Brève postée le 28 mai 2012
Buzz au ministère de la Justice
Delphine Batho annonce qu’elle renonce (à son logement social). Ce n’est pas le logement de Batho qui est social, c’est le logement social qui est bateau. La preuve, mon amiral.
Voir Le Monde du 18 mai 2012, Le Parisien du 18 mai 2012, etc.
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Brèves postées le 14 février 2012
Il a neigé sur la Goutte d’Or
Tellement que la SEMAVIP doit tout recommencer.
Et merci au lecteur qui nous envoie, en lien avec le blog de Paris secret et insolite, un billet de novembre 2011 sur le même bâtiment hélas.
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Brèves postées le 2 janvier 2012
Les Beckham occuperont un appartement-terrasse rue Myrha (***dernière minute : ils renoncent/voir ci-dessous)
Apprenant que David Beckham pouvait « donner une image planétaire au PSG » (i-télé, journal de 13 heures, 21 décembre 2011), et en général à tout ce qu’il touche, le maire du 18e arrondissement Daniel Vaillant, qui peine à se relever de l’image désastreuse qui a été donnée de l’urbanisme du 18e Est lors du Conseil d’arrondissement du 10 octobre 2011 consacré à l’opération Château Rouge, a invité le spice boy du football mondial à occuper un logement social témoin dans la Goutte d’Or.
Un loft terrasse sur cour qu’on ne savait à qui attribuer car il faisait un peu trop chic aux yeux des journaux du quartier, fera l’affaire. Et Madame Beckham a bien voulu accepter d’occuper, elle aussi, un de ces locaux commerciaux des immeubles TGT* qui ne trouvent pas de commerçants preneurs. Elle a jeté son dévolu sur le rez-de-chaussée de l’angle Myrha/Gardes occupé par une exposition-vente d’objets de récupération-création.
Un quartier très spice
Outre le côté exotique et épicé du quartier, les Beckham auraient été séduits par le caractère très central de la Goutte d’Or qui offre un accès facile au Parc des Princes, où travaillera le papa, par les lignes 4 et 9 du métro parisien avec un seul changement à Strasbourg-St Denis et, bien sûr, le RER pour le Stade de France.
Le square Léon, situé à équidistance entre l’appartement familial et les locaux de la maman, a également pesé dans la balance car il a paru idéal pour les aînés du couple à la sortie de l’école. Si la petite dernière ne peut hélas jouir immédiatement de la crèche que la SEMAVIP annonce pour 2015 au rez-de-chaussée des plumasseries Loddé récemment détruites, les trois garçons pourront jouer dans ce parc convivial ou le basket le dispute aux balançoires et aux jeux d’échecs. L’aîné, Brooklyn, qui aura treize ans cette année, s’est déjà fait des petits camarades de son âge au checkpoint du square Léon, opportunément situé en face d’une pharmacie.
Bien que demeuré secret, le loyer mensuel proposé à la famille Beckham couvrira les frais de l’ascenseur social que les démolisseurs / reconstructeurs de la Goutte d’Or voulaient construire entre les 5 et 7 rue Myrha. Du coup, la SEMAVIP envisage de démolir tous les immeubles de la Goutte d’Or qui n’ont pas d’ascenseurs et de les reconstruire avec ascenseurs car, en quelques mois de loyers (sans compter la caution et les frais d’agence), l’installation des Beckham au cœur de la Goutte d’Or aura propulsé le quartier au rang des plus convoités de Paris.
Quand on vous disait que Bertrand Delanoë briguerait la Mairie du 18e en 2014 ! (voir notre brève du 18 novembre 2011 ci-dessous).
* TGT = Treuttel Garcias Treuttel, cabinet d’architectes coordinateur de l’opération Château Rouge : voir « La Vérité si je mens (suite) ».
