Friches en stock (suite)

La SEMAVIP vend une nouvelle parcelle de la Goutte d’Or

Photo BB, mars 2012.

La société immobilière qui ravage la Goutte d’Or avec le soutien actif de la Mairie du 18e et la complicité aimable de la Mairie de Paris fait dans l’humanitaire soft.

La SEMAVIP annonce en effet qu’elle « lance une consultation afin de désigner un opérateur ou groupement d’opérateurs chargé(s) de concevoir et de réaliser un immeuble d’activités de l’économie sociale et solidaire dans le secteur d’aménagement de Château Rouge à Paris 18ème » (voir l’appel d’offre).

« Cette consultation vise la cession des droits à construire de la parcelle située 50 rue Polonceau Cour / 23 rue Richomme portant sur un programme immobilier de 300 m² SHON environ ».

On observe que, là où on pensait lire « droits à construire sur la parcelle », on lit « droits à construire de la parcelle », comme si ces droits appartenaient à la parcelle, – ce qui est sans doute le cas dans le jargon des démolisseurs, puisque aussi bien ils ne voient que des parcelles là où il y a encore des immeubles (voir Verbatim Château Rouge 2).

Jardin nomade des rues Richomme et Polonceau, Journées européennes du patrimoine, septembre 2011.

Le lieu à céder est connu du quartier pour avoir hébergé un de ces magnifiques jardins nomades dont il a le secret (photo) et on ajoute que le conférencier de Cavé Goutte d’Or, ici lors des promenades organisées par CGO pour les Journées européennes du patrimoine, n’est pas à vendre.  

Deux avril, deux

C’est au lendemain du 1er avril qu’a été fixée la date limite de réception des offres, des fois que Cavé Goutte d’Or aurait voulu faire une farce aux promoteurs immobiliers en proposant une activité sociale et solidaire de son cru et de dernière heure.

De fait, on tarde à savoir si la SEMAVIP aura plus de chances avec cette offre-ci qu’avec celle qui l’avait contrainte à envisager une carrière dans la culture, à l’angle des rues Myrha et Léon.

Madame Belin a sa carrière derrière elle

À propos, on observe avec intérêt qu’à force de lire le blog de Cavé Goutte d’Or et les mémoires de riverains devant le Tribunal administratif, la patronne de la SEMAVIP (qui n’a encore gagné aucun procès au fond contre lesdits riverains) a renoncé à invoquer fallacieusement le sous-sol prétendument fait de « nombreuses carrières ».

Quand bien même, en effet, le sous-sol de la SEMAVIP était carriériste au 25 rue Stephenson/2 rue Cavé (mensonge n° 1), au 4 rue Léon(mensonge n° 2) et au 7 rue Myrha (mensonge n° 3), eh bien, il ne l’est plus au 30 rue Affre, pourtant du même tonneau.

Le blog suit jour après jour, sinon encore « d’heure à heure » comme on le dit au Tribunal de Grande Instance, l’évolution (plus lente que prévue) de la démolition du carrefour Affre/Myrha, que la SEMAVIP, après l’avoir annoncée officiellement pour novembre-décembre 2011, envisage d’entreprendre plus globalement encore, en joignant le 30 rue Affre au 32 rue Affre/7 rue Myrha (objet d’un recours pour excès de pouvoir devant le Tribunal administratif), et plus si affinités.

Paris Plage à la Goutte d’Or

Après avoir renoncé à l’opération Paris Ski sur la butte de Montmartre et la colline du square Léon, les services panem et circenses de la Ville de Paris qui voulaient calmer les ardeurs militantes de notre quartier cherchent actuellement à récupérer le sable de la Goutte d’Or pour faire une mini-plage à l’angle des rues de Suez et de Panama.

Carrefour Léon/Laghouat, mars 2012.

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