Finissage

Friches, derniers jours ?

  • Nos amis et correspondants de Martigny, dont les liens avec la Goutte d’Or datent aussi d’une trentaine d’années (aussi comme la Politique de la ville), semblent suivre, comme par instinct, les diverses étapes de l’évolution du quartier.

En février 2012, le blog saluait déjà, au détour d’une ballade dans la « ZUS de Beaubourg », l’intuition de la Fondation Louis Moret qui exposait divers travaux sur la carte et le territoire (« Paris-Martigny parce que la carte est plus importante que le territoire ») ; puis, en avril de la même année, le blogmaster se voyait inspiré par le travail de Martin McNulty, alors exposé parallèlement à Martigny et à Paris, pour un billet sur les câbles souterrains dont se servait la SEMAVIP pour tirer les ficelles de ses projets de démolitions.

Ce week-end, au moment où se précipitent les constructions sur l’ancienne friche des 22-24 rue Cavé, créée par la démolition, elle-même précipitée, des petites maisons de Château Rouge saccagées, comme bien d’autres, par la SEMAVIP ; et où sont déposés et contestés en recours gracieux les plans du projet de construction censé remplacer les plumasseries Loddé et le jardin de la Goutte verte sur la friche Cavé/Stephenson, la Fondation Louis Moret annonce le finissage de son exposition des œuvres de François Pont, intitulée « Friches », dont la présentation indique :

  • « Des lignes d’encre noire griffent rudement l’espace, un paysage improbable s’esquisse dans lequel, parfois, un pinceau tendre fait couler un ciel renversé, les gris de l’eau et de la peinture. Tendues entre flux et impulsions, les gravures rehaussées de François Pont saisissent au passage des vues fragmentées de ces Friches urbaines, territoires devenus rares pour la sauvagerie des plantes. »

friches derniers jours

Un Morellet enkitché

Sans transition avec la friche, on doit observer que, pour la deuxième fois consécutive après « Cherchez l’erreur » du 15 janvier au 19 avril 2015, l’Institut des cultures d’islam de la rue Léon, établissement culturel de la Ville de Paris, cache son Morellet (œuvre qui fait partie de sa collection permanente) derrière une palissade dressée pour une exposition temporaire, cette fois-ci nommée « Kitsch ou pas kitsch ? ».

Depuis le 17 septembre 2015 et jusqu’au 17 janvier 2016, le François Morellet de l’ICI Léon (ci-dessous) est donc soustrait à la vue des visiteurs, qui pourront néanmoins se rattraper jusqu’au 6 mars 2016 avec l’exposition que le MAC/VAL consacre depuis le 24 octobre à cet « artiste des paradoxes », comme François Morellet est présenté sur le site du Musée d’art contemporain du Val-de-Marne.

Le François Morellet de l'ICI Léon.

Le François Morellet de l’ICI Léon ….

... masqué par la palissade de "Kitsch ou pas kitsch".

… masqué par la palissade de « Kitsch ou pas kitsch ».

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