*** Dernière minute. Les Beckham renoncent à leur loft de la rue Myrha « pour des raisons familiales ». Cavé Goutte d’Or serait en cause
Tout était prêt. La maison, la mairie, la presse, les écoles. Et hop, en un scoop annonçant trop tôt l’évènement, Cavé Goutte d’Or aurait tout fait capoter.
Ce serait en effet l’information exclusive de Cavé Goutte d’Or (nos éditions d’hier), selon laquelle Brooklyn, l’aîné des enfants Beckham, âgé de bientôt treize ans, s’était déjà fait des camarades de jeux au square Léon qui aurait inquiété les services de sécurité affectés à la Spice Family qui, du coup, a renoncé aussi au PSG et à la boutique de l’angle des rues Myrha et des Gardes.
Devoir de précaution ?
On se demande que vient faire le paisible square Léon dans cette galère et le quartier, tout ravi de la perspective médiatique annoncée, ne comprend pas en quoi ce qui est bon pour lui ne le serait pas pour les Beckham. Un devoir de précaution exagéré sans doute.
En tous cas, le fameux loft-terrasse de la rue Myrha redevient disponible. Daniel Vaillant, qui comptait beaucoup sur les Beckham pour re-gouttedorer son blason, pense à l’attribuer à la vieille dame à la corde sensible dont il a fait (à son corps défendant, faut-il rappeler) l’un des personnages les plus populaires de la Goutte d’Or derrière Yannick Noah et Marie-Anne Belin.
Pas bégueule, la patronne aux très nombreuses carrières de la SEMAVIP a d’ailleurs annoncé son retour pour aujourd’hui :
de: Marie-Anne BELIN Marie-Anne.BELIN@semavip.fr via …………. .magic.fr
à: CAVE GOUTTE D’OR <cavegouttedor@gmail.com>
date: 2 janvier 2012 13:07
objet: Absence du bureau : Bonne année de/à la Goutte d’Or
envoyé par: …………magic.fr
Ce message est important de par son contenu, principalement.
Je suis absente jusqu’au mardi 3 janvier. En cas d’urgence vous pouvez joindre D………. G………, DGA …………@semavip.fr ou tel ……………..ou mon secrétariat au ……………
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Parachutage sur la Goutte d’Or : Encore raté !

Après les parachutages de Rachida Dati dans le 7e arrondissement de Paris (voir ci-dessous), de François Fillon dans la circonscription briguée par Dati (itou), d’Axel Kahn entre les deux, de Cécile Dufflot dans la sixième circonscription (11e et 20e), de Bertrand Delanoë place Jules Joffrin (brèves précédentes du 18 novembre 2011), après l’esquive de Jean-Louis Borloo, etc., il n’y a toujours aucun parachutage d’homme ou femme politique courageux signalé sur la Goutte d’Or, en dépit des nombreux immeubles faubouriens transformés en friches et terrains vagues dignes d’un atterrissage en douceur et du meilleur effet médiatique.
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L’habitat salubre et la bougie à Sarkozy
Sauf à imaginer que Daniel Vaillant fait du catastrophisme à la Nicolas Sarkozy avec l’habitat salubre, force est d’admettre que Nicolas Sarkozy fait du Daniel Vaillant avec sa bougie et ses autres critiques à l’emporte pièce sur le nucléaire.
En lançant aux antinucléaires Verts, le 25 novembre 2011, qu’il n’était « pas le temps de revenir à l’époque du Moyen-Âge, des peurs moyenâgeuses où l’on se méfiait du progrès, où l’innovation et la recherche étaient comme frappées comme d’un procès en sorcellerie »… puis : « On ne va pas retourner à l’époque de la bougie », le président de la République française a rivalisé en effet avec le discours de Daniel Vaillant devant ses collègues du Conseil du 18e arrondissement du 10 octobre 2011, lorsqu’il égrenait toutes les incommodités d’un autre âge qu’il pensait avoir combattues avec succès et dont il répétait à l’envi n’être « pas nostalgique » : « Le saturnisme, la peinture au plomb, les maladies nerveuses que cela engendrait pour les enfants, je ne suis pas nostalgique qu’il y en ait plus » (…) « Les toilettes sur le palier, moi je suis pas nostalgique de ça, voilà » etc.
