Poursuivant sur l’air célèbre de Valentine (voir nos éditions de mercredi), Valentine dont Maurice Chevalier nous disait qu’elle avait « de tout petits petons, de tout petits tétons, un tout petit menton », les internautes du quartier nous ont envoyé leurs clichés des travaux en cours dans les soutes du « 25 rue Stephenson », actuellement à quai devant les bureaux de la SEMAVIP au 28 Stephenson.
Des vues Nord-Sud, Est-Ouest et Ouest-Est s’ajoutent ainsi aux vues désormais classiques envoyées par nos correspondants habituels.
Des butons qu’on tâtait à tâtons
Valentine, qui prenait chaque jour la rue Custine, avait donc aussi, on le sait depuis trois jours, de tout petits butons.
De tout petits butons que, ce matin, la SEMAVIP tâtait à tâtons, tonton tontaine. En prévision sans doute du « Pont de La Marie », ancré tout à côté, les hommes de la SEMAVIP ont bichonné les butons du 27, plastifiés à l’aube du 12 août.
Les butons du 6 rue Cavé sont toujours en soute. Les occupants du dernier étage du 6, auxquels l’expert du référé préventif avait dit qu’il fallait se pencher à partir du 3 août pour voir les butons en soute, se sont penchés le 10 août ; et ils ont vu qu’elle avait en effet, la SEMAVIP, « de tout petits butons » (Refrain). Si petits que les lecteurs du blog doivent se pencher davantage encore.
« Elle n’était pas d’une grande intelligence », poursuit la chanson (voir paroles) / « Mais sur un chantier ça n’a pas d’importance / Quand on est dans le dix-huitième, on n’en demande pas tant /Du moment qu’on SEM’AVIP on est content / Elle n’avait pas très bon caractère /Elle était jalouse et même autoritaire / Pourtant, j’en étais fou, Daniel, Bertrand et les autres aussi / elle leur plaisait beaucoup / Parce que surtout, elle avait …. (Refrain) »






On connait hélas la technique de la SEMAVIP. On détruit un bâtiment « insalubre »… et on laisse suffisamment les autres bâtiments voisins s’abimer, se fragiliser pour les taxer d’insalubrité à leur tour. Bref, après le très connu « diviser pour mieux régner », la SEMAVIP met au goût du jour : « Laisser pourrir pour mieux raser »…
Si on confiait l’avenir de la Tour Eiffel à la SEMAVIP (ce qui arrivera probablement un jour vu qu’elle est « l’acteur incontournable du renouveau parisien »), elle opterait pour la destruction du « pilier Est » car elle aurait trouvé une carrière juste en-dessous, puis elle demanderait l’autorisation de démolir le reste de la Tour Eiffel pour raison de vétusté et de fragilité du sous-sol…