Verbatim Château-Rouge (2)

Évolution de l’urbanisme dans le quartier Goutte d’Or/Château Rouge

Rappel – Le débat du Conseil du 18e arrondissement de Paris du 10 octobre 2011 a fait l’objet d’un premier article publié sur le blog le 19 octobre 2011.
Aujourd’hui, le blog de Cavé Goutte d’Or revient plus précisément encore sur la déconstruction nécessaire de ce débat, très instructif sur le processus décisionnel de la politique de démolition de la Goutte d’Or. Qui choisit de démolir ? pourquoi ? sur la base de quels critères ? Et qui décide des projets de reconstruction ? des architectes ? de l’intégration dans le paysage urbain existant tel que l’exige le plan local d’urbanisme (PLU) ?
Afin de pouvoir suivre ce débat d’un peu plus d’une heure, le film intégral a été découpé en six parties de treize minutes environ chacune, six chapitres qui permettent au lecteur du blog de suivre dans le détail chacune des interventions dont le verbatim des passages les plus importants est présenté ici, chapitre par chapitre, assorti des observations de Cavé Goutte d’Or, distinguées du verbatim par la couleur du texte.
Les trois premiers chapitres sont publiés aujourd’hui. La suite interviendra plus tard. Pour faciliter l’étude de ce débat, nous y avons ajouté des titres. Les liens renvoient aux films sur youtube, les numéros au début de la séquence transcrite.

*

Chapitre 2 : « Comment se passent les décisions » (13 minutes 44)

Dans le prolongement de la question écrite de Sylvain Garel à Bertrand Delanoë, et de l’entretien avec Cavé Goutte d’Or dans lequel M. Garel avait qualifié de comités Théodule les désormais célèbres « comités techniques décisionnels » réunis par la Mairie du 18e arrondissement de Paris et la SEMAVIP sur le devenir des immeubles confiés à cette dernière, le voeu de Pascal Julien s’inquiétait de voir la décision entre réhabilitation et démolition /reconstruction prise « par des ‘‘Comités techniques décisionnels’’ où siègent notamment la société demandeuse du permis de démolir (6 personnes sur 22) et les Directions de la Ville qui seront chargées, un an plus tard, d’instruire la demande de permis ! »

Piqué au vif par le renvoi ironique de Sylvain Garel à la célèbre petite phrase du Général De Gaulle sur les comités Théodule, expression servant depuis à qualifier les comités chargés d’enterrer un dossier, l’adjoint à l’Urbanisme, lui-même cheville ouvrière des « comités techniques décisionnels » dans la Goutte d’Or et Château Rouge, explique leur fonctionnement à ses collègues du Conseil d’arrondissement.   

Les « Comités techniques décisionnels »

Le siège du Comité technique décisionnel au coeur du 25 rue Stephenson, réhabilité pour l'occasion (image Valparaiso).

00:00-03:37 « Comment se passent les décisions face une parcelle pour dire : ‘‘On va démolir ou on va réhabiliter’’ ? », demande Michel Neyreneuf en introduction de son exposé.
             Et on va voir, en effet, que les décisions se passent, plus qu’elles ne se prennent. 
             « Les comités techniques décisionnels respectent complètement le fonctionnement administratif et politique de ce qu’est une mairie, poursuit-il :
             » Les seuls décisionnels sont les élus.
             » Il y a :
» – le représentant du maire de Paris ;
» – le représentant de l’adjoint à l’Urbanisme ;
» – le représentant de l’adjoint au Logement ;
» – évidemment le représentant du cabinet de l’adjoint aux Finances, parce que c’est un élément important ;
» – la Mairie du 18e.
             » Ce sont eux qui tranchent », par opposition aux techniciens dont les décideurs s’entourent (SEMAVIP, BET ATHIS, architectes, directions de l’Urbanisme, ABF, parfois la CVP, etc.) « Je dis bien que les décideurs, ce sont les élus ».
             Généralement, la décision est obtenue par consensus, poursuit l’adjoint ; « parfois les Finances se font un peu violer, mais on a l’habitude ». À défaut de consensus, l’arbitrage du maire de Paris est sollicité.