« Que sortir du nucléaire nous ramène au Moyen-Âge, qui peut croire ça ? » demande le Vert Denis Baupin. – Eh bien Daniel Vaillant peut le croire ou le faire croire, qui brandit son Moyen-Âge à lui pour faire taire autour de lui.
Avec ces « poncifs les plus éculés », Sarkozy a « franchi toutes les limites de la caricature », poursuit Baupin. Avec son saturnisme et ses toilettes sur le palier, Vaillant aurait pu en montrer au président, et les deux anciens ministres de l’Intérieur ont en réalité parlé le même langage commun étouffant.
Les médias ont justement noté l’exagération de Nicolas Sarkozy sur la bougie et, si des journaux suivaient un peu la politique de la Mairie du 18e dans la Goutte d’Or, ils noteraient également celle de Daniel Vaillant que, jusqu’ici, seul le blog de Cavé Goutte d’Or signale.
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Brèves postées le 18 novembre 2011
Bertrand Delanoë parachuté dans le 18e
Bertrand Delanoë n’est pas content du parachutage convenu de Cécile Duflot à Paris. Mais « sa destruction n’est pas souhaitée », a-t-il rappelé.
D’autant que l’histoire retient qu’il a lui-même été parachuté dans le 18e arrondissement de Paris, par la volonté de François Mitterrand. Son collègue Daniel Vaillant s’en souvient dans l’entretien qu’il a accordé au Parisien le 14 mai 2011.
« Bertrand Delanoë et Lionel Jospin sont arrivés après vous ? », demande le journaliste. « C’est vrai, répond Daniel Vaillant. C’est François Mitterrand qui a demandé qu’on les accueille dans le 18e en 1974-1975 et j’en étais très heureux, il fallait se renforcer. Cela n’a pas toujours été facile. Les militants ne comprenaient pas ces arrivées imposées alors que moi, j’habitais là, j’y travaillais et j’y militais depuis plusieurs années » (entretien complet au Parisien).
Après quelques victoires municipales, la gauche du 18e perd les élections de 1983 et 1989. Bertrand Delanoë reprend alors son parachute. En 1986, retient Wikipédia, « il tente de quitter Paris pour s’implanter électoralement à Avignon, mais son parachutage est refusé par les militants locaux ».
Aujourd’hui, il préparerait un nouveau parachutage dans le 18e. Après Rachida Dati qui a menacé de se parachuter elle-même dans la Goutte d’Or si François Fillon lui piquait sa place dans le 7e arrondissement de Paris (voir ci-dessous notre brève du 26 octobre 2011), Bertrand Delanoë, qui a décidé de ne pas se représenter à la Mairie de Paris en 2014, briguerait finalement celle du 18e.
Il vient d’apprendre, en effet, que le 25 rue Stephenson avait été détruit alors qu’il ne le souhaitait pas et, dans l’une des bandes du Conseil du 18e arrondissement du 10 octobre 2011 qui circulent sur le net, Bertrand Delanoë a entendu son ancien collègue raconter que la façade de ce bâtiment était « dégueulasse ». Il envisage donc de venir reprendre la main dans son quartier d’élection parachutée.
Si Anne Hidalgo, son adjointe actuelle à l’Urbanisme, prend sa place à l’Hôtel de Ville, et se pique de faire respecter, par les maires d’arrondissement, les engagements du maire devant le Conseil de Paris, on devine les étincelles entre l’ex-maire de Paris et son ex-ajointe. Ils en rient déjà.
En tout cas, l’actuel maire du 18e a lui aussi fustigé les parachutages en cascade qui se profilent derrière celui de Cécile Duflot à Paris. « Bertrand m’a déjà piqué une fois ma place et si l’accord entre les Verts et le PS est un accord de façade, c’est une façade dégueulasse », a-t-il affirmé en écho à ses propos au Conseil de Paris sur les accords de façade passés autour du 25 rue Stephenson.
