Rétrospective 2012

Bilan très urbain à l’Olympic

L'Olympic, 19 décembre 2012.

L’Olympic, 19 décembre 2012.

Très urbain en effet, élégant de la parole au buffet en passant par le décor ; olympien aussi, bien sûr, avec le calme et la hauteur qui convenaient à la discipline, elle-même olympique s’il en est, de la rétrospective proposée, dans un espace qui, bien qu’entre deux moments de sa vie, recevait dans ses plus beaux atours historiens et architectes, urbanistes et juristes, édiles et administrés, EDL et associations officielles, notables et habitants du quartier, journalistes, militants et visiteurs venus comme en voisins, tous soucieux du patrimoine présent et à venir, de la marque donc de l’Histoire d’avant et de l’Histoire d’après, préoccupation élégamment formulée par Pierre Housieaux : « Il faut laisser de la place au patrimoine futur ».

Pierre Housieaux.

Pierre Housieaux.

Dans le tissu faubourien de l’Est parisien, étroit et dense, la formule du président de l’Association de Sauvegarde et de Mise en valeur du Paris historique rappelle judicieusement que le souci de la sauvegarde et de la mise en valeur s’associe parfaitement à celui de la modernité, le respect du passé à celui du futur via un présent attentif (« La ville bouge, la ville évolue, la ville vit »), et d’écarter le reproche souvent fait aux ‘‘gens du patrimoine’’ de ne se soucier que de vieilles pierres. La notion de « patrimoine futur » éclaire aussi positivement le sentiment de gêne qu’ont parfois les habitants de la Goutte d’Or d’être les contemporains des constructions qu’ils voient sortir de terre, des matériaux dont elles sont faites, de l’urbanisme sauvage qu’elles consacrent, – autant de traces (si encore elles demeurent) qui rappelleront leur passage, leur époque.

Une indigence pas indigène

Couv GOIl est bon de lire dans les ouvrages officiels, parfois publiés sous les auspices de la Mairie de Paris, que « l’indigence dont le quartier a dû se faire l’hôte » est reconnue par les experts, en l’occurrence l’historien Simon Texier dans Le 18e arrondissement. Itinéraire d’histoire et d’architecture (Éd. Mairie de Paris, Direction générale de l’Information et de la Communication, 2000, 2003, p. 114). Il est bon de lire François Loyer, également historien, rappeler que cette indigence n’est pas du cru, pas d’ici, pas du quartier et donc pas légitimement indissociable des lieux comme un faux récit misérabiliste tente de le faire accroire : « Qui, aujourd’hui, avec si peu de matière, saurait faire aussi bien ? L’art du fragment urbain est mené ici à la perfection », écrit M. Loyer dans « Naissance et beautés d’une physionomie populaire », sa contribution à La Goutte d’Or. Faubourg de Paris édité sous la direction de Maurice Culot en 1988.

MJDumontOn trouve aussi cette reconnaissance du simple dans les travaux de Marie-Jeanne Dumont, historienne de l’architecture et ancienne Secrétaire générale de la Commission du Vieux Paris, sur l’histoire du logement social en France, un logement dont l’organisation et la qualité n’étaient pas dénuées de soin, d’attention, de recherche du beau, voire d’inutile, comme les moulures au plafond, les cheminées à miroirs qui pouvaient caractériser le bâti social de la seconde moitié du 19e siècle (voir aussi ses développements aux Journées d’études de l’INHA).

Le bâti lui-même, relève Mme Dumont, est l’objet de l’attention des historiens qui y voient les marques d’un lotissement d’abord ouvrier puis bourgeois, ou s’embourgeoisant peu à peu au cours de la seconde moitié du 19e siècle, dont les immeubles simples mais bien construits avec de belles façades, comme le 5 rue Myrha est un exemple reconnu, « exceptionnel » selon Marie-Jeanne Dumont, participe du premier lotissement spéculatif du quartier. À cet égard, l’intervention de Rachid Arar sur les retombées économiques locales des opérations actuelles d’aménagement de la Goutte d’Or et Château Rouge (nouveaux lotissements spéculatifs ?) mettait bien l’accent sur l’appropriation du quartier par l’extérieur.

