Bébés pour tous

La Ville de Paris construit des logements étudiants, crèche comprise

À l'angle des rue Philippe de Girard et Romy Schneider (CGO 2013).

À l’angle des rue Philippe de Girard et Romy Schneider (CGO 2013).

On sait que, pour lutter contre la prétendue pénurie de logements étudiants, la Ville de Paris en fait des tonnes dans le secteur Philippe de Girard. Toujours cette idée de concentrer en un seul endroit, en l’occurrence dans le 18e Est, ce qui pourrait être réparti sur le territoire parisien.

Dupuy sans fond

C’est déjà – on s’en souvient – dans ce secteur dit Dupuy, du nom de l’ancien propriétaire des terrains, que la municipalité de Paris et son vaillant bras armé dans le 18e envisagent de démolir un bâtiment rural de 1830 pour construire l’habitat d’une soixantaine d’étudiants qui devront, en échange de leur toit, accompagner les devoirs des enfants en politique de la ville du quartier en politique de la ville (voir sur le blog).

Concentration d’étudiants aidés pour concentration d’enfants en difficultés scolaires dues en partie à la concentration des difficultés sociales en politique de la ville. La critique du programme semble partagée par les militants EELV qui, sur le modèle de la rue Affre récemment re-baptisée « rue des affreux investisseurs OLYMPUS DIGITAL CAMERAimmobiliers », ont placardé autour de l’impasse Dupuy, bien connue ici pour ses logements Pixels, des affichettes qui l’affichent mal : les mensonges de Jean-Yves Mano, maire adjoint au Logement, sur le patrimoine immobilier de la rue Philippe de Girard (voir sur le blog) estampillés « Impasse du Puits financier » par les Verts (photo ci-contre) alors que, justement, la concentration de la pauvreté architecturale et urbanistique dans l’Est du 18e arrondissement est présentée aux contribuables parisiens comme une économie, ainsi qu’il ressort des rapports du Comité technique décisionnel formé par Jean-Yves Mano et Michel Neyreneuf, responsables du Logement respectivement à Paris et Paris 18, qui décident démocratiquement seuls des démolissures qu’ils font subir à la Goutte d’Or et la Chapelle (voir sur le blog : Verbatim 2 et le compte rendu du Comité technique décisionnel du 11 octobre 2010).

Ni droite nigaude

On observe que, pour faire bonne mesure, les militants du puits financier de l’impasse Dupuy sans fond ajoutent à leur combat l’aéroport du premier ministre sur Nantes, ce qui devrait interdire la stigmatisation de la critique des politiques prétendument « sociales » menées à la Goutte d’Or et la Chapelle par la politique de la ville asociale. Cette critique n’est pas de droite, camarades ! tellement pas que François Lamy lui-même, actuel ministre réformateur de la Ville, critique aussi sainement que sereinement toute forme de concentration, ce que François Hollande avait critiqué avant lui lors de la campagne présidentielle il y a un an : voir notamment « Pas de ghetto dans la République que je veux » (texte publié dans notre page Études le 16 avril 2012) et « Le discours d’Aulnay » (article mis en ligne le même jour).

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