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La jurisprudence MOX au Conseil d’arrondissement du 18e
Le maire PS du 18e Daniel Vaillant a félicité son adjoint Verts à l’Environnement, Pascal Julien, et salué la qualité du questionnement contenu dans le vœu que ce dernier a présenté le 3 octobre et courageusement défendu le 10 octobre 2011. Mais tout en félicitant et saluant son collègue d’Europe Écologie Les Verts (EELV), Daniel Vaillant a déclaré solennellement qu’il ne le voterait pas, ce vœu.
C’est un peu comme un paragraphe qui saute à la signature.
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La vieille dame de Daniel Vaillant vendue à la découpe
On se souvient de la mythique vieille dame à la corde sensible, évoquée – avec nostalgie, pour le coup – par Daniel Vaillant chaque fois qu’il pense à la « façade dégueulasse » (on le cite) du 25 rue Stephenson, que Bertrand Delanoë voulait conserver et que la petite vieille avait envisagé de descendre en rappel en cas d’incendie.
On aurait retrouvé des morceaux de cette histoire dans une des boutiques nouvelles de la nouvelle rue Myrha, au 43 précisément, qui expose joyeusement les parties de jambes en l’air que, bon pied bon oeil, la vieille dame du 25 Stephenson organisait en cachette du maire.
Myrhaculeux ironise le tenancier de la nouvelle boutique, qu’il appelle lui-même « Galerie des MyrhaCles » pour mieux suggérer qu’elle a gagné (deforge) à être connue.
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Brèves postées le 26 octobre 2011
L’oeil de Rachida Dati sur La Goutte d’Or
« Si Fillon me pique ma place, je me fais parachuter dans la Goutte d’Or », n’a-t-elle pas menacé.
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Photo Simon Kirby, 2007
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La nostalgie de Daniel Vaillant
On sait que le maire du 18e arrondissement de Paris a prononcé cinq fois le mot «nostalgie» devant le Conseil d’arrondissement du 10 octobre 2011 pour étayer sa politique de démolition du quartier de la Goutte d’Or / Château Rouge (cf. sur ce blog : « Déconstruction du Conseil d’arrondissement… ») : « Je ne suis pas nostalique de l’insalubrité », répétait-il répétitivement, allant jusqu’à suggérer (et plus si inaffinité) que certains de ses administrés le seraient, eux, nostalgiques de la misère qu’il combattait, lui.
À réentendre le débat, ce serait finalement de la vieille dame à la corde sensible que Daniel Vaillant serait nostalgique. Il a en effet à nouveau raconté qu’une vieille dame rencontrée au 25 rue Stephenson dormait avec une corde à noeuds au pied de son lit, pour pouvoir, en cas d’incendie, descendre en rappel la « façade dégueulasse » (Daniel Vaillant) de cet édifice de pierres de 1856 (cf. sur ce blog : « Du patrimoine à la corde sensible »).
Moralité : La nostalgie n’est plus ce qu’elle étaye.
Axterdam, Osez le bondage
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Brèves postées le 29 septembre 2011
Hidalgo fait la guerre, pas Lamour
Jardin des Halles, voies sur berges, autolib, finances municipales, … la Goutte d’Or n’avait pas réussi à se hisser au programme de La voix est libre, ce 24 septembre 2011 sur France 3 Paris Île de France. Et ce n’était ma foi pas si pire ! L’émission, d’ordinaire très policée, qui suit le journal de 13 heures du samedi, a été littéralement squattée ce jour-là par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, chargée de l’Urbanisme, qui était censée parler avec le journaliste et son opposant Jean-François Lamour, président du groupe UMP au Conseil de Paris.