Observations de CGO : Deux règles semblent émerger de cette déclaration. La première énumère les élus décideurs, la seconde indique que ces élus décident seuls.
             Or, des comptes rendus régulièrement publiés sur ce blog, il ressort :

1. Sur la représentation des élus

  • Le comité réuni le 29 juin 2005 se prévalant d’« un caractère décisionnel sur 14 immeubles », ne réunissait, comme élu de la Ville de Paris, que Monsieur Mano (Logement), en l’occurrence une personne représentant son cabinet, aux côtés de Monsieur Neyreneuf, représentant la Mairie du 18e. Le cabinet du maire (de Paris) et celui de l’adjoint à l’Urbanisme (alors M. Caffet) étaient excusés.
  • Le Comité réuni le 10 septembre 2010 ne comptait que le cabinet de M. Mano aux cotés de M. Neyreneuf.
  • Le comité du 19 décembre 2008, qui prétend avoir « examiné le devenir de 7 immeubles », ne comptait pour sa part que quatre personnes au titre d’élus de la Ville de Paris sur les vingt-deux réunies, soit, toujours aux côtés du représentant de la Mairie du 18e : un représentant du cabinet de M. Delanoë, deux représentants du cabinet de M. Mano (adjoint au Logement) et un de celui de Mme Hidalgo (adjointe à l’Urbanisme).

             De ces trois exemples, il ressort aussi que les Finances ne sont jamais mentionnées comme présentes, quand bien même la réponse à M. Julien assure qu’elles sont « évidemment » présentes, parce que, au risque de s’y voir « parfois un peu violer », elles sont « un élément important ».

2. Sur les conditions du vote

             Le compte rendu des « Comités technique décisionnels » examinés ici ne contient jamais de précision sur les conditions du vote. À titre d’exemple pour feu le 25 rue Stephenson, on lit point par point les séquences suivantes (page 2 du compte rendu) :
« – La SEMAVIP souligne que le projet de réhabilitation est cher pour une mauvaise rentabilité des surfaces ;
» – Michel Neyreneuf rappelle que la démolition/reconstruction est préconisée par le commissaire enquêteur (interprétation sollicitée du rapport du commissaire enquêteur et dénoncée comme telle dans le mémoire des requérants contre le permis de démolir). Il plaide pour la démolition ;
» – Dominique Herla-Doucot (architecte des bâtiments de France) indique qu’elle n’est pas opposée à la démolition mais que l’immeuble existant est un exemple modeste et très juste d’angle et elle exprime le regret de sa disparition ;
» – Jean-Claude Garcias (architecte du cabinet TGT, coordinateur de l’opération Château Rouge, NDLR) souligne qu’il y a une perte de quatre logements avec le projet de démolition/reconstruction et que la création de parking n’est pas indispensable dans le quartier ;
» – La démolition/reconstruction est actée ».
             Il semble donc que le seul plaideur cité comme tel (« Michel Neyreneuf plaide pour la démolition ») ne s’entoure d’aucun élu de la Ville de Paris. Aucun d’entre eux n’est en effet mentionné dans le très court compte rendu du processus de décision, qui englobe en revanche trois entités censées ne pas décider (« Je dis bien que les décideurs, ce sont les élus », a en effet expliqué plus haut Michel Neyreneuf au Conseil d’arrondissement ). Ces trois entités sont :
– la SEMAVIP (« réhabilitation trop chère ») ;
– l’architecte des bâtiments de France (« pas opposée à la démolition » de ce dont, néanmoins, « elle exprime le regret de la disparition » – on observe que, pour des décisions de ce genre, le rédacteur du compte rendu devrait lui-même être connu) ;
– l’architecte du cabinet coordinateur du projet Château Rouge, qui semble pencher pour la réhabilitation.

Étude de cas particuliers

Une fois présenté le fonctionnement de ses comités, l’adjoint à l’Urbanisme répond à son collègue de l’Environnement sur les cas particuliers évoqués par ce dernier dans son voeu.