Indépendamment de toute question architecturale, comment en effet un quartier qui a créé tant de travail pour tant de sociétés du bâtiment peut-il demeurer, au fil des opérations, l’un des plus pauvres de Paris, où le taux de chômage est le plus élevé, les indicateurs de précarités les plus précaires selon les indicateurs eux-mêmes ?

Réhabilitation douce

Devant le discours officiel sur la métamorphose de la Goutte d’Or, il était bon encore d’entendre que la réhabilitation souhaitée par les historiens est jugée possible par les architectes de terrain, qui eux-mêmes la souhaitent d’ailleurs, souvent au prix de plus d’effort, moins de paresse. Ainsi de Xavier Brunquell, qui présente à l’assistance ses études pour la réhabilitation douce du 5 rue Myrha dont Cavé Goutte d’Or a demandé la protection au titre des monuments historiques (voir sur le blog ; et une version longue de la présentation de Xavier Brunquell à l’INAH), et de Violette Dullin qui regrette que l’on fasse « table rase de bâtiments de valeur et capables de survivre à des travaux de réhabilitation, quand ce qui se construit à la place est parfois misérable ».

Violette Dullin.

Violette Dullin.

Auteur notamment d’un projet de réhabilitation du célèbre 25 rue Stephenson en 2006 (époque à laquelle Bertrand Delanoë voulait qu’on le conservât – subjonctif de patrimoine ! – en raison de sa qualité architecturale, souvenons-nous), Violette Dullin ajoute à la dimension historique et architecturale la composante sociale du sauvetage des copropriétés : c’était alors pour un syndicat de copropriétaires illustrant la vraie mixité de la Goutte d’Or, rappelle-t-elle, que le projet de réhabilitation avait été demandé par un syndic, étudié par une Assemblée générale, voté dans des règles et majorités familières et familiales que le monde de Paris-Habitat tend à faire oublier dans une Goutte d’Or qui serait privée de ses copropriétaires, village social à la Domaine des dieux pour le coup très peu olympiens, fabriqué par l’occupant sans connaissance aucune de la réalité du terrain.

Et Violette Dullin de sourire devant la pauvre friche ou « jardin partagé » qui a pris place en novembre 2011 dans les décombres encore chauds des Plumasseries Loddé, friche finalement seule bénéficiaire de la pression mise par la Mairie du 18e pour que cet immeuble soit détruit vite : « Votre projet de réhabilitation va prendre trop de temps ; on est très très très pressé de faire cette opération », assurait-on à Madame Dullin et aux copropriétaires du 25 rue Stephenson dans les couloirs de la Place Jules Joffrin. Avant qu’on ne reconstruise, de petits arbustes auront poussé, ironise-t-elle aujourd’hui, et on sera alors très très très pressé de les déraciner.

Protection municipale

Le PLU ou « Plan local d’urbanisme » qui marque notamment les immeubles à protéger ou hachure les parcelles dignes d’attention, a retenu l’assemblée autour de l’idée d’inventaires, en l’occurrence d’inventaires des immeubles ruraux d’anciens faubourgs demandés par la Commission du Vieux Paris lors de son étude du 83bis rue Philippe de Girard, édifice dont Cavé Goutte d’Or a demandé l’inscription au PLU au titre de la protection municipale dans un courrier adressé en septembre 2012 à tous les élus du 18e arrondissement (voir sur le blog).

Selon Pascal Julien, adjoint aux Espaces verts de Daniel Vaillant et seul élu présent à la Saint Urbain de Cavé Goutte d’Or (qu’il salua d’ailleurs comme une réponse partielle à sa propre demande d’octobre 2011, voir sur le blog), le PLU est « un document illisible ». Marie-Jeanne Dumont, au contraire, le présente comme très lisible et très accessible, notamment sur internet, et en encourage l’appréhension, comme elle encourage le processus de protection municipale instauré en marge de la protection nationale à compter du premier mandat de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris (voir ses développements aux Journées d’études de l’INHA).