Madame Hidalgo a mené la vie dure aux téléspectateurs plus encore qu’au pauvre Jean-François Lamour, qui semblait tout à fait disposé (comme dans un partage des rôles entendu) à laisser la patronne de l’Urbanisme lui couper systématiquement la parole, parler par-dessus ses mots à lui, rendant absolument inaudible le propos de l’un et de l’autre, contraignant le bon Jean-Jacques Cros, crème de journaliste aimable, à se risquer à rappeler à Mme Hidalgo quelques règles de courtoisie et de démocratie.
Nous avons suivi Mme Hidalgo sur ce blog, non pas tant dans les réponses qu’elle n’a pas estimé devoir adresser aux lettres et demandes de Cavé Goutte d’Or que dans ses propos peu amènes à l’égard, si l’on peut dire, de ses opposants de terrain, collègues de l’opposition ou d’alliances éphémères comme dans le 15e arrondissement, ou associations militantes, renvoyées les unes et les autres à leur médiocrité passéiste quand elles s’élèvent contre les grands projets de la mandature Delanoë II (voir sur le blog « Anomie : Delanoë renonce en cachette »). La dame a une mauvaise image à gauche, du moins dans la gauche militante, c’est sûr. Elle tente de l’adoucir au contact de Martine Aubry, dont elle dirige la campagne comme l’Urbanisme parisien, en occupant le terrain avec force ou de force.
Au-delà des propos divergents qu’on se serait attendu à pouvoir peser dans un débat sur l’urbanisme parisien, c’est bien l’attitude hautaine, arrogante, méprisante de Mme Hidalgo qui crevait l’écran, frappait à l’image comme au son. « Monsieur Lamour est toujours dans l’outrance », dira-t-elle pourtant, comme en miroir, lorsque son opposant évoquera le « bateau ivre » que serait, selon lui, la gestion de M. Delanoë. On observe à cet égard que, s’ils ont remporté la mise avec l’« abracadabrantesque » soufflé à Jacques Chirac, les communiquants de l’UMP devraient quitter les terres rimbaldiennes pour lutter contre les poids lourds de l’Urbanisme parisien.
On ne fait manifestement pas dans la poésie avec Mme Hidalgo, qui – pour sa part – excelle dans le jeu de mains à la Laurent Fabius quand il se piquait de rappeler à Jacques Chirac qu’il parlait au premier ministre de la France. Le passage mérite un arrêt sur image à la minute 5:33 du bobino. Un dernier clin d’oeil à Rimbaud dans ce contexte : « Vite, est-il d’autres gauches ? ».
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Les primaires à gauche passent par la Goutte d’Or
Entre les débats deux et trois, il faudra pouvoir interroger les candidats de la gauche aux primaires en vue des prochaines élections présidentielles. C’est un des projets qui sortit des discussions menées le 17 septembre autour de Cavé Goutte d’Or lors des Journées du patrimoine. « Les associations n’ont plus aucune écoute à la Mairie de Paris », devait confirmer l’architecte Maurice Culot. Elles sont même carrément rétrogradées à droite, sinon à l’extrême droite, quand elle ne sont pas d’accord avec Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo, deux personnalités qui n’acceptent aucune contradiction (voir par ailleurs sur le blog).
Les questions de « l’aménagement de la Goutte d’Or », abandonnées à une SEM par la mandature actuelle, doivent être l’objet de la plus grande attention. Or, jusqu’ici, à l’exception du Conseiller de Paris du 18e Pierre-Yves Bournazel qui, à l’instar de son collègue PC/FG Ian Brossat, a tenté de relayer les préoccupations du collectif auprès de… Madame Hidalgo justement – ce qui, à la réflexion, ne mangeait pas de pain -, la droite parisienne n’a pas davantage que la gauche prêté attention aux études et questionnements de Cavé Goutte d’Or sur le saccage du quartier par la prétendue politique de résorption de l’habitat insalubre, les problèmes sociaux évoqués de tous côtés, la répartition discriminante et irréfléchie du logement social sur Paris d’une part, à l’intérieur de l’arrondissement d’autre part.