25 rue Stephenson : Y a pas photo

03 :35 « On trouve pas d’image du 25 rue Stephenson », annonce l’adjoint à l’Urbanisme, sans mesurer le comique de situation de cette sentence. La salle reste de marbre, néanmoins.
             » Non, vous la trouverez pas », lance-t-il à la machine qui avait projeté peu avant des images de réhabilitation hors secteur Château-Rouge (voir film n° 1, séquence 10:17) et qui s’emballe maintenant à vouloir chercher les anciennes plumasseries Loddé. « Vous la trouverez pas puisqu’il est détruit actuellement et que les photos, je viens de les faire ».

« On trouve pas d'image du 25 rue Stephenson » (Michel Neyreneuf, 10 octobre 2011) - Photo OR

             Et de proposer un historique du 25 Stephenson de 2006 à 2008, rappelant les incendies (« les tentatives d’incendies », dit-il dans une étrange formule), les évacuations, arrêtés de périls et autres aléas propres aux immeubles mal entretenus de la Goutte d’Or/Château-Rouge.

Observations de CGO : On rappelle que, bien au-delà de 2006, l’histoire de ce bâtiment remonte à 1856 pour sa période ante-parisienne, à la décennie 1990 pour les problèmes liés à son défaut d’entretien au sens contemporain, aux années de l’association Paris-Goutte d’Or pour la connaissance de ces problèmes par le futur adjoint à l’Urbanisme et au Logement, et au début de la première mandature Delanoë/Vaillant pour les échanges musclés entretenus avec les associations de sans-papiers et de mal-logés (voir les comptes rendus d’entretiens et les reportages publiés dans le journal en ligne www.le-militant.org notamment en 2002 et 2003, un appel aux élus socialistes concernant le 25 rue Stephenson de 2006, un reportage de l’École des Beaux-Arts de Rennes, de 2006 également).
             Limiter l’historique à la période 2006-2008 (incendie-DUP) revient à justifier le retard avec lequel la Mairie du 18e a pris conscience du problème, et souligne combien elle a laissé empirer une situation d’autant plus maîtrisable au début des années 2000 qu’elle l’était encore parfaitement en juin 2008, lors de l’étude effectuée par l’architecte Violette Dullin pour les anciens copropriétaires. 

06:30 Après l’historique limité aux années 2006-2008, sont évoqués une « réhabilitation impossible, les étages de différentes hauteurs, pas aux normes d’aujourd’hui… Aller réhabiliter ce genre de choses pour faire du logement aux normes, c’est un peu compliqué ! »

Observations CGO : Il faudrait donc que les logements anciens soient déjà aux normes d’aujourd’hui pour pouvoir les réhabiliter. Par exemple, les logements construits dans la phase Goutte d’Or Sud, bien carrés et aux normes, peuvent être réhabilités, et – vu leur état de délabrement actuel, après une petite vingtaine d’années de services – on ne doute pas qu’ils le soient bientôt.  

07:05  Vient ensuite la densité, trop grande densité (plus de 90 lots à l’époque) ; puis la dégradation suite à l’incendie de septembre 2006.

 08:03 Interjection de Daniel Vaillant : « Il faut peut-être dire aussi que la façade était dégueulasse ».
             Rattrapage de Michel Neyreneuf : « La façade n’avait pas d’intérêt. Ce qui présentait de l’intérêt, c’était la forme. La façade avait été ravalée au béton les années précédentes et ne présentait grosso modo plus aucun intérêt en terme patrimonial, même si la forme, en tant que telle, c’était un peu différent ».

