En marches

Après l’église St Bernard classée MH, la rue Boris Vian classée ANRU ?

  • L’étude de rénovation urbaine annoncée sur le croisement des rues Boris Vian et de la Goutte d’Or est sur les rails
  • On aurait même exigé que l’appel d’offre soit réservé à des architectes, des urbanistes et des paysagistes ! Le rejet prétendu social de l’esthétique sera-t-il, à son tour, mis au rancart ?
Cavé Goutte d'Or en bonne place dans la recherche études urbaine Boris Vian

Avec « Felix culpa », Cavé Goutte d’Or en bonne place dans la recherche « étude urbaine Boris Vian ». Et pour cause ?! (Capture d’écran Google 30 novembre 2014).

Si le 2 mai (fête des Boris) est marqué depuis quelques années par des impromptus musicaux ou éditoriaux au bas des escaliers Boris Vian, côté Bibliothèque municipale (voir « L’urbanisme en chantant »),  le 30 novembre permet régulièrement de rappeler la date anniversaire de l’arrêté municipal décidant d’attribuer le nom de l’auteur de L’Écume des jours à une rue alors à peine ouverte dans les barres que la jeune ZUS offrait aux citoyens du quartier qui n’étaient pas encore invités à devenir citoyens conseils dans les conseils citoyens de la nouvelle politique de la ville (voir « Du bon usage des usagers »).

Il y a deux ans, à l’occasion du vingtième anniversaire de l’arrêté municipal du 30 novembre 1992 qui donnait le nom de Boris Vian à la voie AS/18 provisoirement tracée sur les plans, la Cohérie Boris Vian, relayée par les associations La Table ouverte et Cavé Goutte d’Or, alertait le maire de Paris sur l’état de délabrement de ce secteur (voir sur le blog : « Exercice de pataphysique in situ »). Le débat était lancé.

L’année dernière, la Cohérie Boris Vian interpellait à nouveau les autorités municipales qui, sous la plume de Daniel Vaillant, annonçaient une rénovation d’un espace public prématurément vieilli. Au terme de ses mandats successifs depuis 1995, le maire du 18e arrondissement écrivait en effet :

  • « Dans le cadre des dispositifs ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), j’ai demandé que soit lancée une étude urbaine visant à proposer une requalification de la rue Boris Vian et de la partie sous arcade de la rue de la Goutte d’Or. Ces deux espaces publics ont effectivement très mal vieilli et nécessitent une rénovation » (voir « Felix culpa : La Goutte d’Or Sud a très mal vieilli »).

Vers un vrai dénouement ?

L’étude urbaine annoncée devait « permettre de proposer des schémas d’aménagement qui seront soumis à la concertation », ajoutait Daniel Vaillant qui, à l’arrache cœur, consentait : « Il reviendra à mon successeur de faire réaliser le projet qui sera retenu ».

Éric Lejoindre reçut le message et entreprit de le faire avaliser par Anne Hidalgo : la réhabilitation de la rue Boris Vian et des arcades de la rue de la Goutte d’Or serait à l’ordre du jour de la campagne « Paris qui ose » (voir ci-contre).

Depuis quelques jours, si l’appel d’offre lancé le 4 octobre dernier a été suivi, la Ville de Paris a entre les mains un ou plusieurs projets répondant à la demande suivante :

  • « Réalisation d’une étude urbaine de l’espace public constitué du passage Boris Vian et des arcades de la rue de la Goutte d’or (…) visant à analyser le site et ses éléments structurants et à faire des propositions d’aménagement permettant sa revalorisation et la résolution des difficultés constatées en matière d’usages et de fonctionnement ».

Et de réserver « la prestation », « le pouvoir adjudicateur (devant) s’assurer que le candidat dispose de compétences en architecture, urbanisme, paysage et études techniques générales ».

Dans la promesse électorale, il était précisé : « Requalification urbaine des arcades de la rue de la Goutte d’Or et de la rue Boris Vian : nous soumettrons à la concertation les conclusions de l’étude urbaine en cours et nous réaliserons le projet retenu ».

On sait que la promesse électorale de soutenir le projet de promenade urbaine sous le métro aérien entre Barbès et Stalingrad demeure, après les élections, un combat qu’Action Barbès, auteur du projet, doit mener encore (voir sur le blog) et on croise les droits les doigts pour que ces promesses voient le jour, et le bon jour.

> Les escaliers de l’APUR
> L’Écume des jours dans « La ville en tant que corps » (revue Trans)
> À Lille, Boris Vian fait l’îlot
> Cavé Goutte d’Or alimente les pages de « Plus d’images pour ‘‘étude urbaine Boris Vian’’ »

plus d'images

Cinq images sont extraites du blog de Cavé Goutte d’Or (capture d’écran Google, 30 novembre 2014).

 

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