Cohérence, vision, véritable politique de la ville manquent cruellement à ce qui apparaît aujourd’hui comme deux opérations mises bout à bout, l’une sous la droite Chirac/Juppé finalement accompagnée par ses détracteurs, l’autre sous la gauche Delanoë/Vaillant menée par les associations d’alors devenues édiles.
On sait déjà que Monsieur Hollande est soutenu par Monsieur Vaillant et que Madame Hidalgo dirige la campagne de Madame Aubry, ce qui laisse un confortable espace de discussions.
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La SEMAVIP fait un pied de nez aux Journées du patrimoine
Avec ironie, à moins que ce ne soit par cynisme, la Mairie du 18e a attendu la fin des Journées du patrimoine des 17 et 18 septembre 2011 pour lancer, le 20 septembre, le dernier opuscule de la SEMAVIP, intitulé « Revitalisation d’un quartier populaire : Château Rouge ».
La Mairie du 18e ne se cache pas derrière les grues des démolisseurs ; elle en fait la publicité et en assure le mailing :
De : MAIRIE18 <mairie18@paris.fr>
À :
Envoyé le : Mardi 20 Septembre 2011 15h17
Objet : RE: « Revitalisation d’un quartier populaire : Château Rouge »
La Mairie de Paris elle-même ne cache pas sa joie. Anne Hidalgo, toujours première adjointe au maire et responsable de l’Urbanisme parisien, occupe la place d‘honneur pour saluer le travail (page 2). « La résorption de l’habitat indigne est un des grands objectifs de la mandature de Bertrand Delanoë », assure-t-elle d’emblée dans les pas de Daniel Vaillant, qu’elle embrasse au passage : « Grâce à l’action de la Ville de Paris, à la détermination de Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement, et à l’intervention de la SEMAVIP, ce quartier se transforme, change durablement. »
Pour le président de la SEMAVIP Roger Madec, sénateur maire (PS) du 19e arrondissement, « les quartiers insalubres étaient la plupart du temps rasés et remplacés par de nouveaux morceaux de ville, certes confortables mais sans mémoire, sans histoire ». « Les années 90 marquent un tournant », dit-il (page 3). « Les habitants se mobilisent. Bien que convaincus de la nécessité d’une intervention, ils refusent les transformations trop radicales qui auraient pour conséquence la disparition des quartiers d’antan, de leur patrimoine et de leur atmosphère. »
La réflexion s’engage et Château Rouge en bénéficie, assure le président de la SEMAVIP : « Héritant de ces réflexions, Château Rouge est l’expression d’un urbanisme plus respectueux de l’existant, qui cherche à transformer sans dénaturer ».
« Refuser les transformations trop radicales qui auraient pour conséquence la disparition des quartiers d’antan, de leur patrimoine et de leur atmosphère (…) Transformer sans dénaturer » : c’est le président de la SEMAVIP qui aurait dû guider les visites de Cavé Goutte d’Or, les 17 et 18 septembre dernier…
Le maire du 18e, également invité à dire un mot à la plaquette, salue son action en page 3 : « Arrivés aux responsabilités, nous avons lancé toute la force de la puissance publique, très importante quand elle est volontaire, pour éradiquer l’insalubrité à Château Rouge. (…) Aujourd’hui (…), une rapide promenade à Château Rouge donne un aperçu des moyens déployés. Mais nous avons toujours veillé à inscrire cette vaste opération dans un urbanisme de faubourg, un urbanisme à taille humaine ».

« Un urbanisme de faubourg » (Daniel Vaillant) – Rue Myrha de rue Cavé, Façade arrière du bandeau du blog, Photo BB
Selon Marie-Anne Belin, la directrice générale de la SEMAVIP à l’origine du mensonge réitéré sur les « nombreuses carrières » dans le sous-sol du quartier, « Château Rouge est pour la SEMAVIP un beau défi humain et technique qui implique beaucoup de dévouement et de professionnalisme » (page 7). Du coup, « les réhabilitations et les bâtiments neufs fleurissent au détour de chaque rue. Pourtant, l’empreinte reste légère et le quartier conserve son identité ».