Olivier Russbach.

Olivier Russbach et la salle en miroir à l’écoute de Marie-Jeanne Dumont.

Olivier Russbach rappelle à cet égard que la Goutte d’Or et la Chapelle ont suscité plusieurs résolutions ou vœux de la Commission du Vieux Paris durant le mandat de Marie-Jeanne Dumont à son Secrétariat général jusqu’en été 2011, notamment (pour ce qui est des dossiers étudiés par Cavé Goutte d’Or) sur l’angle des 6 Léon/33 Myrha, sur les petites maisons des 22 et 24 rue Cavé, sur le 5 rue Myrha, le 83bis rue Philippe de Girard (voir aussi son intervention aux Journées d’études de l’INHA). Après l’arrêt sur le 5 rue Myrha, et les commentaires croisés de Marie-Jeanne Dumont et Xavier Brunquell, Florent Tesnier et Jean-François Cabestan ayant plus récemment encore visité l’immeuble, le débat s’est porté sur le 83bis rue Philippe de Girard, auquel le Conseil de Paris des 10 et 11 décembre 2012 vient de donner une actualité particulière (voir sur le blog).

Ambiance studieuse.

Ambiance studieuse.

C’est en effet à propos du 83bis rue Philippe de Girard que Jean-Yves Mano, maire adjoint de Bertrand Delanoë, chargé du Logement, a présenté un document indiquant que l’édifice était « sans intérêt architectural » alors que son intérêt est au contraire signalé par l’architecte des Bâtiments de France, la Commission du Vieux Paris et un rapport interne de la DRAC. En dépit de la délibération mensongère de M. Mano, au demeurant non votée le 11 décembre 2012, Mme Dumont a rappelé les caractéristiques du village de La Chapelle, l’habitat rural qu’il convenait de protéger dans ce secteur, habitat dont le 83bis rue Philippe de Girard était « un jalon important et rare ». « Au-delà de sa beauté intrinsèque, dit-elle, ce qui motive les avis de la CVP pour la préservation de ce bâtiment, c’est sa rareté : il est très, très, très rare ».

Cela dit, le patrimoine n’est pas qu’une question d’adresses, rappelle Pierre Housieaux, ou de bâtiments rares et prestigieux ; c’est aussi un coin de rue, une perspective, une ambiance. Le parcellaire en fait partie et Maurice Culot l’a bien développé dans l’étude sur La Goutte d’Or. Faubourg de Paris qu’il a dirigée en 1988 et lors de son intervention aux Journées d’études de l’INHA du 2 juillet 2012. Au soir du 19 décembre, Marie-Jeanne Dumont confirme les dégâts que peut provoquer sur ce point ce qu’elle appelle « l’effet domino ». Si vous démolissez un immeuble sur trois, vous déstabilisez les autres, et vous tentez l’aménageur de créer des parcelles plus aménageables encore… D’où l’effet barre d’immeubles, barre de rues, qui suit l’effet domino ; la perte d’un regard naturellement vertical au profit d’un regard horizontal forcé, surtout dans un quartier en fin de pente comme c’est le cas de la Goutte d’Or au pied de la Butte Montmartre.

Une parcelle faite aussi de culture

À cette logique cassée, qu’il a dénoncée dans le désert de 1984 (son grand article dans le journal Paris-Goutte d’Or) à 1988 (son livre témoin sur La Goutte d’Or, faubourg de Paris) puisque les barres des rues de la Goutte d’Or, des Gardes et Myrha ont suivi malgré tout, Maurice Culot ajoute aujourd’hui l’image culturelle du quartier qu’il convient, à ses yeux, de révéler et d’imposer. Il se lève devant le sol de l’Olympic en appelant l’assistance, et à travers elle le quartier, à prendre conscience du trésor qu’ils ont sous les pieds, du potentiel culturel de la Goutte d’Or qui peut être valorisé plus encore par des initiatives du type de celle-ci, en opposition frontale avec le misérabilisme officiel dont souffre le quartier.

