Poor Standard salue la SEMAVIP

L’agence de notation Poor Standard (pauvre norme) invente le AAA+ en hommage à l’audace avec  laquelle la SEMAVIP ment à la Direction de l’Urbanisme de la Mairie de Paris pour mener à bien ses opérations immobilières dans la Goutte d’Or. Hidalgo se félicite d’avoir gérer le dossier sans Borne pendant plus de deux mois.

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On se souvient que la directrice générale de la SEMAVIP, Mme Marie-Anne Belin,  s’applique à prétendre, dans ses demandes officielles de permis de démolir la Goutte d’Or, que le sous-sol de ce quartier est « fragilisé par la présence de nombreuses carrières » alors qu’il est avéré de toutes parts qu’il n’y a, au contraire, aucun indice d’anciennes carrières sous les bâtiments qui sont actuellement les proies de la Société d’économie mixte d’aménagement de la Ville de Paris.

Trop fort

Ce qui a convaincu Poor Standard d’attribuer le prix spécial du pauvre standard à la SEMAVIP est la persistance avec laquelle Marie-Anne Belin ment à l’Administration. Elle a en effet menti dans sa notice descriptive du 19 novembre 2009 pour le 25 rue Stephenson et, en dépit de la mise en lumière de ce mensonge par le recours en excès de pouvoir d’une dizaine de riverains le 22 septembre 2010, elle a rementi pour le 7 rue Myrha dans une notice descriptive du 27 janvier 2011, reproduite en partie ci-dessous. 

Notice descriptive du 27 janvier 2o11

Les mensonges de Mme Belin sont confirmés dans ses propres rangs, ce qui semble avoir aussi scotché l’agence Poor Standard. En assurant qu’il pensait comme les experts géologues de GINGER CEBTP en ce qui concerne l’absence de tout indice d’anciennes carrières, le bureau d’études de la SEMAVIP a en effet confirmé que Mme Belin avait menti. Quand les riverains lambda disent au juge des référés que la SEMAVIP a menti dans sa demande de permis de démolir, cela fait très collectif de quartier étriqué dans ses petits intérêts. Quand le bureau d’études de la SEMAVIP dit à Mme Belin, qui en plus le paie pour le lui dire : « Vous avez menti, Madame la Directrice générale », c’est plus sérieux.

Mieux encore, en prétendant dans sa dernière note aux parties que le rapport GINGER enfonçait des portes ouvertes en disant qu’il n’y avait pas de carrières sous le bâtiment, l’expert au référé préventif a lui aussi renvoyé MAB dans ses cordes.

Belin rase les murs.

Nos confrères du Canard enchaîné ne savent pas où MAB a passé ses vacances de Nouvel An, mais Cavé Goutte d’Or est en mesure d’affirmer qu’après les déclarations d’ATHIS et de l’expert Thierry Pasco confirmant l’absence de tout indice de carrières sous le 25 rue Stephenson, Marie-Anne Belin rase elle aussi les murs.

C’est vrai qu’elle les rasait déjà avant, rappelle le journal en ligne Dixhuitinfo, qui suit le dossier depuis la mi-mars 2011. Et qu’elle ne peut pas faire autrement, ajoute le Dix huitième du mois, toujours en vacances. On lit même, dans les pages roses du Parisien, que MAB aurait lancé à David Cameron : « Nous, on n’a pas besoin de riots pour démolir un quartier ».

Malgré tout sous pression, Hidalgo demande à Belin de lui prêter ses butons. (À suivre).

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