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Le roi Abdallah d’Arabie saoudite : « l’Urbanisme parisien manque de femmes »
Anne Hidalgo, Elisabeth Borne, Marie-Anne Belin, Sarah Toty,… le roi Abdallah fulmine contre le machisme qui sévit à la tête de l’Urbanisme parisien et de la SEMAVIP. Il promet un changement radical pour 2015,… juste après 2014. Les prochaines municipales sont donc sauves….
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Brèves postées le 15 juillet 2011
Toujours rien dans la presse britannique sur les démolitions de la Goutte d’Or : Rupert Murdoch s’excuse. Il s’était pourtant fait une spécialité de parler de ce dont la presse française ne parle pas.
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The Goutte d’Or : finalement Martin Parr reste. Il veut absolument photographier la vieille dame de Daniel Vaillant (voir ci-dessous), qui se révèle être la vedette du blog. La SEMAVIP en serait presque jalouse.
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Expertise géotechnique (suite) – L’expert Thierry Pasco est-il en vacances ? Le président de la SEMAVIP oui. La boîte mail du par ailleurs sénateur maire du 19e arrondissement n’a pas réceptionné la copie qui lui était destinée de l’appel au Maire de Paris :
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« De Madec Roger à Cavegouttedor, 15 juillet 2011. Pour votre information, je suis en congé jusqu’au Vendredi 5 août inclus. Vous pouvez contacter mon secrétariat au (…) et pour toute urgence le secrétariat de Madame G. au (…) Cordialement. Roger ».
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Fondations du 25 rue Stephenson – Pourquoi la SEMAVIP renvoie-t-elle l’expertise géologique sollicitée par sa voisine à la semaine des quatre jeudis ? Parce que, dans sa série « Les jeudis de l’environnement », le CNAM avait organisé en mars 2010 une conférence « L’urbanisme face au risque ‘’cavités souterraines’’. L’exemple de la région parisienne ». Les experts du bureau d’études de la SEMAVIP, qui récemment n’ont vu que des mégots de cigarettes dans les gravats tombés du chantier du 25 rue Stephenson (cf. « La SEMAVIP perd son sang froid »), avaient raté cette conférence-débat et attendent la prochaine avant de pouvoir rassurer tout le monde.
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5 juillet 2011 – La grand-mère de Daniel Vaillant aurait fait le mur. Les lecteurs de Cavé Goutte d’Or suivent avec passion l’histoire de la vieille dame du 25 rue Stephenson racontée par le maire du 18e arrondissement au très crédule Parisien qui expliquait, dans ses éditions du 6 avril 2011, que Daniel Vaillant « n’oublierait jamais ».
« Je n’oublierai jamais »
Cavé Goutte d’Or a déjà douté de la probabilité de cette histoire (cf. Du patrimoine à la corde sensible).
À force d’être harcelée par les journaux locaux soucieux de vérifier les informations du maire et la sensibilité de la corde, la vieille dame a quitté les lieux. Dans nos derniers billets d’humeur (voir ci-dessous), nous pensions qu’elle avait été mise en sécurité par M. Vaillant.
D’après nos informations actuelles, elle n’aurait finalement quitté ses 9 m² que tout récemment. À l’aide de la corde à poulie installée depuis par la mairie du 18e pour faire plus vrai et plus confortable, la grand-mère de Daniel Vaillant se serait fait livrer une scie circulaire (photo 1) et un sac de ciment (photo 2) pour prendre la poudre d’escampette. C’est qu’elle a bon pied, bon oeil, la vielle dame.
Elle aurait ensuite trouvé refuge dans les locaux loués discrètement par le New York Times (voir nos précédentes éditions) qui, après le britannique Martin Parr, a décidé de faire une enquête sur The Goutte d’Or.