Observations CGO : La tentative de Daniel Vaillant de renforcer l’argumentaire de son adjoint se révèle contre productrice.
             En qualifiant en effet de « dégueulasse » la façade que Bertrand Delanoë voulait conserver, Daniel Vaillant donne à Michel Neyreneuf l’occasion de rappeler que le bâtiment présentait de l’intérêt : « Ce qui présentait de l’intérêt, c’était la forme », indique l’adjoint à l’Urbanisme en distinguant la façade ravalée (mais dé-ravalable) et la forme du bâtiment.
             On rappelle qu’outre Monsieur Delanoë, qui avait signalé très tôt « la qualité architecturale de l’ensemble immobilier, notamment sur la partie donnant rue Cavé » et indiqué que « la démolition n’en était pas souhaitée » (voir son Exposé des motifs de 2006 souvent cité ici), l’architecte des bâtiments de France avait mis en lumière le caractère « modeste et juste » de cet immeuble d’angle dont elle « exprimait le regret de sa disparition », autant de nuances que l’interjection brute de Daniel Vaillant met a contrario en relief.

24 rue Cavé : Y a presque pas photo non plus

08:30 Contrairement au 25 rue Stephenson, l’adjoint à l’Urbanisme a une photo pour le 24 rue Cavé ! Mais c’était moins une : « Comme vous le voyez, lance-t-il à l’assistance, le 24 rue Cavé, c’est ce qu’il y a derrière les palissades, là bas au fond, palissades qui ont été installées justement pour le détruire ».

24 Cavé : Lapalissade, octobre 2011 (BB)

             Puis il explique : « La parcelle avait été transmise à La Foncière Logement, puisqu’on est dans le cadre de leur rue. La Foncière Logement a travaillé l’opération dans tous les bouts et nous a dit : ‘‘J’en veux pas. C’est une parcelle sur laquelle je peux rien faire, je vous la laisse’’». 
             Dont acte, se lamente le narrateur : « On prend un autre bailleur et on demande à Paris Habitat puisque Paris Habitat a en réalité les immeubles qui sont juste derrière (la barre de rue des 19-27 Myrha, NDLR), donc des cours communes. Paris Habitat travaille la question en long, en large et en travers et dit : ‘‘La réhabilitation, je n’y arrive pas. C’est pas que je n’y arrive du point du vue technique, c’est pas ça. C’est du point de vue financier, ça sort pas (…) La seule chose que je peux faire c’est du logement étudiant, et pour cela j’ai besoin de le détruire’’. D’où la décision qui a été prise ».

Observations de CGO : Il est expliqué ici que « les Finances qu’il faut parfois un peu violer» décident. Mais quelles Finances ? puisque celles de la Ville de Paris ne sont jamais présentes aux « Comités techniques décisionnels », du moins sur le papier des comptes rendus. Réponse : les finances des promoteurs immobiliers qui ne « sortent pas » les projets. Deux promoteurs immobiliers, appelés « bailleurs sociaux » par ricochet de l’expression « logements sociaux » attribuée aux bâtiments asociaux qu’ils vont construire et gérer, sont ici à la manœuvre et, tels de petites agences de notation, ils notent les projets de réhabilitation de la Commission du Vieux Paris. D’abord on leur attribue une rue (« On est dans leur rue », dit en substance le politique), ensuite on leur confie un immeuble que la CVP veut conserver, puis ils répliquent , à tour de rôle : « On n’en veut pas, ça vaut rien, on peut pas sortir avec », et le politique s’écrase : « D’où la décision qui a été prise », explique-t-il.

5 rue Myrha : Un dangereux cinq à sept

Le 5 Myrha (Photo BB, août 2011)

11:05 Le projet de réhabilitation du 5 Myrha ne pouvait pas « sortir », lui non plus, car il n’y avait, explique-t-on, pas d’accès au cœur de l’immeuble sans devoir casser les façades, a priori protégées. De même pour le 30 rue Affre, qui pourtant n’est – lui – l’objet d’aucun  projet de réhabilitation connu.