Focus sur rampe et mosaïque.

Focus sur rampe et mosaïque.

La couverture du prochain Culot ?

La couverture du prochain Culot ?

« C’est aussi beau si pas plus que le Select ou la Closerie », assure Maurice Culot en faisant, debout, le descriptif du Café de l’Olympic, et en se disant prêt à collaborer à un beau livre sur les sols de cafés des années 1930 : « On mettrait celui-ci en couverture ! Alors on aura du mal à le démolir ou à le laisser devenir supérette ! Il faut sortir la Goutte d’Or de l’image misérabiliste dans laquelle on l’enferme. C’est un quartier qui a de très beaux bâtiments. Il faut arriver à les mettre en valeur. Pensez au Mont de piété du 36 rue Cavé ! »

« C’est magnifique que l’église Saint Bernard soit inscrite aux monuments historiques », ajoute-t-il : « C’est un apport considérable ». Selon lui, il convient de développer et révéler la richesse culturelle du quartier, lui donner une carte de visite. Gageons que, dans son plaidoyer culturel, Maurice Culot ne pense pas au « trek ethnique » que, selon Le Monde Magazine du 21 décembre 2012, le voyagiste d’affaires Atalante organise dans la Goutte d’Or (nous y revenons ici dans les premiers jours de 2013), ni aux cimetières de vieille palettes que la SEMAVIP voudrait voir le Palais de Tokyo dénicher dans ses friches trash (voir sur le blog).

Florent Tesnier, Nicole Bertolt et Olivier Russbach dans l'oeil du cyclone.

Florent Tesnier, Nicole Bertolt et Olivier Russbach dans l’œil du cyclone.

Sûr aussi que la famille de Boris Vian, qui se réjouissait de donner le nom de l’auteur de l’Assommoir – non Bert, non, justement pas l’Assommoir ! – l’auteur de l’Arrache cœur, de l’Écume des jours, des Fourmis à une rue neuve d’immeubles neufs pour un vieux quartier qu’on réhabilitait, ne pensait pas les voir enfermés, ce nom et ce quartier, derrière de tristes barres d’immeubles que l’on devrait réhabiliter à leur tour à peine vingt ans plus tard. Pour Nicole Bertolt, porte parole de Cohérie Boris Vian, « demander que la rue soit débaptisée serait un acte symbolique, un levier peut-être », mais il faut croire d’abord dans le sursaut du maire de Paris ou de son adjoint à la Culture, qui n’ont jusqu’ici ni l’un ni l’autre répondu à la lettre qu’elle leur a envoyée fin novembre à l’occasion du vingtième anniversaire de l’arrêté municipal qui donnait le nom de l’écrivain aux escaliers séparant l’église Saint Bernard de la salle de musique Barbara (voir sur le blog : «Exercice de pataphysique in situ», la lettre de la Cohérie Boris Vian à Bertrand Delanoë et Bruno Julliard).

Peut-être même que l’effet domino dont s’inquiétait Marie-Jeanne Dumont tout à l’heure, qui plait tant lorsqu’il s’agit de démolir plus pour reconstruire plus, incitera le président du Conseil de quartier Dominique Lamy, interpelé par les associations Cavé Goutte d’Or et La Table ouverte sur le même dossier (lire la lettre), à prendre la plume lui aussi pour leur répondre, après le mouvement qu’auraient amorcé dans ce sens ses collègues Delanoë et Julliard.

Le conseil de quartier ?

Claude Sauton.

Claude Sauton.

