Subventions

Les « associations citoyennes » tombent dans le piège de la Mairie

  • Elles se voudraient parfois à l’image du quartier : municipalisées, orientées politique de la ville et subventionnées
  • Dieu merci, elles restent esthétiques !
Je te tiens, tu me tiens... (Logo du CAC).

Je te tiens, tu me tiens… (Logo du CAC).

Les candidats aux élections municipales 2014 ont planché le 14 mars à la Maison verte devant les associations – du moins les associations citoyennes – qui les avaient convoqués pour une interrogation orale précédée d’une interrogation écrite serrée sur ce qu’ils (les candidats) feraient pour elles (les associations citoyennes).

Le parterre de la Maison verte était naturellement composé en grande partie de représentants du monde associatif, dont le questionnaire précité avait posé comme préalable : « Le monde associatif est reconnu comme étant l’une des principales richesses du 18e arrondissement de par son nombre et sa diversité ».

Si une intervenante liée aux associations de parents d’élèves a félicité l’adjointe responsable des affaires scolaires aux prises avec les difficultés des rythmes, et une autre regretté le manque d’ouverture des associations (et des locaux associatifs et municipaux) aux initiatives théâtrales, il s’est trouvé quelques voix pour oser évoquer la relation parfois « un p’tit peu incestuo-osmo-autoritaro-envahissante » (comme on parle de l’architecture « un p’tit peu Blockhaus » du quartier) entre la Municipalité et les associations, – citoyennes toujours, il s’entend.

L’idée d’un audit a même été avancée dans les travées, et le Centre musical Barbara-Fleury Goutte d’Or serait parfois perçu davantage comme une vitrine sur l’extérieur que comme un lieu de ressources ouvert à l’intérieur.

360° au carré

Rachid Arar avait déjà évoqué cette problématique le 19 novembre 2013, au centre Barbara précisément, lors de la présentation du projet Studio 360° d’Accords croisés prévu sur la dernière parcelle libre sur le carrefour des rues Léon et Myrha en dénonçant « des investissements privés soutenus par des fonds publics dans un but d’intérêt privé et non socioculturel, encore moins dans le but d’offrir aux artistes du quartier la possibilité d’évoluer » (voir sur le blog).

Les « associations citoyennes », dont le questionnaire se voulait croire et assurer que « leurs initiatives répondent aux aspirations de la population » (lire le débat engagé sur ce point par la liste du Pari citoyen pour Paris 18 qui a décliné l’invitation du 14 mars) ont ainsi dû en rabattre un p’tit peu et, s’il est bien normal de montrer monter la barre très haut en période électorale, il conviendra ensuite de se souvenir de la discrimination pratiquée – ostensiblement quand ce n’est ostentatoirement – lors de la dernière mandature selon que les associations vont ou non dans le sens de la politique de ville décrétée comme bonne par les équipes de développement local.

On s’est déjà étonné, dans les pages du blog, du soutien de cochonnet qui a été  attribué par la municipalité sortante à la pétanque de la parcelle 360°.

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Merci pour le dessin emprunté à Catoune (à gauche) et pour la photo empruntée au Parisien (à droite).

pétanque

*

En 1991 déjà, les associations et…
« l’image de marque de la Goutte d’Or »

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