Rejoint hier par le New York Post, les deux entreprises journalistiques professionnelles rivalisent dans la recherche de la vielle dame et de tout ce qui pourra expliquer la politique de la Ville dans The Goutte d’Or. Les journalistes se seraient même fait livrer les bobines originales de Main basse sur la Ville.
Nottola et la SEMAVIP
À en croire les investigateurs, le maire de Paris pourrait abandonner les poursuites contre le 25 rue Stephenson avant qu’il ne soit complètement détruit (voir demain sur le blog : un appel au Maire de Paris). La crédibilité de la SEMAVIP est en effet si écornée que le Bureau des démolisseurs doute de la possibilité de tenir plus longtemps l’accusation d’insalubrité pour le 25 rue Stephenson et plusieurs autres bâtiments de la Goutte d’Or accusés sans preuves.
Mais Daniel Vaillant maintiendrait la sienne. « Je ne savais pas que ça l’avait à ce point traumatisé », a dit à Cavé Goutte d’Or la vieille dame que ni le Parisien, ni le 18e du mois, ni dixhuitinfo.com ni aucun autre journal sérieux du cru n’ont encore réussi à rencontrer à ce jour.
Demain, la suite des procédures.
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27 juin 2011 – Astéroïde. Daniel Vaillant déménage la vieille dame à la corde. Les lecteurs de Cavé Goutte d’Or se souviennent de la vieille dame du 25 rue Stephenson qui, selon l’histoire rapportée par le Parisien, avait fait si forte impression au maire du 18e arrondissement de Paris. Toujours rien dans les journaux sur cette incroyable vieille dame à l’improbable descente de cinq étages en rappel. Mais, sur les lieux de son dernier domicile connu, la corde qu’elle gardait au pied de son lit a manifestement été retrouvée par des services officiels casqués (photo 1) juste après le passage d’une réplique de l’astéroïde sur le chantier du 25 rue Stephenson (photo 2). 
La vieille dame aura été mise en lieu sûr. Comme le Rapport Dullin. Voir cette semaine sur le blog : Le Rapport Dullin en images et Le Nouveau siège de Genier Deforge.
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16 juin 2011 – Madame Bétancourt sous curatelle renforcée, disent les journaux. Toujours rien sur la vieille dame à la corde du 25 rue Stephenson, qui aurait traumatisé Daniel Vaillant, selon le Parisien du 6 avril 2011.
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Alain Joyandet n’a pas prétendu que le 25 rue Stephenson était construit sur de nombreuses carrières. Les journaux laissent donc les fausses déclarations de la SEMAVIP, la Société d’économie mixte de la Ville de Paris chargée d’opérations immobilières dans la Goutte d’Or, sans couverture médiatique. À moins qu’ils ne les couvrent, justement.
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Pas de faux concombres non plus dans les carrières de gypse inventées par la SEMAVIP pour alimenter ses opérations immobilières. Donc pas de fausses informations dans les journaux.
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Mais une vraie expertise géotechnique distribuées à la presse le 2 mai 2011. Donc pas de vraies informations non plus.
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Selon l’expertise du Groupe Ingénierie Europe CEBTP du 13 avril 2011, la démolition de l’immense 25 rue Stephenson, bâtiment en pierre angulaire et en bas de côte, peut déstabiliser un îlot de vingt bâtiments au pied de la Butte Montmarte, côté métèque. Sur la foi de cette expertise, les Conseillers de Paris UMP, PC/PG et Europe Ecologie les Verts demandent l’arrêt des travaux, le retrait du permis, la transformation du projet de démolition en réhabilitation. Ils invoquent le droit de l’urbanisme, les fausses déclarations des démolisseurs, le devoir de précaution… Lettres courtoises, question écrite au Conseil de Paris, rien n’y fait : Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo les ignorent, comme ils ignorent la Commission du Vieux Paris qui demande solennellement un temps d’arrêt dans les démolitions de la Goutte d’Or.
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