Nuit du 4 août : Valls au 20 Léon

Le Préfet de Police de Paris saisi d’incurie(s)

Les grands esprits se sont rencontrés en cette nuit du 4 août 2012 ! Pendant que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls mettait au point sa liste des premières zones de sécurité prioritaires (ZSP), publiée le 4 août par Le Parisien, et après plusieurs années d’inaction sur les carrefours Léon/Laghouat, Léon/Panama/Suez, Léon/Myrha et Léon/Cavé, l’association Cavé Goutte d’Or  saisissait, le vendredi 3 août 2012 au soir, le préfet de police de Paris, Monsieur Bernard Boucault, des multiples infractions commises contre les personnes et les biens sur ce secteur et les multiples renoncements de la Ville de Paris, de la Mairie du 18e, du Commissariat dans le suivi des plaintes et signalements qui leur arrivaient de toutes parts.

L’association agit au nom de ses membres, dont le syndicat des copropriétaires du 20 rue Léon (photo), immeuble sinistré par la politique de sécurité inactive mise en place dans le cadre de la politique de la ville, elle-même mise en place pour maintenir le quartier en ZUS (zones urbaines sensibles) depuis trente ans.

Escalier intérieur conduisant à la salle de bal de 1934 (CGO, 2012).

Pour obtenir le brevet de zone de sécurité prioritaire (ZSP), il est préférable d’avoir obtenu auparavant celui de ZUS. C’est comme un plan de carrière, et on sait qu’en matière de carrières, le quartier est blindé ! 

Dans sa lettre de saisine du Préfet de Police, l’association recense les crimes et délits signalés en se limitant aux huit derniers mois d’inaction des autorités interpellées quotidiennement par les habitants du 20 rue Léon. Elle souligne que plusieurs des actes référencés (proxénétisme, violence sur personnes, menaces, entraves à la liberté de mouvement, violations de domiciles…) sont susceptibles d’être poursuivis d’office et auraient dû l’être. Elle évoque la responsabilité pour faute civile ou administrative des représentants de l’autorité qui n’auraient pas entrepris ce qu’il convenait d’entreprendre face aux informations qui leur étaient communiquées. 

Appelez-moi !

L’ironie veut que les responsables de la copropriété, jeunes habitants de l’immeuble ou du quartier, étrangers et peu perméables aux préjugés extérieurs dont ce quartier est l’objet de la part de qui voudrait s’en servir, se sont approchés des responsables de la Mairie du 18e à la suite d’un communiqué du cabinet de Daniel Vaillant qui, suite à une « réunion de travail sur l’insécurité », les y invitait à la mi-décembre 2011. Les échanges se sont prolongés au cours des huit mois suivants avec deux personnes du cabinet du maire : Olivia Bissiau, chargée de communication, et Carole Bourguet, dont la carte de visite électronique est impressionnante, chargée qu’elle est de la Prévention, de la Tranquillité Publique, de la Santé, des Toxicomanies, de la Médiation, de l’Accueil des Usagers, et du Bureau des Temps.

L’Olympic en stand by (juillet 2012).

Or, de tout cela, rien. Les derniers échanges de courriels entre les administrés sinistrés du 20 rue Léon et l’administration du 18e arrondissement de Paris (et du Temps, il est vrai) sont restés aussi vains que vaines sont déjà les rodomontades lancées par Daniel Vaillant aux télévisions du chassé-croisé de ce week-end du 4 août concernant la délinquance dans son quartier, son quartier à lui depuis dix-sept ans (voir sur le blog : « Valls sonne le glas de la politique Vaillant/SEMAVIP »).

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