle Ordener, d’ASA-PNE (Association pour le Suivi de l’Aménagement Paris Nord – Est).

On lit encore, sur le rapport de la commission d’enquête, le commentaire de la Ville suivant :

  • « La Ville étudiera l’éventualité d’introduire, au regard du contexte, une adaptation des modalités de détermination des plateaux de nivellement en limite de la rue Ordener, si les études en cours par la SNCF et son aménageur sur ce site démontrent dans les prochains mois une capacité d’intégration urbaine vis-à-vis de l’environnement urbain et une densité raisonnée ».

Dense avec raison

Sous le titre « Appréciation de la commission d’enquête », on apprend que celle-ci « prend bonne note du commentaire de la Ville », phrase récurrente de son long rapport. « La commission d’enquête note aussi qu’aucune décision ne peut être prise avant l’aboutissement des études en cours qui peuvent demander plusieurs mois ».

Ouf, dira-t-on, car la solution est incontestablement dans les études qui se dessinaient lors de la présentation publique du 31 mars 2016 par l’architecte urbaniste Isabelle Menu qui elle-même évoquait, comme à reculons, ce qu’elle disait être une ébauche de commencement de début de projet, sous les yeux gourmands des adjoints au Logement des Mairies de Paris et du 18e, dont les projets de 500 logements et plus encore seraient beaucoup moins hésitants.

« Créer des logements » est en effet l’objet premier des modifications du PLU, et on préfère le verbe créer évoqué ici à celui de produire retenu pour les combles de l’école Saint Bernard (Voir notre billet « La Ville maintient son emprise sur l’école Saint Bernard »).

« Selon la programmation prévisionnelle, une capacité de l’ordre de 500 logements est envisagée, avec une proportion d’au moins 50% de logements sociaux », poursuit le rapport. Le projet prévoit également d’aménager des « emprises à caractère économique » (« Les parties nord et sud-est pourraient accueillir des activités économiques »), d’intégrer des « équipements de quartier » et de « valoriser les espaces publics » :

  • « Deux équipements, l’un scolaire l’autre pour la petite enfance, seront implantés, répondant aux besoins générés par la construction d’un certain nombre de logements, dont ceux de l’opération. Un jardin sera créé, ouvert sur la rue Ordener ».

Enfin, sous le titre « Favoriser la nature en Ville » (le V majuscule indique une plume municipale ou une allégeance à la Mairie), on apprend que « les programmes de construction devront développer des espaces végétalisés en toiture et en façade ».

Une écologie de façade

Il apparaissait clairement, lors de la réunion du 31 mars, que les espaces verts étaient souhaités plus naturellement au sol afin qu’on puisse marcher dessus (se promener). Comme le relève le blog d’ASA PNE, « la question de la densité a été mise au centre des débats pour prendre date et indiquer que construire 500 logements dans ce secteur n’est pas raisonnable et que ceci se ferait au détriment de la qualité de vie des habitants et usagers actuels et futurs ».

Le collectif Dépôt Chapelle Ordener l’a posé également avec force sur sa page facebook et dans un flyer au titre plus franc et plus solide que les « circulations en mode doux », les « baladoirs » et autres « promenades en balcon » évoqués le 31 mars :

Flyers de

Flyers du collectif.

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