Publication judiciaire

Le Nouvel Obs, L’Express et nous

  • La politique de la ville bientôt condamnée
    à la demande de la Goutte d’Or ?

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L’Express du 20 février 2013, p. 62-63.

NOBSOn connait la chanson : Quand un marronnier rencontre un autre marronnier, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des histoires de marronniers !

ExpressC’est ainsi que le « spécial immobilier » de L’Express du 20-26 février 2013 (médaillon ci-contre) fait écho au « spécial immobilier » du Nouvel Observateur du 8-15 novembre 2012 déjà publié ici (voir notre billet « Communes pauvres » du 20 novembre 2012 et la page Politique de la ville du blog) : la Goutte d’Or est le quartier le moins prisé de la capitale en-dessous de 6.000 € le m², 5.900 dans Le Nouvel Observateur d’automne, 5.880 dans L’Express d’hiver, encore 20 € passés à la trappe en quelques mois.

On a déjà écrit ici que ce ne sont pas les prix surfaits au m² qui comptent, bien trop élevés même lorsqu’ils sont au-dessous de 6.000 €, mais la désignation de la Goutte d’Or comme quartier résolument cheap.

Cheap ’n dalle

Car ces échos de notaires viennent conforter les rapports désastreux sur la politique de la ville, fossoyeuse des quartiers, en l’occurrence fossoyeuse de la Goutte d’Or, entraînée depuis 1984 dans des politiques de prétendus soutiens qui se révèlent négatives au point d’avoir rayé le disque dur du site de la Mairie de Paris qui reproduit, malgré les investissements dans la « réhabilitation » de la Goutte d’Or Sud (1985-2000) et de Château Rouge (2000-2015), le même misérable slogan dont le webmaster municipal doit se dire qu’il reste mobilisateur :

  • « [09/01/2012] Situé au sud du 18e arrondissement, le quartier de la Goutte d’or, forme un rectangle entre le boulevard de la Chapelle, le boulevard Barbès, la rue Ordener et les voies de chemin de fer de la Gare du Nord. Le quartier se caractérise par un tissu d’habitat ancien fortement dégradé et une population immigrée très nombreuse (36% d’immigrés dans la population contre 18% à Paris). Les indicateurs font état de grandes difficultés économiques et sociales » (lien).
Voir Cavé

Montage paysagiste : le ministre de la Ville dans la gadoue de la SEMAVIP n’est pas un montage photographique (Photo Mairie 18).

Toujours « fortement dégradé » après bientôt trente années de « réhabilitation », la com’ de la Mairie semble vouloir le beurre et l’argent du beurre : vendre la politique de la ville passée (se glorifier comme Daniel Vaillant de « la métamorphose du quartier ») et vendre la politique de la ville future (« nos indicateurs font état de grandes difficultés économiques et sociales » donc merci les subventions). Et quand on voit le même Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement de Paris et donc de la Goutte d’Or depuis dix-sept ans, entraîner fièrement François Lamy sur le terrain vague de la Goutte verte lors de la récente visite du ministre de la Ville dans ce quartier sinistré (photo ci-dessus), on mesure combien le changement de cap souhaité par le ministre doit encore se libérer de l’autosatisfaction du maire.

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