À cet égard, la proposition de Claude Sauton, membre d’un collectif d’habitants de la rue des Poissonniers, d’investir le Conseil de quartier – où, dit-il, se débattent « beaucoup de problématiques qui ne sont pas seulement de l’ordre du patrimoine » – paraît intéressante. Ainsi pourrait-on, en effet, proposer au président de cet organisme d’assurer son secrétariat et de répondre à sa place à son courrier en retard, forme d’entrisme qui permettrait peut-être (toujours l’effet domino !) aux associations et collectifs de quartier « d’établir un rapport de force », comme Claude Sauton semble l’appeler de ses vœux. Rapport de force au sein même du conseil pour commencer car, pour l’opération Boris Vian, Cavé Goutte d’Or et La Table ouverte ont sonné à plusieurs portes pour tenter, sans succès jusqu’ici, d’accéder à cet organisme plutôt secret et à l’exercice démocratique apparemment très rudimentaire. Doit-on rappeler ici qu’il est actuellement présidé par un adjoint au maire qui, comme Michel Neyreneuf, parle des habitants du quartier en termes de « types de populations ® » (vidéo), et évoque la protection du 83bis rue Philippe de Girard (un édifice « très, très, très rare », nous dit la Commission du Vieux Paris) comme inutile car, selon lui, « la rue comporte beaucoup d’autres exemples de cette architecture » (vidéo du CA du 3 décembre 2012, visionnée durant le débat du 19 décembre) ?

Pour une étude urbaine

De culture (dont l’article 1er de la Loi du 3 janvier 1977 rappelle que l’architecture est une expression) et de friches abandonnées dans la Goutte d’Or et Château Rouge (on se souvient que le blog en a comptabilisées douze dans sa proposition d’y installer des mobile homes pour sans abris pendant l’hiver – lien), il fut question aussi en filigrane (en creux pour le dire comme lui) dans les propos de Florent Tesnier, historien, sur le paysage urbain, notion dont il rappelle que, si elle peut paraître « un peu fourre-tout », elle reste « pratique et d’actualité ». En témoigne une récente « recommandation de l’UNESCO sur le paysage urbain historique », dont la Cité de l’architecture et du patrimoine indique qu’elle a pour objet de « mettre à jour les approches de la conservation urbaine, en prenant en compte tous les nouveaux concepts qui se sont développés pendant les dernières décennies dans le domaine de la conservation (les paysages culturels, la diversité culturelle, le patrimoine immatériel, etc.) » (lien).

Florent Tesnier.

Florent Tesnier.

Au-delà des nécessaires inventaires du patrimoine, ou cartographies des édifices à protéger, qui risquent à ses yeux de trop « frôler l’option muséographie du patrimoine », Florent Tesnier propose qu’une «véritable étude urbaine de la Goutte d’Or» soit menée, une étude incluant le bâti et le non bâti : les trous, les espaces, les strates, les noms de rues. « L’urbanisme n’est pas que du bâti, c’est aussi du vide », et dans ce qu’on appelle « l’écriture architecturale d’un bâtiment, c’est le trou qui fait la chose » (une idée qui, sous les doigts du blogmaster, fait aussi écho à l’écriture, voire à l’Écriture et ses lettres carrées, à l’entre les lignes, au langage, aux signes séparés par des trous, qui deviennent alors l’élément premier de lecture (voir ce lien à propos de Georges Bataille).

La demande d’une telle étude est ainsi faite officiellement par Florent Tesnier en cette première édition de la Saint Urbain à la Goutte d’Or, « une étude confiée pourquoi pas à des étudiants d’écoles d’archi », lance-t-il à Jean-François Cabestan. Pas une étude de valorisation pipée d’avance, précise-t-il ; pas un satisfecit qui serait confié à la Mairie de Paris, ajoute le blogmaster, mairie qui, malgré ses opérations dites de réhabilitation (ou à cause d’elles), débite encore et toujours sur son site une Goutte d’Or qui « se-caractérise-par-un-tissu-d’habitat-ancien-fortement-dégradé-faisant-partie-des-quartiers-prioritaires-connaissant-les-indicateurs-de-précarité-les-plus-élevés » ; non, « une vraie étude sur le bâti, les creux, les vides, l’atmosphère ».

C’est alors que, attiré par le vide, un jardin partagé aménagé en friche qui passait par là s’exclama : « C’est la première fois qu’on me traite d’atmosphère ! ».

« Atmosphère ? Atmosphère ! est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? »

Table de travail.

Table de travail.

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