Vade retro !

L’OGEC rejette ses soutiens

  • Les avis de nos amis ne sont pas nos avis…

On se souvient que Cavé Goutte d’Or a déposé devant le Tribunal administratif de Paris, le 9 février dernier, un extrait de la page facebook des Amis de l’école Saint Bernard présentant un débat et un vote datant de juin 2015 en faveur du commencement des travaux sans attendre l’épuisement des recours contre le permis de construire accordé par la Mairie de Paris au projet d’extension de l’école sur le seuil de l’église Saint Bernard, monument historique.

Selon l’association, il se dégageait de ce débat une forme de défi à la loi, les amis de l’école votant clairement en faveur du commencement des travaux « avec le risque qu’un jour (…), si un juge tranche en faveur de la démolition de la moitié d’une école (????), nous soyons contraints de remettre le bâtiment dans son état initial ».

Entendons-nous bien : le défi à la loi ne réside pas dans le fait de commencer les travaux sans attendre l’épuisement des voies de recours, car cela est parfaitement légal. Il est dans le « chiche !? » qu’on lit dans le propos : les quatre points d’interrogation étant en effet dans le texte source, l’auteur du billet posté sur la page facebook des Amis de l’école Saint Bernard semble douter qu’un jour … un juge vienne trancher en faveur de la démolition de la moitié d’une école.

Si cette conversation est sans incidence directe sur la légalité du permis, elle met en lumière l’assurance de l’OGEC à déposer trois fois de suite le même projet (dans ses gabarits et donc dans son atteinte aux perspectives monumentales) et alimente le débat très actuel sur l’obligation de démolir l’édifice qui aurait été construit sans autorisation ou avec une autorisation qui serait jugée ultérieurement illégale (voir « Fuite en avant »).

Atténuée en effet par une disposition de la Loi Macron I qui a beaucoup inquiété et inquiète encore, l’obligation demeure dans le périmètre protégé d’un monument historique : « En recentrant la démolition sur les cas où elle est indispensable, notamment pour les constructions réalisées sans permis, mais aussi dans les zones protégées pour des raisons patrimoniales ou environnementales, l’article 29 permet au permis de construire de recouvrer son caractère exécutoire », indique en effet l’exposé des motifs de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques (voir notre étude sur le blog).

La défense de l’OGEC s’interroge sur « le sens » que pourrait avoir la reproduction des débats de la page facebook des Amis de l’école Saint Bernard qu’elle estime « partielle et décontextualisée »… tout en ajoutant, néanmoins, qu’il était « nécessaire de souligner que cette page facebook n’est pas une émanation de l’OGEC qui ne saurait en rien être engagé par les propos qui y figurent ».

 Les engagés

Certes, mais au moment même ou ses amis s’exprimaient dans les termes précités, l’OGEC, qui s’en démarquera ensuite, écrivait sur le site officiel de l’école à propos du recours de l’association Cavé Goutte d’Or :

  • « Ces circonstances fâcheuses n’empêchent aucunement, bien au contraire, de rester mobilisés, que ce soit via l’association des parents d’élèves ou par le biais des réseaux sociaux ».

Engagez-vous ! qu’y disaient, mais ne nous engagez pas ! Nouveau paradoxe du projet ou nouveau lapsus de l’OGEC ? La défense de l’OGEC semble en tout cas être familière de ce type de propos à l’emporte pièce. N’avait-elle pas évoqué dans son premier mémoire « l’impact du projet de l’OGEC sur l’école Saint Bernard », quand bien sûr il s’agissait de « l’impact du projet de l’OGEC sur l’église Saint Bernard », monument historique durement impacté. On peut sourire au lapsus, mais le projet de l’OGEC aura peut-être aussi un impact sur l’école Saint Bernard et sa gestion.

Quand les amis de l’école Saint Bernard
sont amis avec Cavé Goutte d’Or (et réciproquement)

En l’occurrence lors de l’opposition de Cavé Goutte d’Or à la tentative de la Mairie de Paris d’absorber l’école dans ses projets immobiliers (voir sur le blog des 5 juillet, 10 juillet et 11 juillet 2015) :

Publicités
Cet article, publié dans Articles, Église Saint Bernard, Défense du quartier, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s