Affaire classée

Unanimité au Conseil de Paris pour protéger l’église Saint Bernard… et ses abords

  • Excellente intervention du conseiller EELV Pascal Julien, réponses utiles du premier adjoint Bruno Julliard qui reconnaît la «fragilité juridique» des permis contestés par Cavé Goutte d’Or, acquiescement aimable d’Éric Lejoindre.
Crédit Jean-Baptiste Gurliat. Mairie de Paris.

Le conseil de Paris. Crédit photo Jean-Baptiste Gurliat. Mairie de Paris.

Une fois rappelé que l’église Saint Bernard était aussi connue pour avoir abrité des sans papiers expulsés brutalement en été 1996 – ce qui, dit-il, aurait pu figurer dans le projet de délibération de la Mairie -, Pascal Julien a fait un développement très juste et très construit sur l’historique de la protection déjà acquise de l’église depuis son inscription le 26 novembre 2012, soulignant autant l’origine du processus de classement en citant nommément Cavé Goutte d’Or que l’ambiguïté de la délibération qui évoque une date de 1985 non documentée contre celle de 2012 (voir l’arrêté préfectoral du 26 novembre 2012 et l’interrogation de Jean-Raphaël Bourge sur la date de 1985).

« L’inscription oblige à consulter l’ABF », rappelle Pascal Julien dans l’enceinte du Conseil de Paris. Qu’en est-il, en conséquence, des trois permis qui auraient été accordés sans avis d’ABF dans les abords immédiats du monument historique protégé : comment ont-ils pu être accordés ? qu’en adviendra-t-il ?

Et le Conseiller Verts d’étendre son propos sur le caractère faubourien du quartier et le soutien apporté par son parti il y a déjà quelques années à la Commission du Vieux Paris qui souhaitait voir ce caractère protégé.

 « Fragilité juridique »

Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hildago et chargé de la Culture, répondit positivement à l’ensemble des observations de Pascal Julien, soulignant la « fragilité juridique » des permis actuellement soumis au Tribunal administratif de Paris, tout en esquivant un peu vite le rôle de l’exécutif sur le déroulé de ces recours.

Si la décision appartient en effet au Tribunal, la Ville est néanmoins partie à la procédure et appelée à déposer des conclusions écrites aux requêtes engagées par Cavé Goutte d’Or, ce qu’elle s’est abstenue de faire jusqu’ici, laissant sans réponse les contestations sur le CROUS (projet public porté par Paris Habitat aux 22-24 rue Cavé) et l’extension de l’école Saint Bernard (projet privé porté par l’OGEC Sainte Marie – Saint Bernard à l’angle des rues Pierre L’Ermite et Saint Bruno).

On retiendra l’élément clé de la réponse du premier adjoint : les dispositions du code du patrimoine liées à la protection d’un monument historique inscrit et ses abords « doivent être respectées quels que soient les porteurs du projet ».

 La geste architecturale

Intervenant en qualité de maire du 18e arrondissement, manifestement peu enthousiaste par le débat qui venait de se dérouler, Éric Lejoindre devait ajouter quelques considérations convenues sur «le respect des règles» et «l’équilibre à trouver» entre ce respect et les projets qui relèveraient de ce qu’il appelle des «gestes architecturaux».

On y reviendra dans ces pages et on se limite à signaler pour l’heure le tweet que Pascal Julien a immédiatement lancé : «Le caractère faubourien de la Goutte d’Or ne doit pas disparaître au prétexte de ‘’gestes architecturaux’’ bidons !».

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  1. Ping : E-lettre n°17 (oct. 2014) | paris 18

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