La Banquière (suite)

Jean-Yves Mano : « Je n’ai jamais eu de compte à régler à La Chapelle »

Affichage anticapitaliste en ZSP ZUS ZEP et Nulle Part Ailleurs (NPA).

Affichage anticapitaliste en ZSP ZUS ZEP et Nulle Part Ailleurs (NPA).

Jean-Yves Mano a menti à la représentation municipale comme Jérôme Cahuzac a menti à la représentation nationale.

On sait que l’ancien ministre du Budget a finalement avoué les mensonges qu’il avait proférés, les yeux dans les yeux, devant l’Assemblée nationale sur ses non comptes en non Suisse et à non Singapour. Jean-Yves Mano pour sa part, toujours adjoint au Maire de Paris chargé du Logement, et toujours patron de Paris Habitat déjà en délicatesse avec la CNIL (voir sur le blog), a proféré un mensonge sur la valeur d’un bien patrimonial qu’il a déclaré sans intérêt en cachant ostensiblement aux édiles les rapports des instances officielles chargées de l’évaluer et de le protéger.

C’est ainsi que la maison rurale du 83bis rue Philippe de Girard, partie du patrimoine municipal, datant de 1830, jugée de grande valeur par la Commission du Vieux Paris qui a demandé sa préservation et par l’architecte des bâtiments de France qui a déclaré à l’avance son éventuelle démolition comme « dommageable », a été littéralement jetée en pâture aux démolisseurs du quartier par Jean-Yves Mano qui, devant le Conseil municipal, l’a déclarée comme « sans intérêt architectural » dans un document peu discret, publié au BMO qui, du coup et tout médiapart, se donne de faux airs de Canard enchaîné.

Le système Mano à la criée

Mano à mano avec Vaillant vaillant (hiver).

Mano à mano avec Vaillant vaillant (hiver).

C’est en effet sans la moindre retenue, sans mensonge sur le mensonge, que Mano a menti à la représentation municipale.

Comme un observateur l’a dit sur les écrans mardi soir, Cahuzac a menti « de la pire manière, sur le pire sujet, au pire moment ». Mano, pour sa part, à la tête des « comités techniques » décidant souverainement et illégalement des démolitions de La Goutte d’Or et La Chapelle, a menti dans les formes (un exposé des motifs du maire de Paris), sur un sujet dont le monde politique et médiatique se moque (le dépeçage de Goutte d’Or et de la Chapelle) et au meilleur moment (au cœur de l’affaire Cahuzac monopolisant tous les mensonges de la République).

Mano à mano avec Vaillant vaillant (été).

Mano à mano avec Vaillant vaillant (été).

Trois recours se plaident la semaine prochaine pour tenter d’empêcher la démolition du 83bis rue Philippe de Girard, à l’angle de la future rue Romy Schneider, ainsi baptisée en hommage à une scène de « La Banquière » tournée dans la Mairie du 18e arrondissement de Paris. Un devant la Cour d’appel de Paris le 9 avril, deux autres devant le Tribunal administratif qui pourra ainsi examiner la légalité contestée du permis de démolir accordé le 18 juin 2010 et de la délibération du Conseil de Paris votée (en réalité non votée) le 11 décembre 2012 d’autre part. Les trois seront publiés sur le blog à compter du 5 avril.

On entend déjà Médiapart devant cette information citoyenne ratée : « Je demande pardon. Je suis dévasté par le remord. »

Publicités
Cet article, publié dans Actualités, Articles, Études, Politique de la ville, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s