Le 7 Myrha (Photo MD, novembre 2011)

Le 7 Myrha (Photo MD, novembre 2011)

Son coursin du 9 (Photo MD, novembre 2011)

            Traduction : l’immeuble occupant la parcelle du 7 Myrha et du 32 Affre, immeuble d’angle presque jumeau de son vis-à-vis du 9, empêche l’accès intérieur au 5 Myrha et au 30 Affre. Qu’à cela ne tienne, le 7 serait démoli : « Il se trouve que, par le biais des analyses qui ont été faites, le 7 Myrha a finalement été rajouté », expose M. Neyreneuf au Conseil d’arrondissement, « et c’est parce qu’il y a le 7 Myrha – mais ce n’est pas la raison pour laquelle nous l’avons rajouté », précise-t-il comme si l’assistance pensait à mal – « mais c’est aussi le fait que le 7 Myrha a été rajouté », reprend-il sans reprendre totalement le fil, « c’est lui qui va nous permettre de réaliser l’opération ; parce que ça va nous permettre de démolir le 7 Myrha et le 32 Affre, de conserver le 5, et non seulement de conserver le 5 mais de faire du logement digne, accessible dans le 5. Si on réhabilite le 5 tout seul, on ne peut pas faire d’ascenseur, donc on ne peut pas faire des logements accessibles et on fait des logements qui, à l’intérieur, sont des logements inconfortables (…) ». Et de préciser que la réhabilitation du 5 fera passer le m² de l’ensemble de l’opération de 5.000 € à 6.000 €. 
             Moralité : on détruit un bâtiment d’angle, le 7 Myrha / 32 Affre, pour pouvoir construire un ascenseur pour le 5 Myrha. C’est sans doute cela qu’on appelle ascenseur social.

Observations de CGO : Le processus décrit est un cas d’école. Le 7 rue Myrha arrive à point nommé, si nommé que la décision de la Ville sur sa démolition est escamotée. L’adjoint en bredouille : « Il se trouve que… », « par le biais des analyses qui ont été faites… », « nous l’avons rajouté… », « mais ne croyez pas que… ». Il veut dire que le 7 Myrha a fait l’objet d’une DUP et est entré ainsi légalement dans l’escarcelle de la SEMAVIP. Cela est une chose, mais il ajoute une dimension étrangère à la DUP. Il assume et laisse assumer que l’ajout d’un bâtiment à l’opération Château Rouge implique, voire entraîne sa démolition : le fait qu’il a été rajouté « va nous permettre de démolir le 7 Myrha et 32 Affre », est-il indiqué.
             Cette systématisation – entrée dans le porte feuille de la SEMAVIP = démolition – est ici comme « actée » par le représentant de la Mairie du 18e, en dehors pourtant de toute légalité. Une fois un immeuble entré, par déclaration d’utilité publique, dans l’opération d’aménagement, il demeure en effet protégé par la Convention d’aménagement. Or cette convention, comme les lecteurs de ce blog le savent bien, contient deux dispositions :
– l’article 2c qui dit que les immeubles confiés à la SEMAVIP ne peuvent être détruits que « si nécessaire » ;
– l’article 2d qui organise un système d’examen préalable fait d’un diagnostic technique et d’une étude comparative, architecturale et financière, entre la solution réhabilitation et la solution démolition/reconstruction, aux fins de permettre la décision de la Ville, que la Ville s’est expressément réservée.
             Et ici, il n’y a aucune décision de la Ville, pas même de « Comité technique décisionnel » qui tenterait d’en faire office. Le 7 rue Myrha serait détruit du seul fait du prince. Il faut ajouter que l’histoire de l’ascenseur vient troubler la première version : on a expliqué longtemps en effet que le 5 Myrha ne pouvait pas être réhabilité faute d’accès arrière qui éviterait de casser la façade ; puis on raconte que, sans casser le 7, on ne pouvait réhabiliter le 5 aussi confortablement que souhaité, avec un ascenseur notamment… Louis-Philippe, demandeur d’un logement sans ce bel immeuble à la façade de son temps, se serait contenté d’un petit 5e sans ascenseur, ma foi, avec une jolie vue arrière sur les anciennes plumasserie Loddé qu’il n’a pas connues, lui non plus.   

Les deux autres exemples évoqués – l’angle des 33 rue Myrha/2 rue Léon et la barre des 19-27 rue Myrha – sont traités dans le film n° 3 et le Verbatim qui suit, intitulé : « Comment se passe le travail de l’architecture ». 

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